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plus Âgée qu'une autre s H est votreaîné de dix ans, (Du latin antè natusné auparavant.)—* La branche aînée(Tune maison, celle qui a un aîné pourtige, qui descend de l'aîné.— Le filsainé de l’Église , qualification donnéeaux rois de France. — La fille aînéedes rois de France, titre que prenaitl’université de Paris. A.
AÎNESSE , s. f. {ê-nè-ce) Primo-géniture ; priorité d’âge entre frèreset soeurs. Il ne se dit que dans celtephrase : Droit d’aînesse,
AINS, conj. {eincc) Mais. Il estvieux, et ne se dit pins qu’en plai-santerie dans cette phrase : Aine aucontraire . (De l'ital. anzi , plutôt, aucontraire, fait du mot latin inusitéantius, dérivé d'ante, et d’où les Es-pagnols ont tiré, antes, qui a la mêmesignification. Ménage.)
AINSI, adv. ou conj. (em-si) Dela sorte, de cette sorte ; c'est pour-quoi ; par conséquent j tout de meme.Voy. C’est pourquoi. (Suivant Mé-nage , du lat. insic forme de la prép.in et de l’adv. sic; de la sorte, decette sorte. En français, on a d’aborddit ensic, ensuite enstet enfin ainsi.)—Ainsi que, de même que. * Comme,de la manière que , de la façon que.A. * Lorsque deux sujets sont unispar ainsi que , le verbe s’accordeavec le premier sujet : Le roi, ainsique les ministres, veut la paix.
Ainsi soit-il, expression par la-quelle on demande l’accomplissementde ce qu’on souhaite.
AIR, s. m. (er) Assemblage demolécules très subtiles, élastiques etparfaitement mobiles, qui formentcelte masse fluide et invisible qu'onnomme Atmosphère : Air subtil ; airgrossier; respirer un air pur, etc. Dansles principes de la Chimie , Y air, re-gardé autrefois comme l’un des quatreéléments, est un composé de gazazote et de gaz oxygène , dans laproportion d’environ 5 à 1. — Vent:Il ne fait point d’air. — Manière ; fa-çon : L’air dont il fait tonte chose.— Physionomie ; ressemblance : Il abeaucoup de votre air. — En t. deManège, allure du cheval : Ce chevalvu a tout air , on le manie commeon veut. ■— En t. de Musiq. suite detons qui composent un chant ; Airnouveau, air triste , etc. Il se ditaussi du chant et des paroles danscette phrase : Air d boire . — En t.de Marine, vitesse : Ce vaisseau ade l air , va vite. (Du gr. aèr , en lat.aer air.)— En Peint. il n’y a pas d’airdans ce tableau, les figures n’y sontpas assez détachées du fond, et lesplans se confondent. —- Coup d'air,fluxion ou douleur qui vient de cequ’on s'est exposé à un courant d’air.—Prendre Voir du feu , un air de fou ,s’approcher du feu, afin de se chauffercomme en passant. — fendre l'air,voler rapidement, courir très vite.—Air du bureau, ce qui paraît en bienou en mal des dispositions de ceux quidoiven* décider une affaire. — Don -
Ain
ner de Voit ù une chambre, ù unepièce de vin . A.
* Air, se dit quelquefois » par ex-tension , de tout fluide élastique etinvisible. Dans cette acception, il estsynonyme de gaz. Air fixe ou fixé,ou air méphytique ( l’ancien nom deYacide carbonique). Air inflammableou gaz hydrogène* Air vital ou gazoxygène, etc. A.
