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Tome quatrième.
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sans enthousiasme la décrivent avec méthode,mesurant tout scrupuleusement, s’arrêtant surchaque point, et mettant toute leur attention àsaisir jusqu’aux moindres traits; quelque beautéqui s’offre à eux, leur ame demeure immobile.La plus grande magnificence des décorations del’univers ne leur présente nulle part que desnoms à classer, des tables à dresser, de froidesénumérations à déduire et comparer. Leur vue,sans cesse attachée à ces pénibles travaux, ne serepose jamais sur des images riantes, et trouvepartout dans la nature les mêmes détails à épui-ser, la même tâche à remplir. Mais sitôt qu’unesprit doué de quelque élévation s’applique à lacontempler, la foule des idées sublimes dont elleest la source le ravit hors de lui-même; et, sanssonger à être poète, il le devient en exprimantce # qu’il voit et ce qu’il sent. Qui des deux la re-présente le mieux ? L’un emploie le coup d’oeil etle pinceau; l’autre la règle et le compas. L’un endonne une vue grande et pittoresque ; l’autre unplan sec et minutieux. La peinture la plus fidèle,est-çe donc celle qui offre à l’œil les dimensionsdes objets, mesurés exactement, mais sans per-spective, sans vie, sans.couleur ; ou celle qui ré-veille dans le spectateur les mêmes idées, lesmêmes sensations, les mêmes émotions que sonmodèle? Et quel est celui qui n’éprouve, à la lec-ture de Buffon, que l’ame, séduite par les illusions