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petit lonheur. A. (Du "vieux mot heurévénement -, on le croit dérivé à'heurequi signifiait fortune. Bonheur estdonc bonne heure ; parce que l’As-trologie faisait dépendre le bonheuret le malheur de l’heure de la nais-sance.)
e/voir le lonheur , façon de parlerdont on se sert par civilité et parcompliment : Je suis content puisquej’ni le bonheur de vous voir. —On dit adverbialement, par bonheur ,pour dire , heureusement.
BOîVHOMiE , s. f- ( io-no-mî-e )Bonté naturelle qui paraît dans tou-tes les actions. — * Bonté de cœurunie à la simplicité des manières. A.Jl est plein de bonhomie. — * Il seprend aussi , dans un sens défavo-rable , pour simplicité excessive,extrême crédulité : Il a lu bonho-mie de croire tons les contes qu’onlui fait. Ce mot est familier. A.
BONHOMME , s. m. ( bo-no-me )Yoy. bon , adjectif. — * Outil deverrier. B. — Sorte de plante. Voy.Bouillon-blanc.
* BONI, s. m. T. de Finances.L'excédant de la recette sur la dé-pense. — Somme restée sanscmploi.et sur laquelle on ne comptait pas.N. — Il se dit, au Mont-de-piété,de ce qui revient sur un gage qu ona laissé vendre, passé les treizemois. A.
* BONICHON , s. m. T. de ver-rerie. Trou qui communique dufour aux lunettes des arches à pot. N.
* BONlElt , s. m. Mesure deterre en Belgique : sa grandeur va-rie depuis 54 ares jusqu’à 137.
* BONIFICATION , s. f. Amé-lioration , augmentation du produitd’une affaire. — En t. de Commerce,bonification de tare , ce qui est ac-cordé en sus de la tare réelle. A.
bonifier , v. a. (ho-ni-Jii) Met-tre en meilleur état. Il se dit prin-cipalement en parlant des terres.— Dédommager. : Bonifier des ava-ries , ou absolument , Bonifier pourdes avaries. —Faire bon , suppléer,Si cette place ne vous vaut pas milleècus ,je vous bonifierai ce qui s’enmanquera. — Bonifier l'escompte(Comm. ), tenir compte de l’es-compte. —■ Bonifier une baleine , laMettre en pièces , et en fondre lelard pour en tirerce qu’il y a de bon.
BONITE , s. f. Sorte de poissonde mer, espèce de scombre.
* BONJEAC, s. m. ( bon-jô ) Deuxhottes de lia liées ensemble pourêtre rouies. B. N.
BONJOUR, s. m. Manière de par-ler dont on se sert pour saluer quel-qu’un : Je vous souhaite le bonjour jsouhait d’un jour bon et heureux.* Cette manière de parler est fami-lière , et ne s’emploie ordinaire-ment que de supérieur à inférieur ,ou d’égal à égal. On dit quelquefoislus familièrement encore , bonjour
Monsieur un tel, à M. le Con-seiller t à M. U Docteur., etc. A.
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BONNE * s. f. {borne) Nom quise donne à celles qui ont soin despetits enfants. Il est fam.
BONNE-AVENTURE, s. i. Aven-ture heureuse. -— 4 Vaine prédic-tion de la destinée.
BONNE-DAME , s, f. Voyez Ar-roche .
BONNE DÉESSE , s. f. Dansl’ancienne Mythologie , Divinité mys-térieuse dont les hommes ignoraientle nom : il n’était connu que des.femmes. On croit que ce nom dé-signait Cyhèle ou la Terre, commela source de tous les biens.
BONNEAU, s. m. (bo-nÔ, s. d.)Morceau de bois ou de liège, ou autrechose qui Hotte sur l’eau, et marquel’endroit où les ancres sont mouilléesdans les ports ou rades. C’est la mêmechose que Bouée»
bonnement , adv. ( ho-ne-man )D’une manière simple et peu fine; debonne foi, naïvement. Précisé-ment : On ne saurait bonnement direce qu’il y a de beau : il est familier etne s’emploie qu’avec la négative ; 4cette locution a vieilli. A.
bonnet, s. m. ( lo-nè ) Espèced’habillement de tète. — On appellebonnet carré , un bonnet à quatre cor-nes. On dit en Vénerie, quVn cerfa Je bonnet carré , lorsqu’il a du re-fait aussi haut que les oreilles. — Enl. de Fleuriste; potod l’on plante destulipes. — Le second ventricule desanimaux qui ruminent. (Du nom d’uncertain drap dont on faisait ancienne-ment des habillements de tète, commeon appelle castor les chapeaux faitsde poil de castor.)
