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Tome premier.
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272 CAP

cfcons, certaines productions creu-ses , coniques et plus ou moins lon-gues , qui se trouvent à la partiepostérieure de plusieurs fleurs: * Lesfleurs de la Capucine , du pied d'a-louette ont des capuchons , sont en ca-puchon . (Du grec kappa. Voy. Cape.)

CAPUCHONNÉ , ÉE , adj. Se diten t. de Botanique , des feuilles etdes pétales dont les bords se rap-prochent vers la base , et s'écartentvers le sommet.

CAPUCIN, s. m. [ka-pu-cein) Re-ligieux réformé de l’ordre de saintFrançois , ainsi nommé de son ca-puchon , plus grand que celui desautres Moines. II y a aussi des Capu-cines . — * Capucin de carte , cartepliée et coupée de manière qu'ellepeut se tenir droite, et que sa par-tie supérieure a quelque ressem-blance avec un capuchon : Les en-fants s amusent avec des capucinsde cartes. — Capucin , se dit quel-quefois (ig. et par mépris , d'unhomme qui affiche une grande dévo-tion. Ce sens est familier. A.

CAPUCINADE } s. f. Discours peuéloquent et peu sensé.

CAPUCINE , s. f. Sorte de fleurpotagère , terminée par une produc-tion analogue en forme de capuchon.C'est une plante à fleur anomale ,originaire du Mexique , et annuelledans nos climats. II y a la grandecapucine , appelée aussi grand cres-son d'fnde ou du Pérou , et la petitecapucine . — * Câpres capucines ,boutons à fleurs de la capucine con-fits au vinaigre.— Couleur capucine ,couleur qui ressemble à celle des (leursde la capucine, qui est une espèced’aurore foncée. — En t. d’Ar-quebusier, anneaux de fer ou decuivre qui assujettissent sur son boisle canon d’une arme à feu à l’usagedes troupes. A. — En t. de Potier ,petite écuelle de terre qui a unequeue.

*CAPUCIIVIÈRE , s. f. Maison ,demeure des capucins. Il est familieret ne s’emploie que par dénigre-ment. A.

* CAPUK , s. m. Coton très doux,mais très court. R.

CAPüt-mortüum, s. m. (ka-pnt-mor-tu-ome) T. de Chimie. *On appelait autrefois ainsi les rési-dus d opération dont on croyait nepouvoir tirer aucun parti. A.

CAQUAGE, s. m. ( ka-ka-je ) Fa-çon qu’on donne aux harengs lorsqu’on veut les saler. Voy. Caquet*.

CAQUE , s. f. (ka-ke) Espèce debarrique ou de baril , où l’on metordinairement des harengs. — Il y naussi des caques pour la poudre àcanon et le salpêtre. (Du latin cadus ten grec kados , qui signifie la mêmechose.)

Proverb. La caque sent toujoursle hareng , on se ressent toujoursde son premier état, de son édu-cation , etc. II ne se prend qu’en mau-vaise part. «— Etre pressés comme

GAP

des harengs dans une caque , extrê-mement pressés dans une foule.

CAQUE PIRE, s. m.Voy. Kacpire.

CAQEBR , v. a. (ka-ké) Arracherles entrailles du hareng pour le met-i re dans la caque .— Mettre le harengen caque. On dit plus souvent etmieux Encaqueri

CAQUEROEEE , s• (• ( ka-ke-ro-le) Petit pot de cuivre à trois piedsavec une longue queue , dans lequelon fait cuire diverses choses. ( Decaque , dont caquerolle parait êtreun diminutif.) !

CAQUE9ANGGE o« CAGEE-S AN GUE , s. f. ( ka-ke-zan-ghe)Flux de sang ; dyssenterie. Le motn’est d’usage que dans le style co-mique , ou plutôt populaire et bas.

CAQUET , s. m. (ka-kc) Babil :Jroir du caquet , le caquet bien af-filé-, il na que du caquet. Voy. Ba-bil. (Suivant Cascneuve , ce mot etcelui de caqueter qui en est formé ,appartiennent à l’ancienne langueludesque. ) .

Fig et fam. Rabattre ou Rabais-ser le caquet de quelqu’un, lui fer-mer la bouche ; rabattre son orgueil,sa pétulance , etc. — Fam. l.e ca-quet de l'accouchée , les bagatelles(tonton s’entretient d’ordinaire chezles femmes qui sont en couche. — *Fam. Caquet bon bec, nom que l’ondonne à la pie, parce que cet oiseauapprend facilement à parler. On ledit aussi fig. d’une femme bavardeet médisante. A. — Caquets , pl.Propos futiles et ordinairement mê-lés de médisance, etc.

