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Proximité de la lune à une Ætoile ,soit qu’il y ait éclipse, soit que lebord de la luue passe seulement àquelques minutes de l’étoile. ( Dulat. appuis us abord , voisinage.)
APPUYÉ , ÉJE , part. ]). d'Ap-puyer , et adj. — En Botanique ,feuilles appuyées , feuilles sossi-les j dont la surface supérieure estcomme appuyée sur la lige , sansêtre comprimée.
APPUYER , V. a. ( a-})ui-iè ) Sou-tenir parle moyen d’un appui .—Poser sur... appuyer ses mains ,scs coudes sur une table. — Fig.Protéger; aider; favoris r : Ap-puyer une personne , une demande ,une proposition. — * Tortiller un»chose par une autre : Appuyer sonopinion sur de bonnes raisons» A.— En t. de Manège, appuyer l'épe-ron , le faire sentir rudement aucheval. Appuyer des deux , enfoncerles deux éperons. —Eut. de Chasse,appuyer les chiens , suivre toutesleurs opérations, les diriger , lesanimer. — En l. de Mar. Appuyerla chasse , poursuivre vivement unbâtiment qui fuit- — En t. d’Archit.Appuyer une maison , la bâtir contreune autre maison, contre un coteau,etc. — En t. d’Escrime , Appuyerune botte, appesantir le lleurel sur hcorpsriesonndvcrsaire, après l’avoirtouché. (Du latin barbare aj>podiarefait de podium ., qui chez les Latins ,signifiait une saillie d’environ unpied , autour des théâtres et du com-ble des bâtiments ; et servait d’appuià ceux qui voulaient regarder en de-hors. De ad podium. , on a fait ad-podiare, et ensuite appodiare. Po-dium est dérivé du mot grec pous ,génit. podos , pied. )
Appuyer le mousqueton , le pis-tolet à quelqu'un , le présenter àbout portant.
appuyer, v. n. Poser, être portésur... Le plancher appuie sur lesmurs. •— Peser sur quelque chose :Appuyer sur le burin. On dit d’uncheval de selle qui porte la tête basse,qu’i/ appuie sur le mors. — Fig.Insister. — * Appuyer sur une note ,y demeurer plus ou moins longtemps ;sur un mot , sur une syllabe , lesprononcer avec une élévation devoix plus ou moins sensible. — Ap-puyer sur Ici droite , sur la gauche ,se porter vers la droite , vers lagauche. A.
S’APPUYER , v. ré 11. Se soutenirsur quelque chose , s’y reposer. —Au fig. faire fond sur quelque chose.On dit proverbialement s'appuyersur un roseau , avoir des espérancesmal fondées.
* AFPUY'OIR , s. m. ( a-pui-oar)Outil de bois plat pour souder lefer-blanc. B.
Apre , adj. ( â-pro ) Rude , dé-sagréable ou goût par sa rudesse.Voy. âcre. — Rude au toucher , quifait une impression désagréable , in-commode. — Difficile, raboteux, en
APR
parlant des chemins, des montagnes.
— On dit au fig. réprimande fortâpre ; esprit âpre et austère ; hu-meur âpre et difficile ; U combat futfort âpre , etc. —• Fig. avide , ar-dent : Chien âpre à la curée ; hommeâpre à l'argent , au gain , etc. ( Dulat. asper ., quia la même signifi-cation. On écrivait et prononçait au-trefois aspre . )
Peau âpre (Méd.) , Peau qui res-semble à celle de l’oie, et où il sefait des frissonnements. — Ligneâpre du fémur ( Anat.) , Ligne sail-lante et inégale vers le tiers supé-rieur du corps du fémur. —* Planteâpre ( Bot. ) , dont la surface estrude au toucher,,— En t. de Chau-fournier , chaux âpre , qui a été faitependant l'hiver.
ÂPRE , s. m. Petit poisson dont1 -s écailles sont fort rudes.
APRÈLE , s. f. Sorte d’herbe.
APREMENT , adv. ( â-pre-man )Avec âpreté , d’une manière âpre :Le froid se fait sentir âprement. —Au fig. Violemment , rudement ; ouavec ardeur, ardemment.
APRÈS , adv. OU prép. (a-prè ,et devant une voyelle , a-prèz ) En-suite : Après le déluge. — Ou l’em-ploie quelquefois dans le sens decontre : Ne faites point crier aprèsvous ; — de sur : Ils sont deuxchiens après un os ; — de à la pour-suite: Les archers courent après lesvoleurs ; et fig. Courir après leshonneurs ; soupirer après la Liberté .etc.
