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ner une mauvaise forme : ta grêle agâté les vignes ; la pluie a gâté leschemins. Il se dit fig., en parlant deschoses morales , des productions del'esprit, des affaires, etc. L'affec-tation gâte les dons naturels. À. (Dulatin vastare ravager, détruire, donton a fait d'abord guasiare , en y pré-posant un g et changeant «em/, en-suite guaster et successivement gos-ier et gâter.) — Salir, tacher ; * Cecheval en méclaboussant, a gâté monhabit. A. — Etre trop indulgent ;traiter avec une condescendance ex-cessive : Gâter un enfant , un domes-tique. — Corrompre , * dépraverl’esprit, les goûts , les mœurs , etc.:La lecture dos mauvais livres gâteles jeunes gens, leur gâte Vespnt. A.
Fam. Gâter le métier , faire tropbon marché de sa peine ou de samarchandise. — Fig. et fam. Gâterlien du papier , écrire beaucoup etmal ou des choses inutiles. Gâterquelquun dans l'esprit d'un autre ,le desservir , nuire à sa réputation,etc.— Se gâter t v. pron. Se corrom-pre : * La viaiide se gâte dans lachaleur ; ce vin commence à se gâter.— Fig. Perdre de ses bonnes quali-tés, changer de bien en mal : Cejeune homme sc gâte depuis gu il fré-quente tin tel. — Se gâter } signilieaussi, se décrier, perdre supputa-tion par sa faute. A.
G ATIEIER , s. m. ( ga-ti-Uè )Genre d’arbrisseaux , de la familledes Labiées , qu’on nomme aussi Vi-tex. Il renferme entre autres espècesY Agnus-castus.
GATONS , s. m. pl. (Corderie.)Léviers armés d’une corde, qu’onentortille autour du cordage A tor-dre.
GATTE , s. f. ( ga-te ) T. de Mari-ne. Retranchement que l’on fait enentre-pont, quelques pieds en ar-rière des écuhirrs , par une cloisontransversale, forte et bien calfatée.
* GATTORLGINE, s. f. Termed’IIist. nat. Poisson du genre dublenne. 0.
GAU , s. m. ( gô . s. d.) En t. dePécheur , l’estomac de la moruequ’ils nomment aussi mnnlette.
GAUCHE , s. f. ( gâ-che ) Le côtégauche : Il prit la gauche. —La maingauche,
GAUCHE , adj. Qui est opposé àdroit -, * il se dit, dans L'homme cldans les animaux, du coté où se fontsentir les battements du cœur: A.
coté gauche \ le pied gauche ; lamain gaucho. —On dit pnrextension :Cheval qui galoppo sur le piedgattche,^aile gauche d'un bâtiment, etc. —
Il se dit de même d’une année .«'me troupe; et dans ce sens, il• Emploie souvent comme substantif :L aile gauche d'une armée ; la gauched nn bataillon. — Il se dit encored une rivière relativement au côtéSouche de celui qui en suivrait lec °urs t La rive gaucho du fleuve. —Il se dit en outre de la partie, de
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l’extrémité d’un objet qui répond aucôté gauche du spectateur placé euface : Les figures qui occupent le cotégauche du tableau , et substantive-ment, la gauche du tableau .—Il s’em-ploie particulièrement pour désigner,dans les assemblées délibérantes , lapartie de l’assemblée qui répond ancôté gauche du président : Le côtégauche de t assemblée , et subslantiv.,un membre de la gauche. A. — Fig.Mal fait, mal tourné , ridicule, géné,contraint. — * Maladroit. A. (SelonBorel, du vieux mot français guencherse détourner, éviter, tourner; ce quiarrive, dit-il , quand on gauchit ,quand on tourne à gauche. SuivantGuichard, du grec ganson tortu, obli-que. ) — Planche , pièce de bois gau-che , dont tous les points ne sont pasdans le même plan.
A gauche , loc. adv. A main gau-che , du côté gauche.—Fig. Prendreune chose à gauche , la prendre au-trement qu’il ne faut. —Fig. et fam.Prendre à droite et à gauche, tirer del’argent à toutes mains.
GAUCHEMENT , adv. ( go-che-ma/iy d.) D’une manière gauche, mal-adroite. Il est fam.
GAUCHER , Ère , adj. et subst.(gô-ché, ère , d. ) Qui se sert de lamain gauche plutôt que de la maindroite.
GAUCHERIE , s. f. (gô-cke-rî-e,d.) Action d’un homme gauche , sur-tout au figuré.
