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Tome quatrième.
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CONVERSATION

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moi, et je veux m’y divertir tant que je trouveraides villes à saccager, des champs à ravager, desgens à égorger. Pensez, je vous prie, comme cetterage plut au général Parménion, qui eût bienvoulu jouir un peu de sa nouvelle fortune à Pella,et comme il goûta le projet de s’en aller subju-guer l’Inde et la Libye. Ce que Boileau appellefolie dans Alexandre, alors on le nommait au-trement, et personne, croyez-moi, n’approu-vait ses fureurs, non pas même ceux qui en pro-fitaient.

« Voyant qu’il s’arrêtait et nous regardait pourconnaître ce que nous pensions : Il y peut avoir,dis-je, à cela, quelque chose de vrai. — Or, dites-moi, reprit-il, les poèmes de Racine, les tableauxdu Poussin ou du temps d’Alexandre, les peintu-res d’Apelle, les sculptures de Lysippe , furentapprouvées des Grecs, des Macédoniens, des Per-ses également. Etrangers, citoyens, alliés ou enne-mis, tous d’un commun accord louèrent ces ou jvrages et leurs auteurs. Si cela n’est écrit, il estprobable au moins. Eh? — Je n’en fais nul doute.—-L’approbation du monde, ou la gloire, selonMontaigne , était donc pour ceux-ci et non pourAlexandre. Que vous en semble ? — Mais vrai-ment....— Et eux, des millions de bras ne s’ar-mèrent point pour les aidera se faire un nom.Pointde gens à cheval, point de phalanges à leur com-mandement : seuls, sans bouleverser l’Europe et