CHA
CHAMARRAS, s. m. Voy Germon-
tirée.
CHAMARRÉ, ÉE, part. p. et®oj. Voy. Chamarrer. Quand il est*aas régime, il se prend en mau-'aise part.
CHAMARRER , v. a. ( cha-mâ-ré,r forte ) Garnir, orner un habit, un®“euble de passements, de dentelles,* Il ne se dit plus guère aujour-d l'ui qu’en parlant d’une parure deMauvais goût, d’un assemblage dec °uleurs éclatantes et mal assorties :
s’est fait chamarrer de la maniéréo plus bizarre. — Fig. etfam., cha-ni «rrer quelqu’un de ridicules, leabarger, le couvrir de ridicules. À.
On dit tîg. et en mauvaise part,cll atnarrer un discours d’antithèses,°^ c * ( Suivant Trév. de chamarré? le 'ix mot gaulois , qui signifiait unla kit Je berger, fait de peau debouton ou de chèvre , et sur lesc °utures duquel il y avait des passe-rais.)
.chamarrure , s. f. ( cha-mA-
r,, ' r e ; première r forte) Passements,jj aro ns dont on est chamarré. —an ière de chamarrer. — Il se dit°! 1 ^guré dans le même sens quec lar narrer.
^CHAMBELLAGE , s. m. ( Cham-^da-j e ) Droit que le Vassal de-lai,
«lie,
.'1 au Seigneur féodal en cer-! I ' e s mutations. — Droit dù aupre-<,r Huissier de la Chambre des
'■"Un
fai-
"Ptes , par ceux quifoi et hommage.l a CHAMBELLA[<f, s. m. ( chan-lè-j”) autrefois Chamberlan. Officier^ * Chambre d’un Roi, d’un Prince,4 La marque distinctive deaiT^ 01 Chambellan est une cléQchêg à la poche droite de l’habit.(I^.Çra nd chambellan, le premier of-q U | 1 ' 1 ' de la chambre du roi, celuisert le roi préférablement auxJe// n ' ers gentilshommes. — Cham-blj. 9 ' 1 , s’est dit aussi d’une des ta-U * fine le roi tenait pour les cour-
et dont le grand chambellan
honneurs. A« — On disait
dîner au chambellan. chez le‘ l *uiv -
U;r Maître d’IIùtel du Roi. (Du
v/, ... '
Cambre. )
Il . •
rci^’CMBouRIN, s. m. (chan-bouJairn , ® s Pcce de pierre qui sert à
l c °n|,
c ! e s verres qu’on appelle verres,i lst al. — * Verre commun de
Ch - verte. B.
'-.ïAmii., s. m. ( chan-ge / Ornement faisant saillie surtiw .'f y n mur ou d’uu lambris de'sérié , autour d’une baie de
Porte
dit
C* d « fenêtre ou de cheminée,it ,) 'J Itl ItE ; s . {. ( chan-bre ) il se
biais 6 a Plupart des pièces d’une0(, j. n i et principalement de celleCo , uc f‘ e = Chambre de parade ;,’ e “ coucher, etc. Falet deFemme '
h- e ’J ) lrs , etc. — 4 Garder laeham-
po„’ v ? lre assez indisposé pour neJy„ ^ sortir de sa chambre.Ulller en chambre , se dit d’un
CHA
’ artisan, d'un ouvrier qui ne tientpas boutique. — Fam. , mettre unefille en chambre , louer des meubles,une chambre pour une fille qu’onentretient. — Fig. et fam., Mettre ,tenir quelqu*un en chambre , l’obsé-der pour le faire jouer, et le trom-per au jeu. —Dans les monastères,Chambre noire , chambre qui n'estpoint éclairée , où l’on renferme ceuxque l’on met en pénitence. A. — LaChambre du Roi : Gentilhomme delàChambre , Page de la Chambre , avoirles entrées de la Chambre , etc. —Lieu des assemblées des Cours deJustice , des États , etc. : La Grand *Chambre, les chambres des Enquêtes,des Requêtes ; VAssemblée des Cham-bres. — * Chambre du Conseil , dansles Tribunaux , la chambre où lesJuges se retirent pour délibérer. —Chambre , se dit aussi de certainesassemblées qui s’occupent d’intérêtsspéciaux, ou de ce qui est relatif àla discipline d’un corps : Chambre deCommerce . Chambre à*Agriculture . 1Chambre des Avoués. Chambre desNotaires. — Il se dit fig., de cer-taines assemblées législatives ; EnFrance, la Chambre des Pairs , desDéputés ; l’Assemblée des Pairs nom- jmés par le Roi, des Députés nommés ^parles Départements. Dans le Parle-ment d’Angleterre, la Chambre hauteou des Pairs ; fa Chambre basse oudes Communes . — Chambre , estencore un nom commun à différentesjuridictions , distinguées par un se-cond titre propre à chacune d’elles.