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DEXTROCHÈI 1 E , s. m. (d'eks-tro-chc-re) T. de Blason. Il se dit dubras droit ( avec la main ) qui estpeint dons un écu. (Du latin dextro-cherivm, forme de dextcr droit, etdu grec cheir main ; main droite . Cemol latin signifiait chez les Romains,un bracelet d’or qui se portait aupoignet droit. )
DEY, s. m. (*W) Le chef de l’an-cienne régence d’Alger, qui appar-tient aujourd’hui â la France. * Ondonne le même nom aux chefs desrégences de Tunis et de Tripoli quisont encore sous la protection del’empereur des Turcs.
* boiuite , s. m. Jeu des Bos-niaques, combat simulé à cheval,avec un bâton au lieu de lance. B.
DIA, interj. T. de Charretier,pour faire aller un cheval à gauche.
— Prov. N'entendre ni à dia ni àknrhant , n’entendre point raison.
DIABÈTE , s. m. ( dia-bo-te )Verre , etc. traversé d’un siphon re-courbé , dont la branche la pluscourte s’ouvre près du fond du verre,et la pljvs longue passe à travers lepied. La liqiieu* qu’on y verse s’é-coule en entier , dès qu’elle a atteintle liant de la courbure du siphon ,et ne s’écoule qu’alors. (Du grecdiabciês , fait de diabainô , je passeA travers. )
DIABÈTES , s. m. (dia-bè-tece )T. de Méd, Incontinence d’urine.( Tu grec diabètês , formé dans lamême signification de diabainô jepasse à travers; parce que dans celtemaladie la boisson passe par lesconduits urinaires , aussitôt aprèsqu’on l’a prise. )
DIABÉTIQUE, s. m. et f. {dia-bè-ii-he ) Celui , celle qui a le diabètes.
DIABÉTIQUE, adj. (;-:i a rap-port au diabètes: Urine diabétique.
diable , s. m. (dia-bJe) Un desanges rebelles que Dieu chassa duParadis et précipita dans les enfers ;Démon : avec ces différences , 4° quele mot de Viable enferme dans sonidée quelque chose de laid et d'hor-rible que n’a pas celui de Démon ;2° que celui-ci est plus noble et detous les styles , au lieu que l’autrenYst que du style familier. — Aufig*, méchant, déterminé. —* U sedit encore, tant en bonne qu’enmauvaise part , d’une personne re-marquable par quelque qualité , parses moeurs , par scs manières : C'estvn diable pour la force , pour l'a-dresse , etc. A. (Du latin dialolus,pris avec la même signification dugrec diabolos délateur, accusateur,calomniateur , dérivé de diaballôj’accuse, je médis, je calomnie.)
— Espèce de calèche coupée, dontl’impériale est assez élevée pourqu’on puisse s’y tenir commodémentdebout. — Voiture pour transporterd- s pièces de bois , composée dedeux roues tournant aux extrémitésd’un essieu , au milieu duquel estassemblé un timon. — * Jouet d’efl-
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finit, sorte de toupie que l’on faittourner rapidement sur une cordea Hachée à deux baguettes et qui ron-fle avec beaucoup de bruit: Le jeudu diable.. — En t. d’Hist. nat.,espèce de cigale , * — chouette desAntilles — Insecte qui mange lesfeuilles du cotonnier. B. — Diablede mer , Voy. Baudroie. — Diablescartésiens ou de Descartes (Physi-que ) , petits plongeons de verrequi, renfermés dans un vase pleind’eau , descendent au fond, remon-tent à la surface, et font tout lesmouvements qu’on veut leur impri-mer , au moyen d’un globule deverre qu’ils ont sur la tête , lequelest rempli d’air que l’on comprimeplus ou moins. — * Diable , s’em-ploie aussi dans un sens défavorableen parlant de certaines choses. Ainsion dit : Une diable d'affaire , en par-lant d’une affaire difficile , fâcheuse ;un diable de vent , en parlant d’unvent incommode , nuisible. A.
