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Tome premier.
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de faire garder le sien à la porte desmaisons où l'on avait affaire, oùl'on était en visite, etc.) — 5° Lagarder à quelqu’un ou la garder bonne,attendre l’occasion de se venger.—Garder les gages , les enjeux , en êtrele dépositaire.—tarder son ban , nepas contrevenir à l’arrêt de son ban-nissement.

Garder , v. n. Veiller , prendregarde : Gardez , quand l'amusementdu travail vous emporte , que lui ce-pendant ne s’ennuie , sans oser tousle témoigner. C’est une phrase de J. J.Rousseau dans Emile ; et en ce sensgarder est un néologisme.

Se garder , v. pron. Se conserver.—Se défier de...—Se défendre, sepréserver de ....—Se garder de, avecl’inlinitif, se donner de garde : Il segardera bien de le faire , il ne serapas assez sot ou assez téméraire pourle faire.

GARDE-RORE , s. î. Chambredestinée à renfermer des habits , lelinge , les hardes de jour et de nuit,etc.—Tous les habits et autres har-des d'uue garde-robe.—* Chez h* Roi.Grand maître de la garde-robe , grandofficier qui a soin de tout ce qui re-garde les babils et le linge du Roi,et qui a sous lui divers officiers. A.— Garde-robe , signifie aussi , lelieu où l’on met la chaise percée :Aller à la garde-robe , aller à ses né-cessités.—En Provence, etc. armoire.On le fait même masculin : Un garde-robe de bois de not/cr. Il n’a ni cegenre ni ce sens.—En t. de Ilot. Sor-te de plante. Voy. Aurone femelle.

GARDE-RORE , s. m. Tablier detoile que mettent quelques femmespour conserver leurs vêtements.

* GARDE ROYALE, s. m. Trouped'élite qui forme la garde d’uu Roi.B.

•garde-temps , s. m. Instru-ment d’IIorlogerie ou de Physique ,propre à conserver l’indication dumoment où une opération a été com-mencée et achevée. B.

gardeur, el’SE, s. Celui, cellequi garde : Gardeur de cochons ,gardeusc de vaches.Garde-vente, s. m. Garde qui

eouche dans une forêt pour la sûretédes bois coupés.

* GARDE-vue, 5 . m. Sorte devisière , ordinairement garnie oudoublée de taffetas vert qu’on placeau-dessus des yeux, pour garantir lavue du trop grand éclat de la lumière :Porter un garde-vue . A.

GARDIEN, IENNE, s. {gar-dicn,iè-ne) Celui ou celle qui garde , quit en dépôt, etc. Voy. Garde danssa dernière acception.—* Il signifieaussi, celui, celle qui protège ou quiest commis pour protéger quelqu unou quelque chose : Dieu est notremeilleur gardien. On dit adjective-ment , en ce sens , ango gardien.—Gardien , se dit particuliérement ,*n t. de Pratique , de celui qui esteommis par justice pour garder des

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meubles saisis , des scellés , etc—Gardien noble , celui qui avait la gar-de noble. A .—Gardien est aussi letitre qu’on donne au supérieur d’uncouvent de religieux de Suiul-Frau-çois. A.

GARDIENNAGE , s. m. ( gar-dic-na-je ) T. de Marine. Emploi de Gar-dien.

GARDIENNAT, s. m. ( gar-dièna )Office de Gardien .—Le temps qu'onest Gardien.

GARDIENNERIE , s. f. (, gar-die-ne ri e) T. de Marine. La sainte-barbeou chambre des canoniers.

GARDON , s. m. Petit poissonblanc d’eau douce.—Prov. Etre fraiscomme un gardon , avoir de la fraî-cheur et de la santé.

GARDI , s. m. (gar-di) T. de Pê-che. Troisième chambre de la ma-drague.

GARE , impératif du verbe se Ga-rer , qui se dit par manière d'inter-jection, pour avertir de se ranger,de se détourner, de prendre gardeà soi.—Ml se dit aussi , pour avertirquelqu'un du châtiment qu’il subira,s’il ne prend garde à lui, s’il ne faitpas mieux son devoir , etc. Gare lefouet. Gare le bâton A.

GARE , s. f. Lieu préparé sur lesrivières ou canaux pour mettre lesbateaux en sûreté , * pour qu'ilssoient a l’abri des glaces, des inonda-tions , et n’embarrassent point la na-vigation. A.

