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Tome premier.
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DESSOUDER, y. a. (dé-sou-dé)Oter , fondre la soudure. — Se des-souder, v. réll. Il se dit des chosessoudées dont la soudure vient à sedétruire.

DESSOUFRAGE , s. m. (dé-sou-fra-je) Procédé par lequel on enlèveau charbon minéral la surabondance ,de soufre qui entre dans sa compo-sition. 1

* DESSOUFRER, V. a. Enlever lesoufre surabondant du charbon miné-ral; ôter le soufre d’une allumette. B.

DESSOULER , v. a. (dè-sou-lè )Faire cesser l’ivresse. — Dessoûler ,v. ncut. Cesser d’être ivre. Il s’em-ploie avec la négative. : Tl ne des- \soûle jamais. * Ce mot est populaire.

DESSOUS, s. m. (de-sou) Lapartie inferieure de quelque chose ;* la partie qui est dessous , le côtéde dessous : Le dessous d'une tahle ,d'une étoffe. — Fig. Désavantagedans un combat, dans une lutte ,dans un débat quelconque. —Avoir {du dessous , succomber , se trouverinférieur à un autre. — Le dessousdes cartes , la partie colorée descartes qui reste cachée quand ondonne ou qu’on coupe. — Fig, etfa ni.. Voir ou savoir le dessous descartes , voir plus clair qu’un autre*dans une affaire.

dessous , adv. De lieu. * I! sertà marquer la situation d’une chosequi est sous une autre fis tombentVvn dessus , Vautre dessous. Onl’employait autrefois, et ou l’emploieencore, A., comme préposition. AinsiRacine a dit (Alexandre) : Dessousun même joug , pour sous un mêmejoug . * On dit aussi : fai cherchédessus et dessous le lit. On a tirécela de dessous la table , etc. A. (Dulatin dssub qu’on a dit pour sub. )— Au-dessous ; loc. adv., plus bas :La rivière coule au-dessous. — Au-dessous de, loc. prép., * sert à mar-quer particulièrement une infério-rité de uombre, de durée, de va-leur , etc : On enrôla tous les hom-mes au dessous de cinquante ans.Vendre une chose au-dessous de savaleur. — En dessous , loc adv. Ducùté de dessous ; Un pain tout brûléen dessous. — Fam. Regarder endessous , regarder obliquement, enbaissant les yeux. On dit aussi, avoirle regard , la mine en dessous , euparlant d’une personne sournoise ,cafarde , etc. , qui regarde habituel-l *ment de cette manière. — pardessous, loc. prép., sous : Par des-sous la table. Par dessous jambe. —Par dessous, est aussi adverbe :Passez pur dessous » A.

DESSUS , s. m. (de-su) La partiesupérieure, * la partie qui estdessus,h* côté de dessus. A. : Le dessus de lamain , de la tête , d'une table , etc.— Fig. Supériorité; avantage : Avoirle dessus; avoir ou prendre le dessus

sur . Suivant Voltaire , dans ses

Commentaires sur Corneille , « Avoirle dessus ou le dessous ne se dit que

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dans la Poésie burlesque. » C’estune erreur : Racine n’a pas dédaignécette expression dans Phèdre : Votrefrère Vemporte et Phèdre a le dessus .

— La suscription , l’adresse d'uue ;lettre , d’un paquet. — On dit en t.de Marine, Gagner , prendre le des-sus du vent ; être au dessus du vent, ,se placer ou demeurer entre le lieu id’où le vent souille , et le vaisseau isur lequel on prend ou l’on conservecet avantage. — Fig. Il est au-dessusdu vent , ses affaires sont en si bonétat, qu’il n’a plus rien à craindre.

— En Musique, 1° la partie la plushaute et qui est opposée à la basse;2° la personne qui chante cette par-tie : C'est un beau f un bon dessus.

— En t. de Luthier , sorte d<* violeou de violon qui joue la partie deMusique qu’on nomme dessus , etqui monte plus haut que les autres.

— Dessus de porte , menuiserie ,etc. qui décore le dessus des cham-branles , des portes d’un «apparie- jment. On l’appelle aussi Attique. I

DESSUS , adv. de lieu. * Il sertà marquer la situation d’une chosequi est sur une autre : Vvn dessus ,Vautre dessous. De même que des-sous , il s’employait autrefois , * ets’emploie encore, A., comme prépo-sition : Dessus mes volontés. Malher-be. Il faut dire sur. * Otez cela dedessus le buffet. A. ( Du latin desu-per , fait de super sur. ) — Au-des-sus, loc. adv. Plus haut : Le châteauest au-desszis- — Au-dessus est aussiloc. prép. Au-dessus du toit .— Pardessus y loc. adv. cl loc. prép. Ou-tre, en outre. Au delà du prix, dela mesure, etc. Voy. la Grammaire.

