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Tome premier.
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ÉNERVE, adj. 1. (Bolan.) Feuillesénerves, sur la surface desquelles onn’aperçoit aucune neivure, comme latulipe.

ÉNERVER, v. a. ( è-nêr-vé ) Af-faiblir beaucoup au propre et au fig*— * Enerver le style , U langage ,rendre le style , le langage faible etlâche. A. (Du lat. enervare , fait avecla même signification de la partie,exlract è et de nervus , nerf ; oter lenerf,)

ÉNEYER, v. a. (é-né-ié) En t. deMenuisier, ôter les nœuds de la canneavant de la fendre.

enfaîteau, s. m. (an-fê-tô, s.d.) Tuile creuse qui se met sur lefaîte d’une maison.

ENFÀÎTEMENT, s. m. (an-fê-te-man ) Couverture de plomb qu’onmet sur le comble d’une maison. ,

ENFAÎTER, v. a. (an-fê-té) Cou-vrir le faite d’une maison avec de la !tuile ou du plomb, etc.

ENFANCE, s. f. ( an-fan-ce ) Lepremier et le plus tendre âge de lavie. (Du lat. infantia Voy. Enfant.)—Au fig., le commencement de quel-que chose.— Puérilité : Ce que vousfaites est une vraie enfance ; ne pre-nez pas garde à ces enfances . —* Etre, tomber en enfance, se dit d’unevieille personne qui est tombée enimbécillité, qui n’a plus l’usage de laraison. A.

ENFANT, s. m. et f. (an-fan)Jeune garçon ou jeune fille qui estdans Venfance, (Du lat. infans , forméde la partie, privative in, et de fariparler: qui ne parle point encore .)

— Fils ou fille par relation au pèreou â la mère. * Au pl., ce mot com-prend aussi quelquefois les petits-fils, et arrière-petits-fils. — Il se ditquelquefois de tous ceux qui sontsortis d’une même souche : Noussommes tous les enfants d’Adam , etfig. Les enfants de Dieu; un enfantde Saint-François , un franciscain ;un enfant de saint Ignace , un jé-suite, etc. Fig. et poét. Les enfantsde Bollone on de iMars, les enfantsd*Apollon, les guerriers, les poètes.

— En style de l’Ecriture, les enfantsde lumière, ceux qui sont éclairés deslumières de l’Evangile; les enfantsde ténèbres, les idolâtres; les enfantsdes hommes, les hommes : cela se ditprincipalement de ceux qui viventdans 1 iniquité. — On dit aussi lig.et fam. Enfant de Paris, etc. natiTde Paris , etc. Les menteurs sont en-fants du diable. —Fig. et fam. C'estun bon enfant , une bonne enfant,personne d’un caractère doux et fa-cile. Il est bien bon enfant de croirecela, il est bien simple de croire ce-la.— Enfant est aussi un terme d'a-mitié , de familiarité avec quelqu’unplus jeune que soi ou avec un infé-rieur : Ma belle enfant , ne craignezrien. — Se dit quelquefois fi g., dansle style élevé, d’une chose qui estproduite par une autre : Le bonheurest enfant de la vertu . A.

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Enfant de chœur, jeune garçonqui chante au chœurdans les Eglises.— Enfant de la balle , enfant d’unMaître de jeu de Paume, et figur.,enfant qui exerce la profession deson père et qui par cette raison estcensé y être plus habile qu’uuautre.

ENFANTEMENT, s. m. (an-fan-te-man) Action d’ enfanter,

ENFANTER, v. a. ( an-fan-té )Accoucher, mettre un enfant aumonde. Il ne s’emploie guère quedans certaines occasions graves etsérieuses, où il est comme consacré :La Vierge enfantera un fils qui seranommé Jésus.— Il se dit fig. des pro-ductions de l’esprit : II enfante tousles six mois un gros volume.—* Pro-! duire, causer : Les guerres civiles en-I fantent mille maux .

ENFANTILLAGE, s. m. (an-fan-ti-glia-je , mouillez les II ) Mauièreenfantine. — * Discours enfantins.Il ne se dit qu’en parlant des per-sonnes qui ont passé l’enfance. 11est fam. A.

ENFANTIN, TINE, adj. ( an-fan-tein, fine. Qui est d'enfant.

ENFARINER, v. a. ( an-fa-ri-nè )Poudrer de farine, — On dit fig. aupassif qu’rm homme est enfariné dequelque science , qu’il en est légè-rement imbu; qu’il est enfariné d'uneopinion , d'une mauvaise doctrine,pour dire qu’il en est imbu, prévenu.Dans ce dernier sens , on dit aussiabsolument et sans régime : Cethomme est enfariné , attache à deserreurs condamnées. — Prov. Il estvenu nous dire cela la gueule enfa-rinée, inconsidérément et avec unesotte confiance.

s’ENFARINER , v. réfl. Se pou-drer, se remplir de farine. —Au fig.,s’entêter d’une opinion.

