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bestial, ale, adj. Qui tientde la bête.
BESTIALEMENT , adj. ( bès-tia-le-man ) En Traie bête.
BESTIALITÉ , s. f. Crime abo-minable qui ae commet avec desbêtes.
BESTIASSE , 8 . f. ( bès-tia-ce )Bête, pécore , dépourvu de tout es-prit. Il est injurieux et populaire , àmoins qu’il ne soit dit par plaisan-terie.
BESTIAUX, s. m. pl. ( bis-tii )C'est le pluriel de bétail.
bestiole , s. f. Petite bête. —Fig. et famil. Jeune personne qui apeu d’esprit.
BESTION, s. m. T. de Mar. Lebec ou la pointe de l’éperon d’unvaisseau à l’avant des portes-ver-gues. — Tapisserie de bestion, celleoù il y a de grands animaux représen-tés. — * Petite bête. (Lafontaine.)
* BESTOURNER, v. a. Troubler.V. B.
BÊTA, s. m. Bête : C'est un grosbêta. Il est familier.
BÉTAIL, s. m. (mouillez l’I finale,comme si l’on prononçait Bé-taglie)Troupeau de bêtes qu’on mène paî-tre. On ne le dit que des bœufs, va-ches , brebis, moutons et chèvres.(Ou latin bestia béte.)
* bétaule , s. f. Beurre debambou. B.
BÊTE , s. f. Animal irraisonna-ble : Bête sauvage ; bête farouche ;bête privée. Voy. Animal. — Onnomme bêtes fauves les cerfs, les che-vreuils , les daims , etc. ( En Véne-rie , quand on dit simplement bêtes,on n’entend que les biches.) Bêtesnoires , les sangliers et les marcas-sins ; bttes puantes , les renards, lesblaireaux , etc. j les bêtes de charge,de somme , de voiture , sont cellesqui portent ou qui tirent. — * Il sedit absolument, au pluriel, des bêtessauvages , des animaux féroces que,chez les anciens Romains , on faisaitcombattre dans le cirque , et aux-quels on livrait quelquefois des con-damnés à mort : Ces martyrs furentlivrés aux bêtes. On dit aussi quel-quefois fig. et par plaisanterie d’unouvrage , d’un auteur mal jugé , dé-chiré par des critiques ignorants etmalveillants , il est condamné auxbêtes. A. — Bête puante , petit qua-drupède noir dont l’urine suffoque.Bête rouge , très petit insecte rougedont la piqûre cause de vives déman-geaisons. B.
Au fig. personne stupide et quin’a point d’esprit. On est bête pardéfaut d’intelligence , stupide pardéfaut de sentiment, idiot par dé-faut de connaissance. — Dans lestyle famil.. bête régit quelquefois lapréposition de : Voilà une sotte bétede lettre ! il s’emploie aussi commeadj. Question, proposition bien béte,bien sotte , bien ridicule. (Du latinbestia , qui a la même signification.)— On dit proverb. d'un désert ou
BET ,
d’un endroit très obscur , q“ on n V\voit ni bêtes ni gens. — Ç est malête , ma bèto noire ; ma bête d aver- jsion ; c’est la chose que je deteste leplus. — Remonter sur sa bête, recou-vrer son avantage, raccommoder ses
affaires. Prendre du poil de la uete,
chercher du remède dans ce qui| «causé le mal. - Faire la béte, refu-ser quelque chose mal à propos ,* affecter la bêtise. A. - Vivre ,mourir enbcte, sans aucun sentimentde religion. — Morte la béte , mortle venin ; un homme mort ne peutplus nuire.—"Fig. et fam - c est unefine bête , une maligne bete , se ditd'une personne rusée et artificieuse.
_ Fig et fam. C’est une bonne bête,ae dit d’une personne de peu d’es-nrit, mais d’un bon naturel. A. ,P BÊTE , s. f. Sorte de jeu de car-tes. En ce sens , faire la bête , c estperdre le coup ; tirer la bête, gagnerle coup. — Da somme qu on a per
due en faisant la béte : Mu bête est
'""BETEL , BÉTRE et TEMBOUL ,s. m. Plante sarmenteuse des IndeOrientales, de la famille des Convol-vulus. Les Indiens en michent con-tinuellement les feuilles mêlées avecla noix d’arec et un peu de chaux.Dans l’ile de Java , ce mélange s ap-
^BÊTEMENT, adv. (M-te-man)lEn bête, sottement, stupidement,est familier. A. .
