376 COM
quelque chose : H était commissionnépar son gouvernement. À.
COMMISSOIRE, adj. ( ko-mi-soâ -re) T. de Jurisprudence, qui se ditd’une clause dont l'inexécution opèrela nullité du contrat. (Du latin com-missorius, qui a la même significa-tion.)
COMMISSURE , s. f. (ko-mi~$û-re) En Anatomie et en Chirurgie,l’endroit où se joignent certaines par-ties du corps : La commissure deslèvres. — En Architecture , nomdonné par quelques autenrs anciensaux. joints des pierres (Du latin com-missura jointure, emboîtement, as-semblage.)
COMMiTTiMUS , s. m. empruntédu latin, où il signifie Nous commet-tons. Lettres de committvnus , Lct-tres-Royaux que le Roi donnait àceux qui avaient leurs causes com-mises aux requêtes du Palais : Avoirdroit de committimus. — * Le droitde committimus. A.
COMMITTITUR, s. m. Pris dulatin, ou il signifie II est commis .Ordonnance du Conseil, qui com-mettait un Rapporteur * pour fairequelque instruction. A. Mettre unerequête au Conseil pour avoir unCommittitur, par laquelle on deman-dait qu’un Rapporteur fût commis.
COMMODAT , s. m. (ko-mo-da)T. de Jurisprudence. Prêt gratuitd’une chose qu’il faut rendre ennature après un certain temps. (Dulatin commodatnm , fait , avec lamême signification, de commodareprêter, à la charge de rendre en na-ture, etc.)
* COMMODATAIRE . s. T. deJurisprudence. Celui ou celle qtfi areçu à titre de commodat. N.
COMMODE , adj. ( ko-mo-de ) Enparlant des choses, qui est d’unusage utile et facile : Habit , maison ,voiture commode ; cela est commodepour ou o telle chose • — En parlantdes personnes, 1° d’un bon com-merce , d’une société douce et aisée.
— 2° Trop indulgent, trop facile :?Tari commode , qui ferme les yeuxc ;irla mauvaise conduite de sa femme.
— Mère commode , qui donne trop<!c liberté à sa fille. On dit à peuprès dans le même sens : .Moralecommode, relâchée; dévotion com-i;:ode , trop aisée.^ — * Fam., C’estvn homme qui n est pas commode ,s i dit d un homme sévère, exigeant,o i avec lequel on ne peut pas plai-santer. —- C est un maître commode ,i>rt commode , c’est un matire quius rudoie pas ses domestiques, quii;.: les charge pas de trop de travail.
— 11 se dit quelquefois fam. et ironi-cjcment, de ce qui est contraire àla règle, à U politesse : Répondrep trune simple dénégation, c'est corn-vode. A. — Commode , dans le sensdo riche , qui est à son aise , est ungnsconisme. — On dit fam. de quelqu’un qui prend ses aises , c’estl'empereur Commode , par allusion à
COM
l’Empereur Romain de ce nom. (Dulat. commodns , dont la significationest la même.)
commode , s. f. Espèce d’ar-moire en forme de bureau , où Tonserre du linge, des habits, etc.,dont l’usage est extrêmement com-mode : Commode à dans, à trois ti-roirs.
COMMODÉMENT , adv. ( ko-mo-dé-man) Avec commodité , d’une ma-nière commode : Etre logé , vêtucommodément ; vous pouvez fairecela commodément.
COMMODITÉ, s. f. (ho-mo-di'té)Chose, état, situation, moyen com-mode : Un carrosse est d’une grandecommodité. — Occasion commodepour voyager, pour envoyer despaquets : Profiter de la commodité ducoche, du messager, d’un ami, pour...— * Il se prend aussi pour la faci-lité de jouir des choses : Avoir unechose à sa commodité. A. (Du latincommoditas.) — Chaise ou fauteuilde commodité ; grande chaise à bras,bien rembourrée , dont le dos est unpeu renversé, et où l’on est fort ùson aise.
Commodités, s. f. pl. Toutesles petites choses qu’il faut pourêtre à son aise. Voy. Aises. — L*saisances, les privés d’une maison.
