DIE
DIÈSE ouDlÉsm ; s. m. ( dièse,diè-zicé) T. de Musique. Sorte dedouble croix en sautoir qui , misedevant une note, la fait hausser d’undemi-ton. * Il se dit quelquefois desnotes haussées d’un demi-ton , abs-traction faite des signes tlly a deuxdièses dans le ton de Ré. A. On ditaussi adjectiv. : Cette note est dièse,elle doit être haussée d’un demi-ton.(l)u grec dièsis , qui signifie propre-ment division , fait de diièmi jepasse à travers.)
DIÉSER,v.a. (dié-zé)T. deMusiq.Armer une clef de dièses .—En frap-per accidentellement quelque note.
* RIÉSÉ , part p. de Diêser , etadj. Note diésée , haussée d’un demi-ton. A.
DIÈTE , s. f. ( diè-te ) * Régimede vie propre à conserver ou à ré-tablir la santé. Il se dit surtout enparlant de la nourriture.—Plus ordi-nairement , l’action de se priver d’a-liment , pour rétablir sa santé : fairediète ; mettre un malade à la diète.A. (Du grec diaita régime de vie ;manière de vivre réglée.)—Assem-blée des Etats en Allemagne , enSuisse , en Suède , en Pologne au-trefois. (Du même mot grec diaita ,dans la signification de jugement,parce qu’on y décide des affaires del’Etat. ou dans celle de salle de festin,parce que les Allemands ou Germainsau rapport de Tacite, traitaient d'af-faires publiques au milieu des festins.Ménage. Suivant Le Duchat , du latinbarbare dieta, fait, dans cette accep-tion , de dies jour, journée. Dietas’est dit en effet de toutes les journéesdestinées i parler d’affaires, à plaideretc ; et les Allemands donnent encoreà ce que nous appelons Diètes le nomde Reichstag journée impériale. )—Assemblée qui se lient dans quelqueOrdre religieux entre deux chapitresgénéraux.
DIÉTÈTES , s. m. pl. Sorte deJuges choisis à Athènes par les Ci-toyens , pour être arbitres dans cha-que tribu. (Du grec diaitétès arbitre,fait de diaita arbitrage. )
DIÉTÉTIQUE, adj. ( dié-té-ti-he )T. de Méd. Sudorifique et dessicatif.
* Qui concerne la diète , le régimede vie propre à conserver ou à ré-tablir la santé : moyens diététiques. A.
diététique , I. f. Partie dela Médecine qui s’occupe du régimede vie qu’il faut prescrire aux mala-des. (Du grec diaitétiki fait dansla même signification, de diaita diète,régime de vie.)
DIÉTINE , s. f. Assemblée parti-culière des membres de la noblessede chaque palatinat , en Pologne ,pour nommer les nonces ou députésaux Diètes générales.
DIEU , s. m. Le premier et sou-verain Être qui n’a ni commen-cement ni fin , par qui et dans quitous les autres êtres existent et sub-sistent. ( Du latin Deus dérivé dugrec Zdus, que les Doriens écri- I
DIF
valent Deus , nom de Jupiter. ) —Abusivement , les fausses divinitésque les païens adoraient : Mars estle dieu de la guerre ; Apollon est ledieu de la poésie , etc. Il s'emploieordinairement au pluriel '.Jupiter estle père des dieux. Les dieux infer-naux , les dieux mânes , ceux queles anciens païens invoquaient con-tre la crainte de la mort, et en fa-veur des défunts.-— * Dieu , se ditiig. , de celui qui est l’objet d’ungrand enthousiasme , d’une vénéra-tion profonde , d’une vive recon-naissance, d’un extrême attachement:Il fut pour moi comme un dieu bien-faisant . Cette mère idolâtre son fils ,elle en fait son dieu —On dit fig. enparlant des Rois, des Grands, deceux qui ont beaucoup de pouvoir,qu’t'te sont les dieux de la terre .—fam. Promettre ou jurer ses grandsdieux ; promettre ou jurer fortement.
DIFFAMANT, ANTE , adj. verb.( di-fa-man , an-te ) Qui diffame. Ildiffère d 'infamant, dit Girard , ence que ce qui est diffamant est unobstacle à lagloire, fait perdre l’estime,et attire lemépris des honnêtes gens;et que ce qui est infamant est unetache honteuse dans la vie , faitperdre l’honneur, et attire l’aversiondes gens de probité.
DIFFAMATEUR, s. m. (di-fa-ma-teur) Celui qui diffame.
DIFFAMATION , s. f. (di-fa-ma-cion) Action par laquelle on diffame.
DIFFAMATOIRE, adj. ( di-fa-ma-toâ-re) Qui diffame ; diffamant. II sedit surtout des écrits : Libelle diffa-matoire.
