CONSEILS
A UN COLONEL.
( 1803 .)
Quoiqu’il me paraisse plaisant que vous medemandiez un conseil* à moi qui vous ai toujourscru non seulement plus sage que moi, mais plusque bien d’autres qui passent pour des docteursinfaillibles, cela ne m’étonne pourtant pas; car jeconçois que, fans avoir beaucoup de confiance àmes lumières, vous pouvez n’être pas fâché de sa-voir ce que je pense sur une question très impor-tante pour toute la suite de votre vie, et qui parconséquent doit m’intéresser plus que qui que cesoit après vous. Sans compter qu’il n’y a personnequi ne puisse donner un bon avis, et que d’ail-leurs, vous connaissant comme vous faites en ami-tié, vous avez fort bien pu me croire plus éclairéque vous sur ce qui vous touche, comme plushabitué à m’en occuper. Peut-être aussi n’avez-vous eu intention que de vous divertir, en me