GAUCHIR, v. n. {go-chir, d.)Détourner le corps pour éviter quel-que coup. Voy. Gauche. — Au ligBiaiser ; n'agir pas franchement. —En t. de Menuiserie, perdre sa forme,se contourner ; it se dit , dans cesens , des faces ou parements dequelque pièce de bois ou ouvrage ,lorsque toutes les parties n’en sontpas dans un même plan.
GAUCHISSEMENT, s. tn .(go-chi-ce-man y d.) Action de gauchir , oueffet de cette action.
GACHE , s- f. ( go-de ) Plante an-nuelle , à Heur anomale, de la familledes résédas , et employée dans lesteintures auxquelles elle fournil unecouleur jaune. On la nomme aussiHerbe h jaunir y Gaude des teintu-riers , etc. —■ * Il se dit aussi d uneespèce de bouillie qu’on fait avec lafarine du maïs ou blé de Turquie ,et dont le peuple se nourrit dansplusieurs provinces. A. B.
GACHER, v. a. ( gâ-dè , d. )Teindre une étoffe avec de la gaude .
GAUDIR, (SE) v. pron. (gô-dir,d.)Se réjouir. ( Du Int- gaudera. ) — Sogaudirde quelqu'un, s’en moquer. Ilest vieux dans 1 une et l’autre accep-tion.
GAUHIVIS , s. m. Toile de cotonblanche qui vient des Indes Orienta-les ; elle est du nombre de cellesqu’on nomme Enfetas.
* GAUDRIOLE , s. f. Propos gai,plaisanterie sur quelque sujet un peulibre ; Conter des gaudrioles. A.
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* GAUHRONNER , V. a. T. d’E-pinglier. Tourner les létesdes épin-gles sur les moules. R. N.
* GAl'HRONPiOIR , s. m. Outilde ciseleur pour faire la bosse. B.
* GAUFRAGE , s. m. Action degaufrer, ouvrage gaufré. B.
GAUFRE, s. f. (gà-fre) Pièce depâtisserie fort mince , cuite entredeux fers.—Rayon, gâteau de miel.— Prov. Etre la gaufre dans une af-faire, se trouver entre deux extré-mités fâcheuses, entre deux person-nes puissantes et opposées.
GAUFRER, v. a., (gô-fré, d.) Im-primer diverses ligures sur une étoffe,avec des fers à gaufrer , et surtoutau moyen de cylindres gravés , dontles traits pressés sur l’étoffe resser-rent et plaquent quelques-unes deses parties, faisant ainsi ressortir ledessin qu’ils y forment. — * Les re-lieurs de livres gaufrent aussi desreliures: Reîiures en veau gaufré.
GAUFREUR , s. m. {gâ-frenr, d.)Celui qui pique, mourhelte et ligureles étoffes avec dus fers propres àcela.
GAUFRIER, s. m. (go-friéy d.)Instrument de fer qui sert à fairecuire des gaufres. —Plaque de tôlelongue , étroite et courbée par lebout, sur laquelle on range les ai-guilles pour être mises sur le feu.
GAUFRURE, s. f. {go-fru-re, d.)Empreinte qu’on fait sur une étoffeen la gaufrant.
GAULE , s. f. (go-le, d.) Grandeperche. — Iloussine dont on se sertpour faire aller un cheval. (SuivantBorel , du !at. canlis tige de plante,d’arbrisseau, et qui signifie aussi lefut d’un dard, d’une pique. SelonMénage , du lat. valus pal, pieu. )
GALLES, s. f. pl. Ancien nomdelà France. On dit quelquefois ausingulier la Gaide. ( Du latin Gai-lia. )
GAULER, V. a. (gô-lé , d.) Bat-tre des arbres avec une gaule pour enfaire tomber le fruit.
GALEETTES, s. f. p|. ( qô-lè-to,d.) Petites gaules.
GAULTS,s. m, {go-li , d.) Menuesbranches d’arbres que les chasseursdétournent quand ils percent dans lufort. —- * Branches d’un taillis qu’ona laissé croître : Lier des gaulis. A.
GALLOIS , OISE , adj. et s. (gô-loâ , oâ-ze , d. ) Qui est de la Gauleou des Gaules. — Prov. C'est un bonGaulois, un vrai Gaulois , un hommefranc et sincère .—Probité y fran-chise gauloise , manières gauloises ,du vieux temps.—En lait de langageon dit d’un vieux mot, d’une vieillelocution , c'est du. gaulois,
GALPE , s. f. (gâ pe ) T. d’injureet de mépris. Femme mal propre etdésagréable. Il est familier et popu-laire.
GAURES ou GUÈBRES, s. m . pR(go-re) Sectateurs de Zoroastre, Igni-coles ou adorateurs du feu.
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