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Tome premier.
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AHIO

le felus est tout ramassé dans cellemembrane.)

AMNISTIE, s. f. (am-nis-ti-e)

Pardon qu’un souverain accorde auxrebelles et aux déserteurs. (Du grecamnestia oubli, dérivé d’o privatif,cl mnaomai se ressouvenir.)

* AMNISTIÉ , ÉE , ». et adj.Qui a reçu l’amnistie.

* AMNISTIER, r. a. Accorderun pardon pour crime de rébellionou de désertion.

AMODIATEIIR , s. m. (a-mo-di-a-te/rr) Celui qui prend k ferme.

AMODIATION , s. f. ( a-mo-di-u-cion) Convention par laquelle ondonne une terre à ferme.

AMODIER , v. a. (a-mo-di-é) Af-fermer une terre en grains ou en ar-gent. (Du latin barbare admodiare ,fait de ad i , et modinm boisseau ;a[fermer à tant le boisseau ou pourtant de boisseaux.)

AMOINDRIR, v. a. ( a-moein-drir)Diminuer , rendre moindre.

AMOINDRIR , ». n. Devenirmoindre.

Amoindrissement, s. m. (a-moein-dri-ce-man) Diminution.

A MOINS de , A MOINS que ,sorte de conjonctions fort usitéesdans le discours.

AMOISES, s. f. pl. (a-mod-se)Piè-ces de bois, qui embrassent les sous-faltes , liens et poinçons A l’endroitdes assemblages pour les affermir.

AMOLETTE , 8. f. (a-mo-lè-te)T. de Mar. Voyez Amélotte.

AMOLLIR , v. a. (a-mo-lir) ren-dre mou et maniable, le feu amollitle métal. — Au fig. adoucir , affai-blir , rendre moins vigoureux, Amol-lir se prend toujours en mauvaisepart ; et Adoucir en bonne part.(Du |at. mollire, fait de mollis , dé-rivé lui-même du grec amalos mou ,tendre.)

S’AMOLLIR, v. pron. Devenirmou. — Au fig. s’affaiblir , devenirplus lèche, mou , efféminé , moinsrigoureux.

AMOLLISSEMENT , s. m. (a-mo-li-ce-man) Action d’amollir. — Effetqui résulte de celte action , au pro-pre et au figuré: V amollissement dela cire ; l’amollissement du courage.—l’action qui rend une chose molle.

AMOME , s. m. sorte de droguemédicinale qui entre dans la théria-que. C’est le fruit d’une plante odo-rante , à fleur blanche, qui croit auxIndes.

AMOMI, s. m. Chez les Hol-landais , poivre de la Jamaïque.

AMONCELER , v. a. ( a-mon-ce -lé) Mettre en monceaux ; entasser.Voy. Amasser. — * Il s’emploie aupropre et au figuré , avec le pron.personnel. A.

AMONCELER , v. n. et S'AMON-CELER , v. réc. Se dit en t. de Mï-nége, d’un cheval qui est bien en-semble , qui est bien sous lui, quimarche sur les hanches sans se tra-verser. Il est vieux.

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l * AMONCELLEMENT , s. m.Action d'amonceler, ou le résultatde celte action. A.

AMONT , adv. (a-mon) T* de Ba-telier : En remontant , le côté d’oùvient la rivière. — Vent d'amont ,vent qui souffle ordinairement dansle même sens que le cours d’une rivière. — * Se dit, sur les côtes .de tout vent qui souffle de l'un despoints compris entre le Nord-Est eile Sud-Est , passant par ('Est , sur-tout quand la terre est au Levant. À.— En amont ou simplement amont( Ponts et Chaussées ), exprime lecôté d'en haut, appelé .aussi contre-haut ., * En amont de la ville , dupont,etc. , pour désigner le côté de larivière, du fleuve, qui est au-dessusde la ville , du pont , etc. , dont onparle. À. (Par contraction, du lat. admontem vers la montagne. )

Mettre Voiseau amont (Fauconn.), 1le jeter. — Le faucon tient amont ,se soutient en l'air. ■

amorce , s. f. Poudre fine qu’onmet dans le bassinet d'une arme àfeu, ou autour de la lumière d'unepièce d’artillerie. — * Grain de pou-dre fulminante qui sert à faire partirune arme. A. — Appât pour pren-dre des poissons, des oiseaux. —Fig. Tout ce qui attire agréablement, !en flattant les sens ou l’esprit. (Sui-vant Ménage. , du lat. admorsare , jdérivé de morsus morsure, actionde mordre , d'où l’on a fait égale-ment morceau. )