* CAQUETAGE, s. m. Actionde caqueter. — Il se prend aussipour caquet. Il est familier dans lesdeux sens- A. .

CAQUETE , s. f. Sorte de petit ba-quet où la harengère inet des carpes.

CAQUETER , v. n. ( ka-ke-tè ) Ba-biller. Voy. Jaboter. — * H se dit,au propre, du cri des poules quandelles veulent pondre. A.

CAQUETEUIE, s. f- Action decaqueter. ’ II se dit principalement,au pluriel, dans le sens de caquets .D'éternelles caqueteries. Il est fa-milier. A.

CAQUETEUR, EUSE , s. m. etf. Celui ou celle qui babille. * Il estfam. A. ,

CAQUËTOIRE s. f. ( ka-ke-toare) Béton qui est au milieu des mnnclierons de la charrue , sur lequel leLaboureur s’assied lorsqu’il causeavec quelqu’un. —Cbaise basse sansbras et qui a le dos fort liant ; où l’onbabille à son aise , au coin du feu. Tr.

CAQUEUR9 , s. m. pl. ( ka-keur)T. de Mar. Matelots employés à ca-<juer le hareng. A .

CAQUEUSE , s. f. ( ka-keu-se }Femme qui caque le poisson, qui luiôte les ouïes et les entrailles.

CAQUEUX, s. m. (ka-keu) T. « ePêche. Petit couteau avec lequel laCaquettse à te les ouïeset les entrail-les au poisson qu’on doit saler.

CAR

* CAQUILLE , s. f. plante cruci-fère. B.

CAQUILLIER MARITIME, f-

(ka-ki-gtié , mouillez les B) ^ an jannuelle, à fleur cruciforme,croit en Languedoc , sur les __de la mer. On la nomme aussique t te de mer .

* CAQUES, s. m. Classe de Fê-tons très méprisée par les autre 5

.B.

arce

CAR , conj. A cause que, P'que. — On dit substantivement d a

le style fam. Mettre trop de si

foil 11

car , faire trop de difficultés ;bien des si et des car . (Suivant - ,nage , du latin quare c’est po'ir<l ll01 (Nos anciens auteurs écrivent 'CAR A , s. m. Espèce de lis eï * 0 ^rampant d’Afrique, dont onla racine en Guinée. ,

CARADA , s. m. Huile tiréela noix d’acajou. B.CARABACCIUM ,

Bo* s

aromatique des Indes, qui a l’ode udu girolle, et dont l’infusion eSantiscorbulique. ^

' CARABA9 , s. m. ( ka-ra- i0 'Vieille voiture longue garnie 'bancs. N. — Prov. et ironiq.propriétaire , riche seigneur terri e0 ‘Le marquis de Carabas. B. Il est Ÿ°pulaire dans les deux sens. .

CARABE, s. m. Ambre jauneon se sert en Médecine, et à d’* 11 ^1res usages.—Genre d*insectes ^léoptères , de la famille des C- 1 " 00 .pliages , dont le corselet est a P* a ^On dit aussi Carabe. (Du grec $k af __bos scarabée , avec lequel ces in sf j ctes ont de la ressemblance p arétuis écailleux de leurs ailes. ) . .

CARABIN , s. m. ( ka-ra-be^lSorte de Cavaliers du tempsllenri IV et de Louis XIII, qui P of ^(aient une arme ù feu nommée ^rabme. On dit aujourd’hui Co ranier. —Fig. Celui qui se cont pde bazarder quelque chose au J e . jet se retire aussitôt, perte ou g a— Au figur. celui qui, en conr^.jlion ou dans une dispute , nC

pu* 5 .!

que jeter quelques mots , et p u

c ii':

i’l,Ul

rurgien. Il ne s’emploie aujourque dans le langage familier et P a !- al) tnigrcment, pour désigner un cmen médecine. À. de

CARABINADE , s. f. Tour A

'arabin. Il estfamilieretpeuu&i ^

CARABINE , s. f. * S 01 * 16 ,sil dont le canon esl rayé en de t— Mousqueton en fusil courtla cavalerie esl armée. A. ji-iié)CARABINER, v. a. (ka~ra~ ^Tracer en dedans d’un canon f! c0des lignes creuses , telle q 1 ' 1 J d®a dans les carabines . — * t quiMarine, iW.se carabinée , ven oI di-souffleavec une violence extrnaire. A. Mttre à

CARABINER , V. n. Cond^la façon des Carabins, * F- 11il n*est plus usité; on dit, t* rA. — Fig. louer en Carah in *ce mot.