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Tome quatrième.
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que je veux démontrer. Or, qu’est-ce que guer-riers? — Guerriers, dis-je, ce sont les gens quifont la guerre. — Ainsi, dit-il, les plus guerriersseraient ceux qui font le plus la guerre? —As-surément. —Non, reprit-il, ce n’est pas là la ques-tion; ai-je raison de la vouloir déterminer exac-tement? Rien n’est si rare que de s’entendre etde savoir de quoi l’on dispute. Rappelez-vousdonc qu’il s’agit de la gloire du siècle, qui con-siste non à faire beaucoup la guerre, mais à labien faire; hé? — Sans doute. — Car, ajouta-t-il,si vous me disiez, dans notre première discus-sion, qu’on peint plus à présent que du tempsdu Poussin, j’en demeurerais d’accord; mais nonpas si bien; et que l’on écrit davantage; sanscontredit; mais de quelle façon? voilà le point.Or, il en va de même de la guerre à mon avis. —J’entends bien, dis-je; vous prétendez qu’on lafaisait alors mieux, avec plus de science et d’ha-bileté qu’aujourd’hui. — Justement.

« Madame d’Albany riait, et elle lui dit : Aprèscela vous nous conterez vos campagnes, vos siè-ges, vos batailles; car, pour parler de ces choses-là , il faut bien que vous en ayez quelque expé-rience. — Je ne crois pas, dit-il, quant à moi,cette nécessité. — Quoi ! vous connaîtrez qui faitmieux ou plus mal la guerre, sans l’avoir jamaisfaite, sans être du métier! -—Fort bien. Ne puis-jejuger les acteurs à moins d’être acteur moi-même ?