AMORCER , v. a. ( a^mor-cé )Mettre de la poudre fine dans le bas-1sinet d'une arme à feu, ou autourde la lumière d'un canon. — Garnird’amorce .* Amorcer un hameçon, —Attirer par l 'amorce : Amorcer despoissons , des oiseaux. — Fig. Atti-rer par des choses qui flattent l'es-prit ou les sens ; Se laisser amorcerpar une apparence de gloire ; êtreamorcé par le gain. — En t. de Ser-rurier , ôter quelque chose du feravant de le percer entièrement. —En t. de Charpentier , commenceravec Yamorçoir , dans une pièce debois , un trou qu’on achève avec latarière , etc. —- Amorcer un Peigne,commencer à en ouvrir les dents avecle carrelet.

AMORÇOIR, s. m, (a-mor-soar)Outil dont l’artisan qui travaille enbois se sert pour commencer les; trous. * On dit plus communément,Ébauchoir. A.

| AMOROSO, adv. (a-mo-ro-so) T.de Musiq. emprunté de l’italien , el! qui indique un mouvement, une ex-pression tendre. V. Tendrement.j * AMORPHA , s. m. T. de Bot.Plante de la Caroline appelée ordi-nairement : Indigo bâtard. N.

* AMORPHE, adj. T. d’Hist. nat.Qui n'a point de forme bien déter-minée. N. * Substance amorphe, quioffre le dernier degré de la cristallisa-tion. —S. Plantes légumineuses. B.

AMORTIR, v. a. Rendre moins

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ardent, moins violent : Amortir lefeu en y jetant de Veau; amortir tafièvre ; et fig. amortir tes passions ,la douleur, etc. — Faire perdre deKl force à un coup de feu ; Son buf-fle amortit le coup. — Affaiblir lavivacité des couleurs. — Éteindredes pensions , des dettes , etc. :Amortir une rente , une redevance.— En t. de Prat. Payer le droitd’amortissement : Amortir un fief,une terre. —- Ci-devant , permettreaux gens de main-morte , de possé-der perpétuellement un héritage,sans qu'on pût les contraindre del'aliéner, ni de le mettre hors deleurs mains. (Du latin mors mort ,fin, dernier terme; mettre à fin ,faire cesser, détruire , etc.) — * Ilse dit quelquefois en parlant desherbes et signifie : leur faire perdrede leur force, de leur âcreté , deleur amertume. À. —« Amortir Vaird'nnbâtiment (Marine), l’arrêter.—*Il s’emploie avec le pronom person-nel , tant au propre qu'au fig. A,

AMORTIR, v. n. T. de Mar. Res-ter échoué dans un port, dans unbassin, pendant la morte mer.

AMORTISSABLE , adj. T. dePrat. Qui peut être amorti : Rente ,pension amortissable .

AMORTISSEMENT, s. m. ( a-mor -ti-ce-man ) T. de Prat. Rachat , ex-tinction d’une rente , etc. — Au-trefois , faculté accordée aux gensde main-morte de devenir proprié-taires : Droit d’amortissement ; cesReligieux ont payé tant pour l’amor-tissement de . — En t. d’Àrchit.,

ce qui termine le comble d'un bâ-timent : Mettre un vase , une figureen amortissement ; et par extension,tout ornement qui termine un mor-ceau d’architecture. —Ent. deMar.Effet de l’action d'amortir l’air , oud 'amortir , d’échouer.

Caisse d’amortissement , caissechargée en France de toutes les opé-rations relatives à Y amortissement dela dette publique. Elle est en mêmetemps pour divers objets , caisse degarantie et de dépôt ; et c’est à cedernier titre que sont versées danscette caisse les retenues faites surle traitement des Employés des Ad-ministrations publiques, pour leurassurer des pensions de retraite.

AMOUR ,s. m. Attachement àce qui est ou parait aimable : Amourpaternel, filial , conjugal; Amourde Dieu , etc. On dit VAmour dola gloire , et mon amour pour lagloire. Boileau a dit (Sat. 9) l'amourde blâmer , pour le penchant à bWbmer , le goût de la satire : cette ex-pression est impropre. — Les Poè-tes le font quelquefois féminin auI singulier , surtout lorsqu’il signifiela passion d’un homme pour une, femme, et d’une femme pour un! homme. — L'objet même de 1 affec-tion : Vous êtes Vamour de la terre ._Divinité fabuleuse à qui les An-cien» attribuaient le pouvoir de faire