— Là dessus , loc. adv. Sur cela,à ces mois , etc.

DESTIN, s. m. (dès-tein) Fata-lité ; enchaînement de causes liéesentre elles, qui fait que les chosesarrivent infailliblement. Il ne se ditqu’en parlant des Païens. Les Poètesdisent indifféremment le destin oules destins. — Sort de ce qui arriveen bien ou en mal à chacun , ce àquoi on est destiné. En ce sens, ondit plus souvent et mieux destinée ,«à moins qu’on ne personnifie le sort,comme dans les Oracles du Destin ,etc. Destin diffère encore de sort.1° en ce que le destin s'appliqueplus ordinairement à une suite d’é-vénements enchaînés et nécessaires;le sort , à un événement isolé oumomentané : 2° en ce que le sort aquelque chose de plus petit et deplus passager; le destin , -quelquechose de plus grand et de plus im-muable. On dit les coups du sort ,et les arrêts du destin. ( Du latin des-tinatum , fait de destinare arrêter,déterminer ; ce gui est irrévocable-ment arrêté. )

Voltaire a dit dans l'Orphelin dela Chine :

... . ... et si dans mes «larme*,

I.eciel me permettait d’abréger ud destin

Nécessaire à mon fila» «te.

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Pour abréger une vie nécessaire amon fils : Un destin ne peut en au-cune manière être synonyme d’unerie.

* DESTINATAIRE , S. W- etIl se dit, dans l’Administration de»postes , de la personne à <J«‘ u!,elettre est adressée. A.

_ DESTINATION , S. f. (des-ti-naf

doit ) La disposition (pie l’ on ï ;litde quelque chose dans son esprit ;* i emploi d’ime personne ou d un°chose pour un objet, pour un ‘ ,sa ï edéterminé : A. La destination àei

deniers. ( Du lalin destinutio. )

Le lien où l’on doit se rendre, le ^ ie f üoù une chose est envoyée, e*P c '«liée; ou la détermination de ce bÇ u ■Arriver ait lieu de sa destination-

A. .

DESTINÉ , ÉE , part. pass. «cDestiner , et adj. Cotte hommedestiné à — sou destin l’y porta* •

Il « st

Voy. Destiner.

DESTINÉE , s. f. Destin- . fplus usité en prose que ce der”mot. — Effet du destin. — f in 11destinée , finir sa vie. *

DESTINER , v. a. (dès-tt-n*'Fixer, régler la destination d j" ^personne ou d'une chose : Dest w*^son fils au barreau. — Préparer . ^server : Je sais l’accueil 3“’’ .

destine. A. — Disposer dechose dans son esprit : H ° AoS ^cet argent aux pu livres ou p° ,ir ^ ,,pauvres. (Du latin destinare, jj 1 j,la même signification.) — A® -J l3 -ner, v. prou. Projeter sa deslion : .Ve destiner au barreau, j*' t

DESTITUARLE, adj. Q 1 ” Pr-être destitué d'une charge , d UI1

pl°i. cq de

DESTITUÉ, ÉE, part. P aS c£ , n dDestituer, et adj. Il a un s ^ er b8sens différent de celui de .« on , p f i-et il signilie dépourvu , dén ,lC •vé de... Destitué de tout sucdestitué déraison , de ^el-

DESTITUER , V. a.

primer 4”

cn»P l

■toi*

qu’un d’une charge, ( l* un i ~ gjgn 1 "( Du latin destituera , don* a

lication est la même. ) fi-W'

DESTITUTION , s■f- ( -

cion , en vers ci-on) 1 j, u jj etf 1 "privation d’une charge ,ploi, etc.

destrier, s. m. 1/ j e ba

Vieux mol. Cheval de nia l? ^ ch®'*

taille. U est opposé à poWfval de cérémonie. (D" y 0 ssi ,lSdextraxius , fait suivantdans le moyen âge , u®. ap'adresse , dextérité , et ( l ül ^ c& llSpliqué au cheval de com /*da nde son adresse et de sa v * s iud* c "ses mouvements , etc* ' ïie $eQ 5fdisent aussi et dans le 1 ^

destriere. ) _ * J

O" Ait £iltr

DESTRUCTEUIÎ .

Celui, celle am détruit- p]tiadjccliv. Génie désir'*® ^0 *sopkie destructrice. l )eS / n <>rgi e »même sens , la mêmebien plus de douceur*