166. BAS
—. Fig. Belle plaine entourée demontagnes. — En t. d’Anat. la ca-pacité formée par les os des hancheset l'os sacrum. — On donne aussi lemême nom à différentes autres cavi-tés dans le corps humain. — En ter-mes de Maçon, rond de chaux ° ude mortier qui a des bords, où lesMaçons détrempent de la chaux etdu mortier. (Suivant Ménage , du la-tin barbare bacinus , formé de l'alle-mand back ; suivant Caseneuve , del’ancien gaulois bachinon qui avaitla mémo signification , et dont on afait d’abord bachin , ensuite bassin .)
Bassin à barbe , plat échancré etcreux. — de balance, cuivre façonnéen forme de plat creux et sans bord ,attaché avec des cordes et dont onae sert pour peser. — de chambreou de garde-robe, vaisseau qui reçoitles excréments : Aller au bassin , al-ler à la selle. — de confrérie , celuioù l’on reçoit les offrandes. On ditprov. cracher au bassin, contribuerà quelquedépense. — oculaire , ins-trument de Chirurgie. * Petit vasede forme ovale, dont on se sertpour se baigner l’œil. À. — Dansl'Hydrodynamique , 1° bassin de dé-charge , pièce d’eau où se rendentles eaux des fontaines d'un jardin ,etc. — 2° Bassin ou point de par-tage , bassin de distribution, bas-sin placé dans un canal artificiel, àl’endroit le plus élevé où se rendentles eaux qui doivent alimenter le ca-nal. — Dans la marine , bassin pourla mâture, endroit clos où l’on tientles mâts bruts à flot dans l’eau de lamer. — * Bassin d'un fleuve, espaceresserré entre deux suites de mon-tagnes ou de collines dans lequelcoule un fleuve, depuis sa sourcejusqu’à son embouchure : Le bassinde la Loire. On dit aussi dans unsens analogue , le bassin de la mernoire , etc. À.
Vente au bassin , en Hollaude ,vente publique par autorité de jus-tice: on y annonce qu’on va adju-ger en frappant sur un bassin.
BASSINE , s. f. ( ba-ci~ne ) Sortede bassin large et profond dont seservent les Apothicaires, les Chimis-tes , etc. * pour y faire chauffer ,bouillir , fondre, etc. diverses subs-tances. A.
BASSINEE., v. a. ( ba-ci-nè )Chauffer avec une bassinoire. — Fo-menter en mouillant légèrement avecune liqueur tiède ou chaude. — Ent. de Jardinier , arroser légèrementune planche , une couche potagère.
— * Se bassiner , v. pron. Se laver
avec un liquide : So bassiner lesyeus* N. ...
BASSINET , 8. m. (ba-ct-nè) Lapartie des chandeliers d’Eghse quiest en forme de petit bassin où tombela cire des cierges qui sont allumés.
— La partie de l’arme à feu où l’°nmet l'amorce. — Autrefois, casqueléger, sans visière et sans gorgerin.
— En t. d’Anat. cavité des reins
BAS
qui reçoit l’urine et la verse dans lesuretères. — En Hydraul. 1° petitretranchement cintré, ménagé surles bords intérieurs d’une cuvette ,pour y faire entrer la quantité d’eaudistribuée aux particuliers par uneou plusieurs jauges de différents dia-mètres , ce qui s’appelle jauger. —2° Bassin trop petit pour le lieu :etc. — En Botanique. Voyez Renon-cule bulbeuse . — * Coupe dugland. B.
BASSINOIRE, s. f. ( ba-ci-noâ-re )Espèce de bassin , avec un mancheet un couvercle percé, dans lequelon met de la braise pour chauffer unlit : Bassinoire de cuivre ou d'argent.
* BASSINOT , OU DIABLOTIN,s. m. Petit bassin au fond d’un repo -soir. — Instrument de musique àvent et à anche. B.
BASSON , s. m. ( ba-son ) Instru-ment de musique à vent î c’est labasse du haut-bois. — Celui qui jouede cet instrument : J'ai entendu unexcellent Basson.
* BASSORINE , s. f. Substancetirée de la gomme de Bassora. B.
* BASSORIQUE , adj. Qui tientde la bassorine. B.
BASSOUIN , s. m. {ba-souein)T. de Pèche. Cordage qui répondpar un bout à la ralingue du filet , etpar l’autre, au haliu.
* BASSOVE , s. f. ( ba-ço-ve ) T.de Bot. Plante herbacée de la Guia-ne. N.