‘betklééMITE, s. m. Religieuxqui sert les malades aux Canaries. .
4 BÉTILLE , s. l- (be-tx-ghe , en‘mouillant les H) Espèce «le mousse-
i;„. . des Indes-Orientales.
bêtise, s. f. {bit,-se) Stupidité,sotbse : avec cette différence que labêtise ne voit point, et que la sottiseroit de travers.— Action ou discoursd’une bête Il a fait une grande bê-tise ; il ne dit que des bêtises.
BELTION , s. m. Bec delep-
r01 réTOINE, s. t. (bê-toê-ne) Plante•ivice à fleurs labiées , légalementaromatique, qui croit en Europe dansles lieux ombragés. Il yespèces. — Bêtome deau. Voyez
SC * 0 ^BÉTOIRE9, s. ni. pl. Trous oupuits remplis de pierrailles , et creu-sés dans les champs , pour absorbeTl'eau de pluie. B.
béton , S. m. Sorte de mortier
T t°M' ie iU <i iU n, q îii 3 se°c“:
mes nouvellemmil^accoùchées, et aux
! bêtes qui ont mis bas.
BÈTIIE.S. m. Voyez fdç!.
Bétté , s. f. (bè-te) P ante pot»-
^ •c'.'ivS" - tz
MiTgabarre à va... '"l-
gair'ement Marie - salope. - Bateauplat pour la pêche , en usage dansl les départements méridionaux.
BEU
* BETTE-MARINE , s. f. Bateaude pécheur en Provence. B.
BETTERAVE , s. f. ( bé-te-ra-ve)Plante potagère apétale : c’est un®sorte de bette à grosse racine, enforme de rare , tantôt blanche , tan-tôt jaune , et le plus souvent rouge;ce qui la fait nommer aussi Poirefrouge. * La racine de betterave semange en salade après avoir été cuiteau four ou bouillie : on en tire aussidu sucre et c’est aujourd’hui un deses emplois les plus importants. Ellesert encore à la nourriture desbestiaux. L'espèce de betteraves .employée surtout à ce dernier usageest la betterave champêtre ou racinede disette. — Fig. et famil. Nés debetterave , nez rouge et enlumine-
* RÉTUNE , s. f. Carosse à uncbeval. B.
BÉTUSES, s. f. pl. (bi-tu-zc) Ton-neaux à demi-ouverts , qui servent atransporter le poisson vivant d’unlieu j un autre.
iiétyle , s. m. ( bê-ti-le) Sortede pierre que l’on employait à faireles plus anciennes idoles, * aux-quelles on attribuait des vertus mer-veilleuses. A.
* BEUUANTITE, s. m. Minéral
noir.
BEUG , s. m. Petit filet dont seservent les Hollandais pour prendreles morues.
BEUGLEMENT, s. m. ( belt-glê'mon ) Le cri du bœuf et de la vache,qu’on appelle aussi mugissement etmeuglement.
BEUGLER , v. a. ( beu-glè ) Pous-ser des beuglements ; meugler; mu-gir. * Il ne désigne proprement q l,ele cri du taureau , du bœuf et de lavache. A. ( Suivant Ménage , de bu-culare , fait dans la basse latinité >de biicula génisse , jeune vache. /
* Il signifie aussi familièreme 111et par exagération , jeter de haut*cris : Il se mita beugler. A.
BEURRE , s. m. ( beü-re, r forte)* Substance alimentaire, grasse, onc-tueuse , et plus ou moins jaune*que l’on extrait de la crème en “battant. A. ( Du lat. butyrum, P rlSdu grec bouturon , formé de bo« svache , et de turos fromage. )Beurre noir , fondu et noirci dans •poêle. — Des yeux pochés an .
noir, des yeux meurtris par d( ’contusions qui en ont noirci les e0virons. Il est pop. — Beurre f° r ’mauvais beurre. — Lait de bear re 'lait qui demeure dans la baratte ,après qu’on en a ôté le beurre-Proverb. promettre plus de beurre 'Pde pain , abuser par de belles P rmesses. , s
* Beurre se dit aussi de qoeW'substances grasses et concrètes Hl’on retire de différents végétai*'Beurre decoco, de muscade, deçaç >etc. — Dans l’ancienne chimm ’beurre se disait, improprement^certaines préparations qui son 1chlorures métalliques t Beurred an