GARENNE , s. f. (ga-rè-ne) Lieupeuplé de lapins. — Sorte de petitbois où fou a mis des lapins. ( Del'allemand warende , lieu gardé ouclos où l’on enferme des animaux ,fait de wehren munir, fortifier , dé-fendre. Trévoux d’après Huet.)

GARENNIER, s. m. ( ga-rê-niè )Celui qui a soin d’une garenne.

GARER, v. a. (garé) Garer tinba-teau , l'amarrer, ['attacher dansune gare.—* Se garer , v. pron. Sedit des bateaux qui se rangent decôté pour en laisser passer d’autres.A.—Il signifie , par extension , sepréserver, se défendre de quelqu’unou de quelque chose. Il est familieret d'un usage peu étendu.

GARGALISME , s. m. ( gar-ga -lis-me) T. de Médecine. Chatouille-ment. (Du grec gargalismos , fait dansla même signification de gargalizô jechatouille.)

se GARGARISER , v. pron. ( gar -go-n-zè) Se laver la gorge avec quel-que liqueur , eu l'attirant et la re-poussant à plusieurs reprises. ( Dugrec gargarisé, dérivé avec la mêmesignification de gargaréôn la luette.Les Latins disaient également garga-risare , cl tous ces mots sont autantd’onomatopées.)

gargarisme , s. m. Remèdeavec lequel on se gargarise.— Actionde sc gargariser.

GARGOTAGE , s. m. Repas mal-propre ; viandes mal apprêtées.

GARGOTE , s. f. Petit cabaret

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où l’on donne à manger A bas prix.(Ou lalin gurgustium , qu’on trouvedans Cicéron avec le même sens.)*—Par extension et par mépris , toutlieu où l’on mange malproprement.

GARGOTER , v. a. ( gar-go-tc )Ilauter les gargotes : Il ne fait </«'-gargotor .—lioire et manger malpro-prement : 7 1 sont Ut à gargoter.

GAUGOTIER , 1ÈRE s. ( gar-go -tié , iè-re ) Celui , celle qui tient gar-gote. — Méchant cabareticr , mé-chant cuisinier : C'est un vrai gar-goticr.

GARGOUILLA DE , s. f. gar-geu-glia-de, mouillez les II ) Pas dedanse consacré , dans les Ballets .aux entrées des vents, des démon»et des esprits de feu. Il se forme e°faisant , du côté que l’on veut , un*demi-pirouette sur les deux pied»*

Le mol et la chose ont vieilli. A-

GARGOUILLE , s. m. ( gar-goa-glie ) Gouttière de pierre.—Endroitd’une gouttière par où l’eau tombe-(Ou grec gorgura, canal par où l’ea' 1s’écoule; égout, aqueduc, etc. Huet-)— En t. d’Epnrounier , l’eau q ulest au bout de la brandie de l'c/n-bouchère.

gargouillement, s. m. (gar-

gou-glie-man) Bruit de l’eau dans I*gorge , l’estomac et les entraille**(Mot fait, ainsi que les deux suivant*»par onomatopée )

GARGOUILLER , v. n. (gar-go*ylié) Barboter dans l’eau.

GARGOUILLIS , s. m. ( gar-go *'gli, mouillez les II) Bruit de l'e» uqui tombe dans une gargouille. H e**familier.

GARGOULETTE , S. f. T. <•*Relation. Vase dont on se sert dan*.es Indes , pour faire rafraîchir l’caK*Les Espagnols en ont de semblable*qu’ils nomment alcarruzas , et I °°en a également fabriqué en Frai' c *sons le 110 m d 'Hydrocèrame. Voy. ce *mots.

GARGOUSSE , s. f. (gar-gon-rCCitarge de poudre pour un canon »enveloppée dans du gros carto 11,(Par corruption de cartouche, ^oj*ce mot.)

GARGOUSSIER , s. m. (gar-g 0 *'

cié) T. de Marine. Porte garg

ovssr-

l’0D

GARGOUSSIÈRE , S. mgou-cie re) Sorte de gibecière où

met de petites gargousses. . j

GARIDELLE , s. f. Plante, »•nommée du Docteur C.cridcifesscur de Médecine à Aix. Voy. " ldes champs. . g,,

GARIGUE , s. m. (ga-ri-gW g|Jpèce de champignon qui n* 0 ' jj,Arcadie sur le pin blanc.— | a nde»en quelques provinces , desou terres incultes. A. ... à.

•GAR,TES, S.f.pl* P 'f u C D C n tbois qui entourent U hune 4

GARNEMENT, s. m. (9?’"'*^"-Libertin , vaurien. Il se dit cnément avec quelqueun franc garnement » ***