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Tome premier.
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VOGUE , s. f. (fo-ghe) Dans lesfabriques de soie , etc. Ouverturede la chaîne par où passe la navette.

FOI, s. f. (foa) Assentiment ,adhésion , croyance aux vérités révé-lées. C’est la première des vertusthéologales. ( Du latin fides. ) — Ue-Ügion : Renier la foi ; profession ouconfession do foi. — Dogme : Arti-cle de foi . — Probité ; fidélité à gar-der sa parole. — Croyance : Ajouterfoi à....; homme digne de foi. —Témoignage; assurance : Faire foid’une chose. En foi de quoi j'ai si-gné , etc. — En t. de blason , deuxmains jointes ensemble en signed’alliance et d’amitié. — La foi di-vine , celle qui est fondée sur la ré-vélation. — La foi humaine , Cellequi est fondée sur le témoignage deshommes. — N*avoir ni foi ni loi,ni religion ni probité.

* Bonne foi , la qualité ou la con-duite de celui qui- agit, qui parleselon sa conscience, avec franchise,avec une intention droite : La bonne

foi est rare parmi les hommes ; êtredans la bonne foi . On dit dans lesens contraire, mauvaise foi : êtrede mauvaise foi. — Bonne foi , scdit particulièrement , en Jurispru-dence , de la conviction où est unepersonne qu’elle agit, qu’elle con-tracte légalement , ou qu’elle ac-quiert , qu’elle possède légitime-ment. On dit également dans le senscontraire, mauvaise foi. A.

Foi et hommage (Jurisprudenceféodale) , soumission que le vassalfaisait au Seigneur du fi. f dominant,pour lui marquer qu’il était sonhomme, ei lui jurer une entière fidé-lité. — Foi-lige , foi et hommageemportant obligation de servir leseigneur dominant envers et contretous. — Foi-mentie, félonie du vas-sal envers son seigneur, lorsqu’ilcontrevenait à la foi qu’il lui avaitJurée. — Ligne de foi ( Aslron. ), 1°ligne qui passe par le centre d’unÇrapliomclre , elc. , et par le pointde l’index qui marque la division.2° La ligne de collimation. Voy. Col-h-ntation■ — En bonne foi, loc. ndv.f-u vérité. — De bonne fox, loc. ndv.^ ne point mentir; sincèrement ;j'vec candeur. — * Sur la foi de...,prép. En se confiant à.... —^ov. Foi de Bohême , la foi que lesv °lours se gardent entre eux. A.

foie , s. in. {foa) T. d’Anal.Viscère du bas ventre, composé dedifférentes glandes propres à séparer? t! la masse du sang une liqueurJaunâtre qu’on nomme bile .—* Cha-9ltr de foie , s’est dit de certainesÏOl )geurs qui viennent au visage , etS 111 étaient autrefois regardées commeIndiquant une affection de foie. On‘a dit aussi , fig. cl fam. , des mou-Ve,| ieutsdo colère prompts et passa-®'' rs * A. (Contraction du mol foyer ;î^rce q ue } suivant *e sentiment destt, ^‘et,s J c’est le foyer où se cuit et seRépare le sang. Lavoisier, Diction».

de Médecine , etc. ) — * Foie , dansl’ancienne chimie, se disait de cer-taines combinaisons qui ont une cou-leur analogue à celle du foie : Foiede soufre ( sulfure, de potasse on desoude ) ; foie à*antimoine ( mélangede parties égales de nitrate de po-tasse et de sulfure d’antimoine brûlésdans un creuset); foie d'arsenic.

FOI-MENTEUR, S. ni. (foa-man-teur) T. de Coutume. Vassal quimanquait à la fidélité qu’il devait àson seigneur. On disait, dans le mêmesens, foi-mentie , s. f. et foi-men-tir , v. n.

FOIN, s. m. { foHn ) Ilerbe després , coupée et séchée , qui sert denourriture aux chevaux et aux bes-tiaux. •:— * H se dit aussi de l’herbeavant qu’elle soit fauchée : Les foinssont beaux', on coupe les foins. Dansce dernier sens on sc sert surtout dupluriel. A. — ou candie , plantesgraminées, panicttlées. (Du latinfemtm, faitdans le mèmesensde fétusproduction. ) — Partie «le l'artichautoutre le <-ul cl les feuilles.— FoindeBourgogne. Voy. Luzerne.