BASTANT , ANTE , adj. ( bas-tan , an-tc) Qui suffit: Cette raisonn'est pas bastante ; êtes-vous bas-tant pour.... Il est familier et vieux.
* BASTARÈCHE , s. f. Cabrio-let adapté au devant d’une voilure. B.
BASTARNE , s. f. Voy. Basternedans sa dernière acception.
BASTE , s. m. L’as de trèfle aujeu de l’Hombre, * du quadrille,etc : Le baste est le troisième desmatadors. A. —. * s. f. Etoffe d’é-corce. B.
BASTER, v. n. Suffire. Il est vieuxet ne s’emploie plus qu’à L’impéra-tif dans ces phrases familières : Bastepour cela , ou simplement baste :pour dire passe pour cela. (De l'ita-lien bastare , dont la signification estla même. ) * Baste , se dit quelque-fois, en forme d’exclamation , pourexprimer qu’on ne s’inquiète pasd’une menace , qu’on tient peu decompte d’un discours: Il dit cela,baste, il n’en fera rien. A.
BASTERNE , s. f. Chez les An-ciens , voiture entièrement ferméeet portée par deux mulets dont seservaient les Dames romaines. — Es-pèce de char attelé de boeufs sousnos Rois delà première race. — C’é-tait aussi une sorte de litière servantaux transports militaires, faite demanière que l’eau ne pouvait y péné-trer. Dans le besoin elle tenait lieude ponton. En ce sens, quelques-unsécrivent également bastamo • ( Dugrec bastasà, je porte.)
BAS
BASTES , s. f. pl. Nom qu’ondonnait dans la Flandre Autri-chienne aux étoffes de soie qui vien-nent de la Chine.
BASTIDE , s. f. Nom qu’on donneen Provence , et surtout à Marseille,aux maisons de plaisance. ( De bas-tida , employé à peu près dans lemême sens par les Auteurs de labasse latinité. )
BASTILLE , s. f, ( bas-ti-glie ;mouillez les fl) Nom qu’on donnaitautrefois à un château ayant plu-sieurs tours, l’une proche de l’autre.Il y en avait un à Pans bâti de celtemanière, qui servait de prison d’E-tat. — *11 se disait anciennement d’ou-vrages , de constructions passagèresou permanentes, qu’on élevait, soitpour fortifier une place , soit pourl’assiéger. A. — On dit fig. et prov.d’un homme qui ne bouge de saplace, quoiqu’on l’appelle , qu'il nebranle non pins que la Bastille. (Dulatin barbare hastile employé dansla basse latinité pour forteresse, etc.dont on a fait d’abord lastilla , en-suite dons nos vieux auteurs fran-çais , bastille, tour de bois construi-te devant une place assiégée, etenfin bastille dans son acceptionplus moderne. )
BASTILLE , ÉE , adj. ( bas-ti-glià , en mouillant les II ) T. deBlason. Il se dit 1° des pièces quiont des créneaux renversés vers 1»pointe de l’écu. — 2° De l’écu lui-même , lorsqu’il est garni de tours.
BASTINGAGE, s. m- ( bas-tein -ga-je) T. de Mar. Abri contre le feude l’ennemi, au moyen de filetsremplis de matelas. * On le dit ausside l'action de former ce retranche-ment. A, etc. V. Bastingue.
BASTINGIJE , s. f. ( bas-tein-ghe) T. de Mar. Toiles matelasséesqu’on tend autour du plat bord desvaisseaux de guerre , et qui sont sou-tenues par des pointillés, afin decacher ce qui se fait sur le pontpendant le combat.
SE BASTINGUER, v. r. {bas-tein-ghe) Tendre des bastingues. — *5°mettre â couvert par des bastinga-ges. A.
BASTION , s. m. ( bas-ti-on )Grand corps de terre élevé, souten 11de murailles , de gazon ou de terrebattue, et disposé en pointe sur b’ 3angles saillants ducorps d’une place»avec des faces et des lianes qui s 15défendent les uns les autres. Il y 3des bastions pleins ou solides, vide s ’doubles, plats, coupes, etc. et dç 3demi-bastions . (De l’italien bast lCtqui a la même signification.)
BASTIONNÉ, Ee, adj. * Q“> 3des bastions. A. Une tour bastiennée , fortification qui tient de la tonet du bastion.
BASTin , v. a. T. de Chapelier ^Former un chapeau avec des capades.
BASTOGNE, s. f. T. de Bl as0 »Bande alésée en chef.