Band 
Tome premier.
Seite
283
JPEG-Download
 

CAS

*“ On dit prov. Éviter Carybda ettomber en Scylla, éviter un péril ettomber dans un autre. ( Scylla estaussi le nom d’un gouffre placé vis-à-vi» Carylde. )

* caryocar , s. m. Grand ar-bre d’Amérique.

CARYOCOSTINUM, s. m. T. dePharmacie. Electuaire purgatif.

CARYOPHYULÉE , adj. et s. f.Nom donné par Tournefort , auxfleurs polypétales , régulières , dontj’onglet est attaché au fond d’un ca-lce cylindrique, d’une seule pièce ,et sur l e b orc l duquel les lames desl'étales s’évasent et se prolongenten tube comme dans l'œillet ou lefou de girofle, les Caryophyllées‘orment la VIII e classe de sa mé-fl'ode. (Ru grec karuophulloa clouA® ^girolle.

' CARYOrilYLEIES

Gei

f. pl.

nre de polypiers. C.CARYorHYLLOÏDE , S. f. (ka-rx '°-fil-lo-i-de) Pierre figurée qui^présente des rions Je girofle. (l)uStec kamophitllon clou de giroltle ,eidos forme, ressemblance.)

caryote a fruits bru-ants , s. m. Espèce de palmieres Indes , dont le fruit est extréme-I * lerit caustique.

c As, s. m. ( kà , et devant uneelle kài ) Accident ; aventure ;c °^joncture ; 4 fait arrivé , ou quiarriver- A. Cas fortuit, imprévu,extr oordinaire , fâcheux, étrange ;^ tel cas oîé eu. pareil cas, ou c/4 cej®* f} faudrait... —Fait , action en^ ^tière criminelle : Cas grave ,; cas j/raciaMes ; cas privi-3 l3s ou royaux, crimes dont les Ju-^ royaux seuls pouvaient connaître,ç |' e que fût la condition de l’ac-ü sé, Q n dans UI j s ens à peu

Près

semblable : Cas de conscience ,

Lotion t difficulté sur ce que la*xt *°. n permet ou défend : 4 Parc 0 ÊI1 ?'° n » J® uien fais un cas de^^ience , je m'en fais scrupule,ca as . Privilégiés, en Jurisprudencep rç ° n ?^ u e , cas où le juge séculierfccep 1 - 1 Conna 'ssance des crimes d’uni°in? SIast ffi ue » el le jugeait con-q^ eir *cnt avec le juge ecclésiasti-■ Nonobstant le privilège cléri-

d 0 ’ p- Cas réservé , péché grave

vg ‘^solution est réservée à l’E -fS** ° U m ^ me au Pape. — Estime :d e re Cas de.... je n p en fais pointGr a ^* fucnn cas. — Eu t. deOu t , différentes indexions

Gfep' rmina isons des noms chez les

*uir * e « l ^ es Romains, * et dans lea lrÇ S bnrrn -.V. 1-t - . ï *

ogues où ils se déclinent.

ù français, et dans la pl 11^ ^ es aull ’Cs langues modernes,c * Cas sont remplacés par les arti-parles prépositions de ou d, oula combinaison de ces articles^ ces prépositions. — Bassement,J*dUre; Faire son cas. (Du lat. ca-. a la même signification , elest fait de cadere échoir, arriver°aibçr.) — * Cas métaphysique,

CAS

hypothèse, supposition par impos-sible , dont on tire quelque induc-tion. Peu usité. A. —Cas irréducti-ble (Algèbre), où une équation dutroisième degré a ses trois racinesréelles , inégales et incommensura-bles.

* En cas , employé quelquefoissubstantivement, signifie , supplé-ment, chose préparée pour serviren cas de besoin : il ne se dit guèreque dans les maisons des princes ,ou familièrement : Le prince s’étantlevé *so fit servir son en cas de nuit.A.

Au cas que , conjonction qui si-gnifie si. — Poses les cas que... sup-posez que... —Ence cas, alors; leschoses étant ainsi. — En tout cas,au moins ; quoiqu’il arrive.

CAS , CASSE , adj. [kà , âce) Lemasc. n'est plus d’usage. On dit en-core au fém. : Voix casse et enrouée .

* Il est vieux. A. (Du lat. casus vide,creux, etc. dérivé de carere man-quer.)

CASANIER , 1ÈRE , s. m. et f.

