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Tome premier.
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fèniission en levant la fterte de saintRomain ,* parce que le chapitre mé-tropolitain de Rouen faisait grâce ,chaque année, le jour de l’ascension,à un criminel convaincu de meurtre,qui devait lever la châsse de S. Ro-main , archevêque de Rouen. Ondisait autrefois fiertre. (Du latin fe-retrum bière, cercueil.)

FIERTÉ , s. f. (fiêr-té) Carac-tère de celui qui est fier , * de ce quiest per ; orgueil. Il diffère de dé-dain , en ce que la fierté est fondéesur l’estime qu’on a de soi-même ,et lu dédain sur le peu de cas qu’onfait des autres.—Il se prend quel-quefois en bonne part : Noble,géné-reuse fierté .—En Peinture, hardiesse,expression : Fierté de pinceau , decoloris , de composition .

FIERTÉ , ÉE, adj. Se dit en t.de Blason , d’une baleine dont onvoit les dents.

FIÈVRE , s. f. ( fiè-vre ) * Mouve-ment déréglé de la masse du sangavec fréquence permanente du pouls,ordinairement accompagné de cha-leur. A. Il y a plusieurs sortes delièvres. (Du latin febris , fait dans lemême sens , de fervere bouillir ,bouillonner , à cause de la chaleurbrûlante dont la plupart des fièvressont accompagnées.)—Fig-, inquiétu-de f émotion violente : L'incertitudede Cévènement lui donne la fièvre.—* Il se dit quelquefois, dans lestyle élevé , de toute agitation, detome passion vive et désordonnée :('elle fièvre de rébellion n'était pointapaisée. A. — Prov. et fig. Tomberde fièvre en chaud , tomber d’un ac-cident dan* un autre eucore plus fâ-cheux.

FIÉVREUX , EUSE , adj. (fié-x> reù , ev-ze) Qui cause la fièvre .—Qui est sujet à la fièvre.—Il se ditsubstantivement , au masculin, despersonnes malades do la fièvre : Il1/ a beaucoup de fiévreux dans cepays.

FIÉVRÜTTE , s. f. Petite fièvre,^ntil.

Fifre , s. in. Sorte d’instrument1 o Musique à vent , en usage à las 'erre, et dont le son est très aigu,(be l’allemand pfeiffe, qui a la mêmeM unification.) — Celui qui joue duLes Allemands le nommentJ ‘f ti i/fer.

FIGALE , s. f. Bâtiment des In-qui ne porte qu’un mât placé; ' 1 milieu.

* FIGARO , s. m. Entremetteur* 'flaires, intrigant politique ou pri-v ' ! » bomme habile sans conscience ,^Jui spécule sur les passions des au-' s. ( De figaro personnage d’uuetUl 'iédie de Beaumarchais.) B.FIGEMENT, s. m. ( fi-je-man )c hon par laquelle une chose grassef l< je , s’épaissit ; 4 ou état de ceest figé. A.

. rï GER , v. a. (fi-gê) Congeler ,*!' i6sir parle froid : L'air fige laf ' >sse. (Du latin figer », dan* le

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sens de fixer.) — Se figer , v. pr. Seprendre , se coaguler.

FIGNOLER, OU FINIOLER , V.n. (fi-gnio-lé , mouillez gn) Raffiner;vouloir enchérir sur les autres parun ton , un langage ou des manièresaffectées. Il est populaire.

FIGUE , s. f. ( fi-ghe ) Sorte defruit mou et sucré , qui provient dufiguier. (Du latin ficus , nom du fruitet de Par.-. —Figue banane . Voy.bananier.

Prov. Moitié figue, moitié raisin;moitié de gré , moitié de force ; oupartie bien, partie mal.—Fam. Fairela figue à quelqntin , le mépriser ,le braver , le défier. (De l’italien farla fica , qui a la même signification,et qui vient de ce que , les Milanais,révoltés contre l’empereur Frédéric,ayant chassé de leur ville l’impéra-trice son épouse, montée ignominieu-sement sur une vieille mule, l’Empe-reur les condamna , sous peine d’êtrependus sur l’heure, à arracher publi-quement, avec les dents, une figuequ’il fit placer dans le derrière de cellemême mule , et à la remettre aumême lieu, sans l’aide de leurs mains.Chacun d’eux était obligé de dire aubourreau qui était présent : Ecco lafica.)

FIGUEIRA , s. f. Yoy. Bananier.