Avoir l’air , avoir le maintien,les manières, l’apparence : Vous avezl'air triste ; il a l'air d’un pédant ;elle avait un air d’empire. On dit enparlant d’une femme, elle a l'air bon,elle a l’air mauvais , parce que bonet mauvais modifient air ; et , enparlant d’une poire, elle a l'air bonne,elle a l’air mauvaise , parce que cesadjectifs modifient poire: on sous-en-tend, d'être bonne, etc. * Quand lemot air est suivi immédiatementd’un adjectif, si cet adjectif se rap-porte au sujet de la préposition , ildoit s’accorder avec le sujet ; s’il serapporte seulement au mot air, ildoit être mis au masculin. On nedirait pas d’une femme : Elle a l'airenccint , elle a l’air mal fait ; il fau-drait dire , elle al*air enceinte , malfaite § et mieux, elle a l’air d’êtreenceinte, d’être mal faite .— Elle al’air contente de ce qu’on vient de luidire . Elle a l’air toute troublée. Ellesavaient l’air fort embarrassées. Ilsont l’air fâchés de ce qu’ils viennentd'apprendre. Cette viande a l’air d’êtrefraîche. Cette pièce de monnaie a l’aird’être fausse. Cette maladie a l'aird'être sérieuse. Cette anecdote a l'air,a tout l’air d’un conte, a l'aird’être un conte. U a l'air d'être au.fait, an fait. Il a bien l'air de nopas venir, de nous faire attendre , deso cacher, de se moquer , de savoirson métier. A. —Devant un verbeavoir l'air régit la prép. de : liai aird'avoir trop bu, fous m'avez bien l'aird'attendre, il y a grande apparenceque vous attendrez. On dit d’un mé-chant homme qu*»7 a l’air mauvais ,et d’un homme décontenancé, demauvaise tournure, qu'ilaunmauvaisair. On dit aussi d’un homme qui viten grand seigneur , que c’est unhomme du grand air ; et d’un hommedont la physionomie est noble , qu'ila Yair grand. — Donner d’air àquelqu'un, pour lui ressembler, estun barbarisme intolérable. — Figur.Battre l’air , agir inutilement ; fairede vains efforts. On dit aussi à peuprès dans le même sens, tirer enl'air, — Changer d’air , quitter unpays pour un autre plus sain .«—Parair, par vanité, par ostentation.—Prendre l'air, et non pas prendre del’air, respirer le grand air. — Pren-dre un air ou un coup d’air, pourdire que l’air nous a saisi, nous acausé une fluxion; etc., est un pro-vençalisme. — Prendre ou se donnerdes airs , affecter les manières de....U sa donne des airs de marquis ; ilprendde certains airs*—Êfêadrel'air,
aïs
se dit en t. de Fauconnerie * d'un oi-seau qui s’élève beaucoup. — * Êtreen l'air, se dit d’une chose qui noparait presque soutenue par rien : Unescalier qui est tout en l'air, — Enl'air, se dit aussi fig. des choses quisont sans réalité, sans fondement :Des menaces en l'air, des projets enl'air. A.
AIRAIN, s. m. (é-rein) Cuivrejaune allié avec l’étain, et devenu parce mélange plus dur et moins ductile.Dans Yairain , l’étain est en plusgrande proportion que dans le bronzequi, à son tour, en conlient plusque le métal des cloches. C’est laseule différence qui existe entre cestrois alliages. — Au fig., dur, impi-toyable : Cet homme est d’airain , ades entrailles d’airain. Il a un frontd'airain; il ne rougit de rien. — Lesinjures se gravent sur l'airain ; on neles oublie pas aisément. (Du lat.(Examen, qui a la même signification.)
AIRE, s. f. (è-re) Place d’unegrange où l’on bat le grain. — T. doGéom. Surface d’une figure rectiligne,curviligne ou mixtiligne. — En t.d’Archit., l’espace compris entre lesmurs d’un bâtiment. — Nid d’un oi-seau de proie. (Du lat. area, surfaceplane.)
Aire de plancher, en Archit. 1° lacharge qu’on met sur la charpented’un plancher, et qu’on nomme pro-prement la fausse aire ; 2° l'enduitque l’on forme sur celte charge. —de gravier, couche de gravier éten-due sur la surface des chemins. — depont, le dessus d’un pont sur lequelon marche, pavé ou non pavé .—debassin, massif qui fait le fond du bas-sin.
Aire de vent , et non pas air dewnt, se dit, en t. de Marine, del’espace marqué dans la boussole,pour chacun des trente-deux vents.
Aires proportionnelles aux temps(Àstron.) Une des lois du mouvementdes planètes , découverte par Kepleret démontrée par Newton, en vertude laquelle le rayon mené du centredu soleil au centre de la planète, par-court des secteurs égaux en tempségaux, doubles dans des temps dou-bles , etc.
AlIiÉE, s. f. {è-rè-e) La quantitédes gerbes qu’on met en une fois dansY aire*
AIRELLE , s. f. [é-rh-le) Arbris-seau des bois, à fleurs monopélales,campanulées, en forme de grelot, àbaies d’un bleu noirâtre. On le nommeaussi Myrtille, Raisin des bois, etc .
AIRER,v. n. (é-ré) Faire son nid,son aire, en parlant des faucons etdes autours.
AIROMÉTRIE, s. f. (é-ro-mé-tri-c)Voy. Aèrométrie,
AIS, s. m. ( èco ) Planche: Aisfeuillè, ais de bois de chêne — Chez,les Bouchers, établi ou forte tablepour couper ou dépecer la viande.—-Dans les jeux de Paume, planche ma-çonnée dans le mur, à l'extrémité à*