DIFFAMÉ, ÉE , part. p. etadj.Voj. Diffamer .—En t. de Blason ,Lion diffamé , sans queue.
DIFFAMER , r. a. ( di-fa-mf) Dé-crier, déshonorer , calomnier ; noir-cir la réputation de.... (Du latin dif-famare , fait du grec diaphémisâperdre de réputation , déshonorer ;formé de dia qui signifie ici de dif-férents côtés , et phémi parler. ) —* Se diffamer , v. pron. Se décrier:C’est se diffamer soi-même que d’é-crire pour diffamer les autres. À.
DIFFARRÉATION, 9. f. (di-fâ-ré-a-cion , r forte ) Chez les anciensRomains , sacrifice pour rompre lemariage , dans lequel on offrait ungâteau de pur froment ; divorce. (Dulatin differrealio , formé de la prépos.di , qui marque séparation , éloigne-ment , et far , faris gâteau qu’on of-frait dans les sacrifices. ) C’est lecontraire de Confarréation . Voj. cemot.
DIFFÉREMMENT, adv. (di-fé~ra-man) D’une manière différente.
DIFFÉRENCE , s. f. ( di-fé-ran-ce) Distinction , diversité, dis-semblance.—En t. de Logique, at-tribut essentiel qui distingue uneespèce d’une autre. — En Arith. eten Algèbre, excès d’une grandeursur une autre. — Dans la Géom. del’inlini, la quantité infiniment petite !
DÏF
dont un» grandeur variablemente ou diminue. On dit P* u, ..j- (rvent différentielle. ( Du la* 1 * J, lerentia. Voy. différer.) — * ^ al . on -différence, sentir la diffèr enee ;naître , apprécier , voir ce q ul _ j tune chose distincte d’une au,r ® t ,connais ces personnes, ces Ht"j'en sais faire la différence. A; |JCalcul aux différencesméthode de faire sur les diff e ( j f iunies des grandeurs variable* ' \ topérations analogues à celle* fi r3 |calcul différentiel et le calcul h 1 * g.font sur les différences infinie 1 ® X f .tites .—Différence ascensionne |\ a ,.tronom. ) , la différence entr jjijqii<>cension droite et l’ascension ,° ^,d’un astre.—* Différence, l^ 1 ' gB e
Variété. La différence tu PP o9 * 0 nfti'comparaison qui empêche la ^ti'sion; la diversité suppose un . ; tj.
Ie S oùt < '“.f.lne" 1
gement qui flatte le goût ;
i dis»>P e '
une pluralité de choses qui 1l’ennui de l’uniformité. , R.fé'DIFFÉRENCIER, V. «• * I»ran-ci-é ) Distinguer , jjf-
différence entre... ; marquc r ’.^at-
férence de_—En t. de M* r eP'
différencier une quantité ,dre la partie infiniment P elll ^pflÊ'DIFFÉRENT , ou mieux p ,j, a t,REND , s. m. ( di-fé-ran ) v ga[e S'contestation.— * La chose c oC ,tée. N .—* Ce qui fait la * ,jell*en parlant d’une valeur suron conteste : Partayeons le ut Je*parla moitié. A. La coneuff* c oti'intérêts cause les différends . de*trariété des opinions p 1-0 "* ,,»< J?disputes ; l’aigreur des espÇ 1 jif'
source des
lai» 1
s querelles. (Du 1 . rns le sens de itfbf
ferre , dan a ie sens ,
sentiments , d’opinions , (fl*
DIFFÉRENT, ENTE, a P er »;fé-ran, ante ) Dissemblable > t pi*'qui diffère d’un autre. ioè<° etinct , qui n’est point Mérf ls
ni le même : Employermoyens pour... Ce mot ® ’ d 1 "* 1 , 1
acceptions. —Prov. Ces . o , ir etsont différentes comme le J din 1 'nuit , elles sont extrêmen 1rentes.-Fam. Cela est W ^bien différent, c’est lue» a ” e c e fi°que ce que l’on disait, ‘1je pensais. A. f. (*
DIFFÉRENTIATION , --^1®*
fé-ran-cia-don ) T. ,jfférd t,e .■'
transcendante, Action de « (
DIFFÉRENTIEL » ® d«(di-fé-ran-ci-èl , c ; le ' r0 cè^ ehaute Géométrie. * Ü ul ?.* diff efedifférences. A. Q"° ni oC tiie> 0
tielle , quantité infimine^^
moindre que toute 6 rn tce fl 11 . ^ble , ainsi nommée > I ‘est la différence de ^ fan 1 ;finies , dont l’une ® i gen 9 ’ ,w,infiniment peu. E " e( sut' 5 ' 11 " j,i(lit aussi simpl ? me mffére>‘ tte \e,une différenttf e.-r^ier o
premier degré ou du P 0 r‘l ,na .' |
• d’une quantité p3 rli®,i second degré ,
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