FIGUERIE , s. f. ( fi-ghe-ri-e )Lieu planté de figuiers»

FIGUIER , s m. ( fi-ghiè) Arbred’une médiocre grandeur, origi-naire d’Asie , à fleurs amentacéesmâles et femelles, renfermées dans uncalice commun qu’on nomme figue ,et qui sert d’enveloppe au fruit pro-prement dit. Les espèces du figuiersont très nombreuses. (Du latin ficus ,qui a la même signification.)—* Oi-seau fort petit, de plusieurs espèces.B.

Figuier d'Adam. Yoy. Bananier .— d'Amérique , grand figuier, fi-guier maudit , figuier admirable ,arbre de Saint-Domingue, dont onconnaît deux espèces , le franc et lebâtard. Le premier, un des plusgros arbres de l’Amérique, se repro-duit à l’aide de ses rameaux, qui in-clinés vers la terre , y prennent ra-ciue ; ses fruits sphériques sont dela grosseur d’une noix de galle. Lesecond est un végétal parasite dontles graines très légères s’implantentsur les arbres voisins , et dont lefruit est semblable à une nèfle.—d’Tnde.X oy. Cordasse , Cacticrcn ra-quette et Chioef.—des Indes, paretu-rier,palétuvier, grand et gros arbrequi croit à Goa, et produit de petitesfigues rouges. Son écorce sert à fairedes habillements. 4 Ses branchestouchant à terre prennent racine.

4 FiGULE , s. f. Sphex , genred’insectes hyménoptères. B.

FIGURABILITÉ , s. f. (Physiq.)Propriété qu’ont tous les corps d’êtrefigurés , d’avoir une figure quelcon-que.

figurant, ante, s. (fi~gu-

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an-te) Danseur , Danseuse qui figuraaux ballets dans les corps d’entrée.—* Il se dit aussi de celui qui faitun personnage accessoire dans quel-que pièce de théâtre que ce soit iLes figurants du théâtre français .A.

FIGURATIF , IVE , adj. Qui estla représentation , la figure , le sym-bole de quelque chose : * Tout étaitfiguratif dans l’ancienne loi.—Planfiguratif, carte , (Du latin figurati-vus.)

FIGURATIVE , s. f. Lettre quicaractérise certains temps des ver-bes grecs.

FIGURATIVEMENT, adv. (fi-gu-ra-ti-ve-man ) D’une manière figurée.

FIGURE , s. f. Forme extérieured’une chose matérielle : * La figuredelà terre. La figure d’une pyramide.—Dans un sens particulier, le visa-ge de l’homme : Cet enfant est d’unejolie figure .—* U su dit, par exten-sion , de l’air, de la contenance ,des manières , etc : Il fait une tristefigure à table , car il est malade etsouffrant. A.—Bon ou mauvais étatd’une personne , relativement auxaffaires, au crédit , etc. En cesens on dit sans article , faire fi-gure , paraître beaucoup , faire beau-coup de dépense.—Représentationen Peinture , en Sculpture. Voy.Effigie. — Symbole : 1/rlgneaupas-cal était une figure de l’Eucharis-tie .—En t. de Grammaire eide Rhé-torique, tour de mots ou de penséesqui anime ou orne le discours.—*Ent. de Danse , diverses situations desdanseurs , lignes qu’ils décrivent endansant. B. — En Aritli. , se ditquelquefois des chiffres qui expri-ment un nombre.—En Géométrie .1° Espace terminé de tous les côtés,soit par des surfaces , soit par deslignes.—2° Représentation sur lepapier , etc. de l’objet d’un théo-rème ou d’un problème , pour eurendre la démonstration ou la solu-tion plus facile à concevoir.—Eu cesens , une simple ligne , un anglesont des figures .—En Astrologie ,description ou représentation de l’é-tat et de la disposition du ciel, àune certaine heure , qui contient leslieux des planètes et des étoiles mar-qués dans une figure de douze trian-gles appelés maisons. On la nommeaussi horoscope et Thème.— En Géo-métrie , extrémités des points , li-gnes ou nombres jetés au hasard,et sur les combinaisons ou variationsdesquels sont fondées les prétenduesprédictions géomantiques. (Du latinfigura, fait dans la même significa-tion , de fingera faire , former, fa-çonner.)—Fam. Etrebien de figure .avoir les traits réguliers.

FIGURÉ , ÉE , part. p. de Figu-rer, et adj .—Copie figurée , copied’un écrit trait pour trait, où l’ona conservé jusqu’aux ratures , etc.—Danse figurée , composée de diffé-rent» pas et de différente» figure».