COMMOTION, s. f. (ko-mo-cion)En t. de Médecine , ébranlementviolent au dedans du corps, ordi-nairement occasionné par une chute :Commotion dans le cerveau ; commo-tion générale dans tout le corps. —* Secousse violente : La commotioncausée par un tremblement de terre ,par une explosion, etc. — Fig. Lesgrandes commotions qui èhranlent lesempires. — Agitation excitée dansles esprits : Cet évènement causaune grande commotion parmi le peu-ple. À. (Du latin commotio , dont lasignification est fa même. ) — Com-motion électrique, secousse violenteque l’on ressent en différentes partiesdu corps , en faisant l 'expérience deLeyde . Voy. ce mot.
* COMMUÀIÏIMTÉ , s. f. Qualitéde ce qui peut être commué : Lacommuabilitè de la déportation enréclusion perpétuelle est absurde. B.
COMMUARLE , adj. T. didacti-que. Qui peut être changé. (Du latincommutahilis , qui a la même signi-fication.)
COMMUER , v. a. ( ko-mu-6)Echanger, fl ne se dit qu'avec peineet vœu : Commuer la peine des galè-res en celle du bannissement ; com-muer un vœu. (Du latin c ommutarechanger.)
COMMUN, UNE , adj. (ko-mun,mu-ne) Ce à quoi tout le monde par-ticipe ou a droit de participer : Lalumière est commune à tous les hom-mes. — Ce dont l’usage appartienti plusieurs : Puits , escalier , pas-sage commun. — Propre à différentssujets : Intérêt , péril commun. —]) se dit en Philosophie, des genres
COM
qui sont communs à l eul ' s . es ^ c nt
— F.n Gramm. du genre qui col ,‘ •aux deux sexes. — En Géom c . ^d’une ligne, d’un côté , <i’ une jd’un angle , qui appartienne* 1 ^deux figures. — En Botauiqn®’^.calice, s’il renferme plusieurs ïfdu pétiole, s’il soutient P ., eP -feuilles ; du péduncule ou du rj*tacle, s’ils portent plusieurs
— Général , universel '• ^ , v i-commun , l'intérêt commun ï * ^nion commune , le droit com ” lU g r iy
Ordinaire : Chose commune ! y _.
a rien de si commun.\oy. , r
Qui se trouve aisément et en adance. —* Vulgaire , bas , p ar ^” flposition i noble , distingué : ^
l'air commun , la figure coJnm unC ' ■,
— Qui est de peu de valeur- BMédiocre , peu estimable en .genre : C'est un prédicateur Lcommun. A. (Du latin communqui signifie la même chose.)
Lieux communs , Recueil deque l’on trouve de plus beau dles Auteurs , que l’on range 8
da** 560
Dans " 1
1)0®
certains titres généraux.-. .
acception plus usitée, chosestf** ,les et rebattues dans les ollïra ",.d’esprit : Scs livres , ses scrm°ses vers ne sont remplis que i ecommuns. •— Sens commun ,
„ lie«*le b 0 "
sens. — Faire bourse commune » |
dit de ceux qui ont mis leur afpensemble pour la dépense. * -rte commune , vivre à frais comiD u ^— La vie commune, se dit en P^ 9lant des religieux et des relig 1611 ^qui vivent en communauté. — ^vie commune , se dit encore, sur . .
en Littérature, des mœurs gé» era .
__j:_:_ ,\ a la VI e f
des événements ordinaires de la
Je*
par opposition à la cond»li° n ^princes, des héros, etc.,grandes vicissitudes qu’ils p eUtf ^$éprouver : Retracer les èvèae^^
de la vie commune. A. —
coiri-
en
50-
ill*
mun , loc. adv. Ensemble ,cieté : Cette terre vaut douze ** jlivres , année commune, bon an> 9an , en compensant les ma« va ^années avec les bonnes. —commun', tout était en comm' 111
les p'emiors chrétiens. ,,
COMMUN , s. m. 11 se dit *société entre deux ou plusieuf* I ^sonnes : On prendra cettesur le commun ; cet homme *le commun , aux dépensciété, du tiers et du quart. ^ os0 -commun des hommes , des r ilphes , le plus grand nombr ehommes, etc. — * Fig.,nonne , cette chose est du 00 7elle n’est pas de grand m ^ rilC l c d#grand prix. — C’est 1in h ° T L n i,intcommun , une personne du c ulJsignifie aussi quelquefois , c . -eu-homme, c’est une personne Y s<pie. A. — Le Commun desdes Martyrs , etc. C’est dans ^ ( j ; , eecclésiastique , l’office géner^Apôtres, des Martyrs, etc. „ r t\f s 'et fig., être du commun des m