( ha-za-nié , ie-re) Qui ne sort pres-que point du logis ; qui aime à de-meurer chez lui. A. C’est un casa- !nier, un vrai casanier. — On dit iaussi adjectivem. Mener une vie ca -1sanière ; avoir l’humeur casanière.(Du lar. casa case , cabane , etc. )

CASAQUE, s. f. (ka-za-ke) Espècede surtout qui a les manches fortlarges. (Suivant Guyet et Ménage,par corruption de Cosaque , peuplede qui nous vient cette sorte d'ha-billement.)—Prov. Tourner casaque,changer de parti.

CASAQUIN, s. m. (ka-za-keiti)Nom donné autrefois à une sorte depetite casaque , qu’on appelait aussiapollon. — Il ne se dit guère aujour-d’hui que d’un habillement de femme,qui est une espèce de demi-robe. —-On dit popul. donner sur le casaquin,battre, rosser.

CASCADE , s. f. Chute d’eau quitombe d’un lieu haut et qui fait quel-que bruit. — Au fig. Discours pleinde cascades , discours sans liaisons ,et où l’on passe tout-à-coup d’unechose à l’autre. -— On dit aussi fig.et fam. d’une nouvelle qui a passépar plusieurs bouches pour venirjusqu’à nous, qu’o/4 ne le sait que parcascades. — * Fig., il est arrivé làde cascade en cascade, par cascades ,se dit d’un homme qui, pnrune suited’événements, sans avoir de planapparent et suivi, a été conduit àquelque chose. A. — Méthode doscascades, (Algèbre), méthode parlaquelle dans la résolution d'uneéquation, on approche toujours plusde la valeur de l’inconnu, par deséquations successives qui vont sanscesse en baissant ou en tombant d'undegré.

CASCALOTE OU CASCAIULE ,s. f. Voy. Croton.

CASCANES , s. f. pl. Puits qu'onpratique dans le terre-plein, proche

CAS 283

d un rempart, pour communiqueraux galeries de contre-mine.

* CASCArijlee, s. f. Ecorce fé-brifuge d’un arbrisseau de l a Jamaï-que. N.

CASCÀTELLE, s. f. Petite cas-cade : Les cascatelles de Tivoli. (C’estun mot nouveau emprunté de l’italiencascatella, diminutif de cascata cas-cade.)

4 CASCHivE, S. m. Poisson, es-pèce de mormyre du Nil. B.

CASE, s. f. ( kâ-ze) Au jeu deTrictrac, chacune des places qui sontmarquées par une sorte de flèche.-—Au jeu des Echecs ou des Dames, undes carrés de l’échiquier. — * Es-pace , compartiment disposé pour yplacer séparément différents objets îCases d’une armoire , d’un bureau. B.— 4 II se dit, par extension , desdivisions d’un registre formées parles lignes qui coupent les colonnestransversalement : Folio 2 , verso,case 3. À.-— Maison ou plutôt cabanedes Nègres en Amérique. — On dit: fam. Patron de la case , le Maître dela maison. C’est une expression em-pruntée de l’italien ; Padrone déliacasa. (Du latin casa loge.) — Casedu Diable , au Trictrac, celle de laseconde flèche du grand jeu, ordi-nairement la plus difficile de toutes ,lorsqu’elle reste la seule à faire. —Demi-case , case où il n’y a qu’uneseule dame.

CASÉATION, s. f. (ka-zè-a-cion)T. de Médec. Caillement du lait, oul’action par laquelle le lait se con-vertit en fromage. (Du latin caseusfromage.)

4 CASÉEUX, EUSE. A. Voy. Ca-

seux .

* CASÉIFOUME , adj. Qui a laforme de fromage. B.

CASEMATE , s. f. ( kà-se-ma-le )T. de Fortification. Plate-forme àloger du canon, pratiquée dans lapartie du flanc proche la courtine,et qui fait une retraite ou un enfon-cement vers la capitale du bastion.

— Lieux voûtés sous terre, 4 à l’é-preuve de la bombe, À. , pour dé-fendre la courtine et les fossés, * oupour loger des troupes au besoin. A.

— Puits et rameaux qu’on fait dansles remparts d’un bastion pour éven-ter les mines. — En terme de Chasse,trou dans lequel les blaireaux et lesrenards font tête aux bassets. (Dsl’espagnol casamata, formé selonCavarrnvias, de casa maison, etmata , basse; maison basse.)

CASEMATÉ , adj. m. Bastion ca-semate, celui où il y a des casemates •CASER, v. n. ( kâ-zé ) T. de Tric-trac* Faire une case ; remplir unocase avec deux dames. — 4 R s’em-ploie quelquefois .activement, et si-guifie, famil., placer quelqu un , luifaire avoir une place : JV ayez pointd'inquiétude sur votre avenir, je vouscaserai. — D s’emploie dans un sensj analogue avec le pronom personnel :

, K est parvenu à se caser . — Sc caser