— Chambres de l’édit , chambresinstituées par l'cdit de Nantes etqu’on nommait aussi Chambres mi-parties , parce qu’elles étaient com-posées , par moitié de juges catho-liques et de juges protestants. —Chambre aux deniers, bureau oùl'on réglait tout ce qui regardait ladépense de bouche de la maison duroi. À. — Chambre des Comptes ,Cour supérieure qui examinait etjugeait les comptes de ceux quiavaient manié les deniers du Roi. LesChambres des Comptes ont été rem-placées par la Cour des Comptes. —Apostolique , Tribunal ecclésiastiqueà Rome , qui était proprement leConseil des finances du Pape. —Tm-pèiiale , autrefois le premier Tribu-nal de l’Empire Germanique , appeléen latin Judicium cameralc. On y ju-geait les affaires de différents Etatsd’Allemagne , et par appel, cellesdes particuliers. — ardente , 1° Lieudans lequel on jugeait anciennementles criminels d’État d’une grandenaissance ; elle était toute teudue dedeuil, et n’était éolairée que par des ■flambeaux. —« 2° Chambre parlicu- Ilière établie par François //, danschaque Parlement, pour juger les Lu-thériens et les Calvinistes ; elle con-damnait au feu ceux qui étaient con-vaincus. —■ 5° Chambre de Justiceétablie en 1679 , pour la poursuitede ceux qu’oD accusait d’avoir fabri-1
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1 ou donné du poison , et contrelesquels les lois prononçaient égale-ment la peine du feu . — 4 ® Enfin fAssemblée de Juges commis , venle commencement du I8 e siècle, pourconnaître des malversations de ceuxqui avaient manié les deniers pu.
I blics, etc. ; celle-ci fut appelée aussi1 Chambre de Justice. — Chambre syn-dicale de la Librairie , lieu où s'as-semblaient les Syndics et Adjoints ducorps de la librairie. —L'assembléede ces mêmes Syndics et Adjoints ,dans les villes où il y avait Chambresyndicale. — * Chambre se dit éga-lement des sections , des divisionsde certains tribunaux : La première tla seconde chambre du tribunal depremière instance. La chambre desappels de police correctionnelle. —Chambre des vacations , chambre char-gée d’administrer la justice pendantles vacances des tribunaux. A.
* Chambre , se dit aussi dans leivaisseaux de certains retranchementsoù couchent les principaux officiers;où se lient le conseil, etc. : La Cham-bre du capitaine. Chambre du conseil.Chambre des passagers. — Chambre ,désigne, par analogie avec le pre-mier sens, certaines cavités acciden-telles ou pratiquées à dessein. A.Ainsi on dit : — En t. de Vitrier,creux dans la verge de plomb où onloge le verre, lorsqu’on fait des pan-neaux de vitre. — En t. de Sellier ,petit creux qu’on fait dans la sellad’un cheval, k>rsqu’on tire la bourre.— En t. de Tisserand , fente de pei-gne par où passent deux fils. — Dansles canons et mortiers, espace ovalequ’on pratique en les fondant, et oùl’on met la poudre, pour lui donnerplus de force. — Dans une cloche etautres ouvrages de fonderie, vide quis’est fait à la fonte. —Dans les mines,endroit où l’on met la poudre.— l)ausles Ecluses , espace compris entreles deux portes. —En t. de Vénerie,Chambre du cerf y son lit ou sa re-posée pendant le jour. (Du latin ca-méra , fait dans la même significa-tion du grec kamara voûte , parceque dans l’origine on ne donnait lenom de chambre qu’aux pièces voû-tées. ) — Chambres de Tœil (Anal.),deux parties du globe de l’œil , dontl’une, appelée Chambre antérieure,sert à contenir l'humeur aqueuse ; etl’autre, la Chambre postérieure , con-tient l'humeur cristalline et l’humeurvitrée Chambre obscure , Chambrenoire , Chambre close ( Optique ),chambre fermée avec soin de toutesparts , et dans laquelle les rayonsréfléchis par les objets extérieursétant reçus à travers un verre con-vexe , ces objets sont représentesdistinctement et avec leurs couleursnaturelles sur un papier, etc., placéen dedans de la chambre , au foyerdu verre* On fait aussi des chambres
obscures portatives. La première iq»
venlion de la Chambre obscure estattribuée h J. R. Porta , — pror.