Après tout , tout bien considéré.
— Après coup , trop lard. — Ci-après y dans la suite. Il ne se ditguère que dans le style didactiqueou de pratique.
Etre après quelque chose , s’enoccuper , y travailler actuellement :H est après écrire. L’Acad. dit :Après a écrire. — * Crier après quel-qu’un y le gronder , le quereller.N'avoir qu'un cri après quelqu'un ,se dit de plusieurs personnes qui euattendent une autre avec beaucoupd’impatience. On a longtemps at-tendu après lui y se dit d'un hommequi s’est fait attendre longtemps. A.
— Etre après un emploi , travaillerà l’obtenir. — Etre après quelqu'un .le presser , le solliciter avecinstance,le fatiguer ou s’en occuper beaucoup.Toutes ces expressions sont du stylefamilier. — Travailler , dessiner ,modeler d'après nature , d'après l'an-tique , d’après Raphaël , etc. Imi-ter la uature , l’antique , etc.
Jeter le manche après la cognée ,abandonner une affaire, dans lacrainte de ne pas réussir. Il est fam.
APRÈS-DEMAIEV , adverbe detemps. ( a-piè-demcin) U se dit dusecond jour après celui où l’on est.
APRÈS-RÎNÉE , s. f. Espace detemps qui est depuis le dîner jus-qu’au soir : Une belle après-dinée.
APRÈS-MIDI, s. f. * La partiedu jour qui est depuis le midi jus-
APU
qu'au soir: À. L'après-midi est foi'tbelle. Ou ne le dit guère qu’adver-bialement : H est arrivé après-midiou l'après-midi .
Après-soupée , s. f. Le tempsentre le souper et le coucher : Unebelle après-soupée . On dit aussi sou-vent au masculin et sans épithète :Où irez-vous passer Vaprès-souper ouVaprès-soupè ?
Apreté, s. f. (â-pre-tê) Qua-lité de ce qui est âpre. Il a tous lessens de son adject. Apreté des fruits,de la saison , des chemins , de Ves-prit , du caractère ; âpreté au gain ,à l'argent ou mieux j?oi<r l'argent .—En Mécan. , inégalité, rudesse de lasurface d’un corps ; Le frottementdes surfaces contiguës vient de leurâpreté.
APRON, s. m. Poisson d’eaudouce.
APROXIT , s. f. ( a-prok-ci )Sorte de plante.
* ArsiCIIET , s. m. [ap-si-chè)Languette saillante pour retenir lc3glaces des voitures. N.
APSIDES , s. m. pl. ( ap-ci-de )T. d’Astron. Les deux points del’orbite d’une planète , dans lesquelselle sc trouve à la plus grande ou àla plus petite distance du soleil oude la terre. — Apsides exprime pro-prement les deux sommets d’unecourbe. (Du grec hapsides , pl. d’hap-sis , arc, voûte , courbure; parceque dans ces points , l'orbite secourbe, se replie et change do di-rection. ) Tréo. écrit à tort Absides.
APTE , adj. Propre à quelquechose. Ce-mot, formé du latin aptus,est vieux , et ne se dit plus, qu’auPalais : Apte et idoine.
APTF.NORYTE , s. m. ( ap-tè-no-di-te) Oiseau aquatique qui u'apoint d’ailes et qui plonge avec uneextrême facilité. ( Du grec apién quine vole pas , et dûtes plongeur. )
APTÈRE , adj. et s. m. Se dit enïlisl. nat. des insectes qui n’ontpoint d’ailes. — Les Athéniens don-naient le même nom à la Victoire ,qu’ils représentaient sans ailes ,comme fixée dans leur patrie. (Dugrec a privatif, et ptéron aile. )
APTÉRODICÈRES , S. m. pl. T.d’IIist. nat. Classes d’insectes sansailes, avec deux antennes. (Du greca privatif, ptéron aile, dis deuxfois , et kèras corne. )
APTÉROÎSOTE, s. m. Poissonsans nageoires dorsales. ( Du grec aprivatif , ptéron nageoire, et nôtosdos. )
APTITUDE , s. f. Disposition na-turelle pour réussir en quelque chose#* U ne se dit guère qu’eu parlant dola disposition aux arts, aux sciences#A.
Aptitude, Disposition , Penchant •Vaptitude tient à l’esprit ; la dis-position au tempérament ; le peu-chant au cœur.
APUREMENT, S. m. ( a-pu-re-man ) T. de Finance, Reddition fi*