Prendre le bonnet, se faire recevoirDocteur. — Donner le bonnet , mettrele bonnet de Docteur sur la tète dequelqu’un. — Opiner du bonnet ,suivre sans examen l’avis d’un antre.—Passer du bonnet , passer tout d’unevoix , en parlant d’un avis , d’uneopinion. — Avoir la tête près du bon -net y se fâcher aisément. — Mettrei son bonnet de travers , montrer del’humeur. — Ce sont doux tètes dansun bonnet , deux hommes étroitementunis d’opinions et de sentiments. —Triste comme un bonnet de nuit sanscoiffe , extrêmement triste. — Porterle bonnet vert, autrefois avoir faitbanqueroute, et cédé tous ses biensà ses créanciers, parce que, dit Tré-voux, la couleur verte est le symbolede la liberté, et que les cessionnairessont libérés de toutes leurs dettes. —Prendre une chose sous son bonnet ,imaginer une chose qui n’a point defondement. — 4 Fig. et tom., je je-tai mon bonnet par-dessus les mou-lins , phrase par laquelle on terminaitles contes faits aux enfants , et quisignifie , je ne sais comment finitl’histoire. — Prov. et fig., jeter sonbonnet par-dessus les moulins, braverles bienséances, l’opinion publique.A.
* Un gros bonnet , un personnageimportant. Famil. À. — * Bonnet deNeptune, lougipore arrondi ; espèce
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d’éponge. — chinois , espèce denon, variété dumalbrouck. Coquille*B. Bonnet à Prêtre, T. de Fortifie®'tion : Pièce détachée qui forme à * atète trois angles saillants et deux ren-trants* — Bonnet-de-prêtre.VoJ' Ff'sain • — Bonnet rouge , coiffure qudoptèrent, en 1791, comme un sig nede liberté,'les ardents RévolutioU'naires, à l’occasion des Soldats d urégiment suisse de Ghâteauvieux, dontles plus mutins, s’étant révoltés coD'tre leurs Officiers, furent condamne 5et envoyés aux galères. La Mum c, 7palité de Paris demanda leur grâce a1*Assemblée nationale, qui l’accordé;Ils revinrent comme ils avaient et®tirés de la chaîne , coiffés du Bonntrouge ; et ils furent reçus en triomph®par leurs protecteurs qui, affublés dumême bonnet, les promenèrent ave 0acclamation dans le jardin du Palais-Royal. — * Bonnet rouge se prendaussi pour les ardents révolutionnairesou les sans-culottes eux-mémes.
BONNETADE, s. f. {bo-ne-ta-de)Salut, révérence, coup d e bonnet o 11de chapeau. Il est du style plaisan*ou ironique. 4 II a vieilli. À.
BONNETÀGE, s. m. ( bo-ne~ta-je )Papier que l’on colle à une pièce d'ar-tifice pour en couvrir l’amorce.
BONNETER , v. a. ( bo-ne-té )Saluer bassement et avec soumission jfaire une cour servile et assidue. I*est fam. —En t. d’Artificier, cou-vrir l’amorce d’une pièce d’artifice «d’un papier collé, pour que le feu nepuisse y être introduit que lorsqu’onle veut.
BONNETERIE , s. f. {bo-ne-te*i-e)Ouvrages et marchandises du Benne'ticr. — 4 L’art et le métier de Bon-netier. A. — Bonneterie d'Angola >bonneterie faite avec du poil de lapmtrès doux et très long. On appelle h 1 'pins d’Angola ceux qui le fournissent'
BONNETEUR, s. ni. (bo-nedeur)Filou qui, par ses civilités, cherche®attirer les gens pour leur gagner leurargent : Evitez les bonneteurs. Hfamilier. — 4 Celui qui prodigue U' 5révérences et les compliments : U esîfam. et peu usité. A.
BONNETIER,», m. (bo-ne-tié)Ouvrier qui fait et vend des bonnets ,des bas, des chaussons de laine •4 La boutique d'un bonnetier.chand bonnetier. A.
BONNETTE , s. f. {bo-nè-te) T. « cFortification ; Ouvrage composé d®deux faces qui forment un angles®"'lant, avec un parapet et une p*d ,s 'sade au-devant. On le nomme ég*’ 1 'lement Flèche.
BONNETTES, s. f. pl. 4 Petit® 5voiles qu’on ajoute aux grandes, l° rS rqu’ou veut offrir plus de surface «*l’impulsion du vent. A. : Bonnette*maillées, bonnettes en ètai, bonnette*fardées, etc . 4 Les bonnettes prenne* 1le nom de la vergue au bout de laqneelles sont hissées. A.
BONNE-VOGLIE , s. m. (bo-ne-^glxe) Gelui qui *e loue pour ramer 6