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Tome premier.
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, ABOMASUS, s. jd. (a-bo-ma-zuce)Un des estomacs des animauxqui ruminent. (Du latin ab de , hors,et omasum intestin.)

abominable, adj. Qu’on doitavoir en horreur; détestable, exé-crable : avec cette différence que lachose abominable excite l’aversion ;la chose détestable , la haine, lesoulèvement ; Ja chose exécrable,l’indignation, l’horreur, ïloubaud, —Par exagération, * tout ce <1*0 esttrès mauvais en son genre. A.

ABOMINABLEMENT, adv. (a-èo-mi-na-ble-man) D’une manière abo-minable.

ABOMINATION, s. f. (a-bo-mi-na-cion, en vers ci-on) Détestation;horreur. — * Il se dit aussi de ce quiest l’objet de l’abomination. A. Iltst Vabomination des honnêtes gens ;être en abomination de tout le monde.— Chose, action abominable. En ceflens, il est plus usité au plur. Com-mettre des abominations. — * Abo-mination de la désolation , phrasetirée de l’Écriture Sainte, et dont on•e sert pour exprimer les plus grandsexcès de l’impiété, la plus grandeprofanation. A.

■ ABOMINER, v. a. (a-bo-mi-né)Détester; avoir en horreur. C’est un▼ieux mot qui s’emploie encore dansle style burlesque.

ABONDAMMENT, adv. (a-bon-da-man ; le t ne se prononce jamais,même devant une voyelle) Avec ou enabondance ; * amplement. A.

ABONDANCE, s. f. (a-bon-dan-ce)Grande quantité de... * Richesse,fertilité. R. — Réunion dans une lan-gue de toutes les locutions qui peu-vent la rendre propre à énoncer toutesles idées, à en distinguer toutes lesnuances, etc. — Richesse de style ;affluence de mots, de tours heureux,etc. — Vin fort trempe qu’on faitboire aux écoliers dans les pensions.—- Corne d’abondance , corne rem-plie de fruits et de Heurs qui est lesymbole ordinaire de l’abondance.—* Parler d'abondance de cœur, par-ler avec épanchement, avec une plei-ne confiance. Parler avec abondance ,avec facilité , sans sécheresse. A.Parler d'abondance , parler sanspréparation.

ABONDANT, ANTE, adj. (a-bon-dan) Qui abonde. Récolte abondante ;pays abondant en grains , etc.— * Co-pieux, ample, riche. A. — Nombreabondant, en Arithm., celui dont lesparLies aliquotes, prises ensemble,forment un tout plus grand que lenombre lui-même; il est opposé aunombre défectif ou déficient, qui estplus grand que la somme de sesparties aliquotes, et au nombre pm’-fait, qui est égal à celte somme.

d'abondant , adv. Terme dePratique qui vieillit : De plus , outrecela.

ABONDER, V. n. (a-bon-dé) Avoirou être en abondance, en grandequantité. — Venir en grand nombre.

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en foule. (Du lat. ab de , et mdo jecoule , d’où abundare , refluer, abon-der.) — Abonder en son sens , êtrefort attaché à son opinion.

* ABONNAT AIRE , s. m. Quis’abonne , obtient une concessiontemporaire d’eau, etc. T. de droit.B.

ABONNÉ, ÉE, part. p. et adj.Voy.Abonner. U s’emploie quelquefoissubstantivement : Je suis un de sesabonnés. — T. de Fief: Evalué : Che-val de service abonné à tant .

ABONNEMENT , s. rn. ( a-bo-nc -man) Sorte de marché qu’on fait eucomposant avec quelqu’un à un cer-tain prix , pour toujours ou pour untemps limité : Faire tu»- abonnementavec... —» * Abonnement, se dit aussid’une convention à prix fixe pourl’acquittement d’une taxe , d’une re-devance. Certains impôts s'acquit-tent par abonnement. A. (Du franc.bonne qui signifiait anciennement li-mite , et dont on a fait par corruptionborne.)

S’ABONNER , v. pron. (s'a-bo-né)Composer à un prix certain d’unechose casuelle : S'abonner à un écritpériodique. — Il est aussi actif : Onabonna ce canton à cent francs. * Jevous ai abonné au journal ; au spec-tacle , au concert. A.

ABONNIR , v. a. (a-bo-nir) Ren-dre meilleur. — T. de Potier : Fairesécher à demi pour rebatlre.

ABONNIR , v. n. (fam. ) , ets’ABONNIR , v. pron. Devenir meil-leur. (Du mol français bon.)