Prov. Faire le diable contre quel-qu'un , faire du pis qu’on peut. —Dire le diable de quelqu'un , en par-ler fort mal. — * Donner , envoyeran diable , à tous les diables , mau-dire , rebuter, repousser , renvoyeravec colère , avec indignation. —S'en aller au diable , à tous les dia-bles , se perdre, disparaître tout-à-fait : et dans un autre sens, man-quer , échouer : Je crains bien quemon mariage ne s'en aille à tous lesdiables. — Brider une chandelle andiable , flatter un pouvoir injustepour en obtenir quelque chose. —Avoir un esprit de tous les diables ,avoir beaucoup d’esprit. — C'est lediable a confesser , c’est une chosedifficile à faire, â obtenir. — Logerle diable dans sa bourse, n’avoir pasle sou. À. — * Faire l'aumône audiable , donner à plus riche que soi.N. — Il ne faut pas se donner audiable pour faire cela , cela est facile.— Tirer le diable par la queue ,avoir de la peine à vivre .—Faire lediable à quatre , s'emporter, fairedu vacarme *, par allusion aux Dia-bleries , représentées anciennementsur le Théâtre - Français avec le-Mystères , etc. Celles qu’on appelaitgrandes diableries , étaient jouéespar quatre diables qui faisaient unvacarme épouvantable, poussaientdes hurlements, jetaient des feux parla bouche, etc. — C'est un bon dia-ble , un bon garçon ; un méchant dia-ble, un homme très méchant ; unpauvre diable , un homme malheu-reux . pauvre . misérable. — Avoirle diable au corps. Voy. Corps . —/Ve craindre ni Dieu , ni diable , êtreun impie , un libertin endurci. —Cela ne vaut pas le diable , c’estune chose qui ne vaut rien , ou quiest fort mauvaise dans son genre. —T.e diable n'y verrait goutte , se diten parlant d’une chose fort difficile àcomprendre, à débrouiller. A. — Iln'est pas si diable qu'il est noir f
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aussi méchant, qu’il le parait*
On dit en désapprouvant : J ?
lie avez-vous fait , avez-vous ? ^A quoi diable s'amuse-t-il etc. •
Le diable bat sa femme , il plç u *.le soleil luit, phrase empruntée (Païens qui disaient dans les n 11 - 10 .circonstances, que Jupiter, se ^at ®avec Junon, 1° parce que Junonc ^eux était souvent prise p our , a jget que Jupiter était aussi le ^ ieUl’air et de la pluie ; 2° parce <{rien n’est si commun dans Ifo JJlLque les querelles de ces deu%ep ücélestes. Toutes ces expressions sodu style familier. Fn diable f epression adv. Fort; extrêmetf^ n 'Frapper en diable. On dit dan*même sens: Il l'a battudiable ; il ment comme tous les ^ .blés. * On dit aussi en diable Jdemi. — A la diable , loc. a ‘Très mal : Cette affaire va , mar . CÎ f là la diable. A. — Etre fait (tdiable , être mal mis , mal * i11* être habillé sans goût, ou®' 0ses vêtements en grand désofdr ^— Diable, s’emploie souvent conj 1interjection de surprise , d’adn 111 ' 1lion, de doute, de mécontentem f ‘ n *d’inquiétude , etc. Diable !vous y allez ! Diable ! cela de vient * $vieux. Diable ! vous faites là de beaffaires. A. *
DIABLEMENT , adv. (man ) Excessivement : Cela est »blement chaud. Ilestfam.
DIABLERIE , s. f. Sortilège» .léfice. — Fig. et fam. Mauvais (dont on ignore la cause. — ^[ a> .ries , pi. Prétendues possession * *sorcelleries : Les Diableries de Ldun. — Pièces dramatiques r®P‘sentées anciennement sur le 1 l ,c ‘. jFrançais et où les diables j° ua,c
le principal rôle.DIABLESSE,
f. {dri-blè
-ce)
m®"
Il se dit ou par injure d’nn® ^chante femme : Cf est une diub es * -ou parcspritde compassion • *diablesse ; bonne diablesse . t
DIABLEZOT ! exclamation- J csuis pas assez sol : Fous v0 *JÏ cS tje parte , diablezot ! ■—vieux. A.
DIABLOTIN , s. m. (dia-blo^-
Petit diable. — Petite ligure
de d ia \
ble. — Fig. Méchant petit ^('et enfant est vn vraidiaWo*-^,
— Dans les Indigotenes , p tl . a ii
sin creusé ilans le fond du v (.qu’on nomme le reposoir . ' rJ , 0 .
de Marine, la voile d’élai d" T uquel de fougue. — liiahlotv 1 * ’ c0l i-Petites tablettes de c ' 100 ° |, 0 nq> a 'verles de dragées *l e
reille. .
DIABOLIQUE, adj. ( dia-°
Qui est du diable, quivienldu
— Fig. et plus ordniair>'n' en ^ ^- {t ,
tn'mement mécliant : * F'*?'rheinù 1hnliqne. — Fort mauvais . ^
'linlmlique. Raqoiït diabo j,.èsIl se dit encore de ce qui (l f,difficile , très pénible • C es