FOIN ! interj. qui marque le mé-pris ou le dépit. Il est bas et popul.

fouie, s. f. {foa-re) Marchépublic où les marchands s’assemblentà certains jours et pendant un tempsborné, pour vendre en liberté leursmarchandises. (Du latin forum mar-ché, place publique , dérivé du grecphêrô je porle ; d’où l’on a faitphorn transport, et phorion mar-chandise.) — Présent qu’on fait autemps de la foire : Il lui a donné safoire. —Cours de ventre. Il est bas.— Foires franches, foires établiesavec certains privilèges, telles quecelle de beauçaire , etc. — Foire durespect (Commerce), espace de troismois qu’un commettant accordait àson commissionnaire , pour lui payerle montant des marchandises que cedernier avait vendues à terme sonssa garantie.—Piov. S'entendre commelarrons en foire , s’accorder surtoutpour mal faire.— La foire nest passur le pont , il n’est pas nécessairede tant sc presser.— On dit aussidans le mémo style, quand on voitarriver plusieurs personnes dans unecompagnie : La foire sera bonne , lesmarchands s'assemblent.

FOUI EU, v. n. (foa-ré) Se dé-charger le ventre quand ou a la foire .Ce mol et le suivant sont du style leplus lias. (Dans celle acception dulatin foria, fait avec la même signi-fication de foris ou foras dehors ;parce que les excréments s’échappentalors avec une extrême facilité.)

foiuelx , EUSE , adj. et S. (foâ-rev , eu-se) Qui a la foire.

roiiiOEJLE , s. f. [foa-ro-lc) Voy.

Mercuriale.

FOIS, s. f . (fo-a) Ce mot jointordinairement à un nom de nombreou qui marque nombre, sert à dé-signer la qualité et le temps des chosesdont on parie : Je ne l'ai vue qu'une

fois ; que cette fois-là; deux fois,mille fois , etc. (Du latin vices enchangeant le v en f. Les Espagnols enont fait dans le même sens , ves,veces. Des Italiens , pour toutefois ,disent tuttacia , comme les Françaisdisaient anciennement toutevoye.)

De fois à autre , loc. adv. Quel-quefois , de temps en temps. — Alafois, tout à la fois, en même temps;tout d’un coup ; tout ensemble. —* D'autres fois, en d’autres moments,en d’autres occasions. —Fam. Unebonne fois , une fois pour toutes , sedit en parlant d’une action faite com-plètement en une fois ou avec ledessein, la résolution de ne pointla faire de nouveau : Je vous enavertis une fois pour termes. — Unefois, signifie aussi , A une certaineépoque , ou dans une certaine occa-sion.— Une fois que ; dès qu'une fois;lorsqu'une fois , se dit pour des que ,quand , lorsque : Une fois qu'il s'estmis quelque chose dans Vesjirit. Lors-qu'une fois U se met en train dépar-ier, U ne finit plus. A. — Saisir unhomme à fuis de corps , par le milieudu corps. (Il paraît, par les recher-ches de Pasquier, (pie de son tempson disait saisir par le faux du corps ;et suivant Le Duchal , faux, dérivéen ce sens de l’ail, faite pli, est pro-prement l’endroit où le corps se plie;c’est-à-dire la pai tiecomprise depuisle défaut des cuisses , jusqu’au com-mencement des côtes.)

FOISON , s. f. sons pl. ( foa-son )Abondance. (Dulat. fusio épanche-ment ; par allusion aux choses liqui-des qui s’épanchent lorsqu’ellessurabondent dans un vase , etc.) * Ilne prend jamais l’article : Il y aurafoison de fruits cette année. Il estfamilier. A .—À foison , loc. adv.Abondamment. Il est fam.

FOISONNER, v. n. ( foa-zo-né )Abonder. La Picardie foisonne enblé. — Multiplier: Les lapins foison-nent beaucoup. — Paraître en plusgrande quantité: Une carpe d Vêtuvéefoisonne plus que sur le gril. * Cesens est peu usité.

fol , OH FOU, FOLLE, adj. (Ondite! l’on écrit fol au masc. quand ilprécède immédiatement un subst. quicommence par unr voyelle commeun fol amour, un fol espoir, etc. Dansles autres cas , l 'Acad, écrit fou : Ilest fou à lier. Ceux mêmes nui écri-vent encore/ùl, prononcent fou.) Quia perdu le sens , l’esprit: Fou à lier,à courir les champs. Le /©«manquepar la raison , Vextravagant par larègle, l’t/isc/i.sé par l’esprit, Vimbécillopar les organes. Le premier a l’ima-gination forte ; le second a les idéessingulières; le troisième les a bor-nées; le quatrième n’en a point deson propre fonds. (Du lal. barbarefollus , fait en ce sens par les Ecri-vains du moyen-âge de follis ballonà vent, auquel ressemble la tête d'unfou. Ménage. Plusieurs ont pensé quefol était originairement un mol gau-