* ÀBONISSEMENT, s. m. Amé-lioration. B.

ABORD , s. m. ( a-bor ; le d ne scprononce jamais) Approche ; accès.* Les abords d’une place do guerre ;ce port est de difficile abord. Se ditfig. en parlant des personnes donton s’approche , par rapport à l’ac-cueil qu’elles font : Personne d'unabord facile ; craindre l’abord dequelqu’un ; leur abord fut très froid;il parut froid à l’abord. À. Marivauxa dit lui faire un abord qui... pourl’aborder d'une manière qui... c’estun barbarisme. — * Action d’aborderà une côte , dans un port. A. — Ar-rivée , affluence de personnes ou demarchandises. — Attaque par mer oupar terre. Il se dit proprement ducommencement d’une action , et dumoment où les ennemis se joignent.(De bord, rivage,cèle). — Dit premierabord , et fam. de prime abord : In-continent , dès le commencement.

d’Abord, *tout d’abord, aupremier abord, dès l’abord.Locut. adverbiales et figurées. A.Incontinent; aussitôt. — Première-ment ; avant tout.

ABORDABLE, adj. Accessible. Use dit des personnes et des lieux.

ABORDAGE s. m. Approche clchoc de vaisseaux ennemis : Aller àl'abordage. Sauter à l’abordage , s’é-lancer daus le vaisseau ennemi pourle preudre d’assaut. — Choc de vais-

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seaux d’un même parti, qne le Ventfait dériver les uns sur les autres tL’abordage fait souvent périr les vais -seaux.

ABORDÉ , ÉE , part. p. d 'Abor-der , et adj. Qui est joint , qui estapproché , qui est arrivé.

ABORDER , v. a. (a-bor-dé), join**dre un vaisseau. —- * Se dit quelque-fois en parlant du choc accidentelentre deux navires , deux embarca-tions : Notre navire aborda malheu-rousement la frégate. A. — Tombersur l’cmiemi, sur un retranchement.

— Au fig. Accoster quelqu’un —* Fig. Aborder une question , unedifficulté , etc. , commencer à la dis-cuter , à s’en occuper. Ce sujet estdifficile à aborder , ce sujet est déli-cat. A. (De bord côté de vaisseau ourivage , etc.) — Aborder la remise ,se dit, en t. de Fauconnerie, lorsquela perdrix est cachée dans quelquebuisson.

ABORDER, v. n. Aller à bord ;prendre terre. U s’emploie ou sansrégime : Nous ne pûmes aborder ; otiavec les prép. à , dans : Aborder aurioage , dans une île , etc. — Appro-cher ; il régit la prép. de : On ne peutaborder de cette église.

ÀBORDEUR, s. in. T. de Marine:Celui qui aborda , qui fuit un abor-dage.

ABORIGÈNES, s. m. pl. (a-hori-jè-ne) Les premiers habitants ou leshabitants naturels d’un pays , paropposition aux colonies qui viennents’y établir. (Du latin ab de , et origoorigine ; originaires du pays.)

ÀBORNEMENT , s. m. (a-bor-ne-man) , Action d ’aborner , ou l’effetqui résulte de celle action. * Il a vieilli,on dit bornage. A.

ABORNER , v. a. (a-bor-né) Don-ner des limites , des bornes. * H avieilli, on dit borner. A.

ABORTIF , IVE , ndj. (a-bor-tife,ti-ve) En Botanique , fruits abortifs ,venus avant le temps, et qui n ontpoint acquis la maturité convenable;graine abortive , qui ne parvientpoint à son développement naturel.

— En Médecine , 1° Enfant abortif ,né avant terme , avorton. — 2° Re-mède abortif , propre à produire , àprocurer l'avortement. (Du Latin abo -rior , je nais avant terme.)

*ABOT , s. in. Espèce de ferrurepour retenir les chevaux dans les pâ-turages. B.

ABOUCHEMENT , s. m. ( [a-bon -che-man ; le t ne se prononce pas ,môme devant une voyelle.) Entrevueet conférence de deux ou de plusieurspersonnes. ■— Entretien particulierque l’on a avec quelqu’un. — En t.d’Anatomie , rencontre , union , jonc-tion de deux vaisseaux. * On dit éga-lement dans les Arts , l’abouchementde deux tubes , de deux tuyaux. A.

aboucher, v. a. (a-bou-ché)Faire trouver des personnes dans unlieu, pour conférer ensemble, (Dumot français bouche.)