ENFER , s. m. (an-fér) Lieu oùles damnes sont punis. — Au fig.,les démons. (Du lat. infernus, sous-entendu locus , ou inferna , orttm ,sous-entendu loca, fait dans la mêmesignification d'inferior plus bas, lieubas.) — Fig. 1° Bruit, vacarme ef-froyable.—2» Lieu où l’on se déplaît.— En Chimie, vaisseau propre àfaire bouillir te mercure jusqu’à sonentière oxidation.

Enfers, au pi. Lieu où les Païenscroyaient que les âmes allaient aprèsleur mort. (Du lat. inferna, orum.)On dit que les Cafres admettent 13enfers , et 27 paradis , où chacuntrouve la place qu’il a méritée, sui-vant ses bonnes ou mauvaises ac-tions. — * Lieu où étaient les ainesque Notre-Seigncur délivra après samort : Jésus-Christ est descendu auxenfers. A. * Figur. et fam. Un feud'enfer, un feu très grand, très vio-lent; un jeu d’enfer, un très gros jeu;aller un train d'enfer , aller fort vite.

Fig. Porter son enfer avec soi ,porter son supplice avec soi. Avoirl enfer dans le cœur , se dit d’unepersonne tourmentée de remords, ou

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qui roule dans sou esprit deip* n!atroces. A. . 1

enfermé, s. m. SentirPenfirm^sentir mauvais, pour n’avoir pasà l’air depuis longtemps. Onditauset mieux sentir le renfermé .

enfermer, v. a. -j

Mettre une personne, ou un aDldans un lieu d’où elle ne puissetir. (De la propos, en dans, ®verbe fermer', fermer dans. Voy* f ^mer.) — Serrer une chose ^ an ^ relieu qui ferme .— Environner; cde toute part, — Contenir ; cprendre. ^ et .

C'est un homme a enfermer , atre dans un hôpital de fous, u^ulieu de correction.

S'enfermer dans une placé, Jmeurer pour la défendre pend? 11 ^siège .—Dans un cloître, seligieux. — * S*'enfermer dans s ° n sebinet, s'enfermer avecretirer dans son cabinet, etc ' ï g 0 p-fermer avec un malade , resterstamment auprès, B. A. t f

enferrer , V. a. (fl»7 yliteforte) Percer avec un fer ° u 3chose. -gipr

S’ENFERRER, v. réfl. Sc J eIl ii.soi-même sur l’épée de son eoo— Au fig., se nuire à soi-n^ IIieses paroles ou par sa conduit ®*' ÿ)ENFICELER, v. a. (an-frT. de Chapelier. Serrer avec ucelle. , vf è,

ENFIÉVRÉ, ÉE, adj. f0 ç.,ée) Vieux mot qui signifiait a u P^$,malade de la fièvre . Eeaumtt* c ^ gi jê

dans son Barbier de Séville, a

de le rajeunir au fig.: Jlm’a 2”^ leenfiévré de sa passion. On p 0llI " r ‘conserver dans le sens ded'une passion violente, inaiss ei1dansle style familier. . Je )

ENFILADE , S. f.

Longue suite de chambres, etles portes sont disposées de ,,]a u pcque leur milieu se trouve 6Ü J0«même ligne droite : Il y a " fI q,, ifilenfilade dans ce bâtiment. ~~ ^

fig. et fam. Une longue enp |W *,

discours, de raisonnements

etc. — Au Trictrac, obst aC ® j'pntrouve à faire passer les ( l aïU *L; fa' 1côté du tablier à l’autre , c * ^ciio' 1souvent perdre la partie. —*■ a ond'enfiler avec les boulets d®

B. A. ... pa9S f '

enfiler, v. a. (“«^lïoseP;''

■ ; a- ff

île la soie, ilu fil ou autr ' r (i; ile trou d’une aiguille, o uetc. Fig. !» Entrer

épée au travers du corps ve rst‘‘ re '.—AuTrictrac, enfiler son -

ou dans un chemin. -

. faisan 1 P aS : f uconserver son plein, en le J

les dames surnuméraires e , fa"de son adversaire. ' aiteltfllvn parlant du jeu, "’f^geus"’ 1 ffn

dans une partie dcsavanlag [e: ^.

traîner dans une gros* et

escroc Va enfilé dans an

a gaqné dix mille francs- »

Fig. et fam. Enfila “ m