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Tome premier.
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«ur la platine d’une presse , qui re-çoit dans une cavité le pivot de Tar-tre. On l’appelle aussi crapandine.—- En Mcdec., tumeur formée parune humeur pituiteuse, qui, tom-bant sur la langue, ôle la liberté dela parole.

GRENOUILLER, v. n. ( grc-nou -gliè) Ivrogner. Il est populaire.

* GRENOUILLER, s. m. Poissondu genre du blenue ; autre du genredu silure. B.

GRENOUILLÈRE , s. f. ( gre-nou-gliè-re) Lieu marécageux où lesgrenouilles se retirent.—Fig. et fam.Lieu humide et malsain.

GRENOUILLET , s. f. ( gre-nou -gliè) Genre de plantes à fleur mo-nopctale , cainpaniforme , tubulée ,qui n’a point de calice , et qui estprofondément découpée. On l’appelleaussi Sceau de Salomon . Voy. Gre-nouille t.

GRENOUILLETTE , s. f. ( gre-nou-gliè-te ) Plante qui est une es-pèce de renoncule. Voy. Morcnc etRenoncule bulbeuse. — * En t. de Mé-decine , tumeur qui se forme sousla langue par Taceumulation de lasalive dans ses conduits excréteurs.À. — Grenouillette d’eau. Voy. Re-noncule des marais .

GRENU , UE , adj. Plein degrains : Un épi bien grenu. — Fig.Maroquin bien grenu , bien greuelé.

* b se dit surtout en Ilist. nat.de ce qui est ou semble composé depetits grains : Les antennes de cetinsecte sont grenues. — Huile gre-nue , celle qui est figée en petitsgrains et qui est la meilleure. A.

GRENURE , s. f. ( Gravure. ) ac-tion de grener , et effet qui en résulte :Donner la grenure ; la grenure decette planche est bonne .

GRÈQUE ou GRECQUE , s. f.( grè-ke ) T. de Relieur. Petite sciepour grèquer les livres. — Livre re-lié à la gr'eque , dont les nerfs neparaissent pas sur le dos. — Potage• la gr'eque , fade , qui n’a point degoût. Style badin et burlesque.

GRÈQUER , v. a. ( grè-kè) T. deRelieur. Grèquer un livre, le couper®Ur le dos avec la gr'eque , après^u’on a plié les feuilles. On écrit*us$i Grecquer.

GRÈS, s. m. (grè) Pierre com-posée de grains de sable plus ou*tooins fins , joints les uns aux autresPar un gluten. Il y en a deux sortes :

1 une dure , qui sert à paver, et Tau-* r e tendre , dont on se sert pour bâ-tir. (De craig , vieux mot celtique° u bas-breton qui signifiait pierre.)^ Sorte de poterie de terre sablon-neuse.— En t. de Chasse , les deux^ents supérieures d’un sanglier.

GRÈS-CONTRAIRE , s. m. T.

Musique. Mouvement contraire^ an s les parties d’harmonie. (Deprogrès contraire , dont la première*yllabe a été supprimée. )

GRèse , adj. f. Soie grèse . Voy.Grig $0

* GRÉSEUX , EUSE , adj. De lanature du grès: Bloc gréseux. B.

GRÉSIL , s. m. ( grê-ziglie ,mouillez VI finale) Menue grêle assezdure, dont la blancheur égale cellede la neige. — Chez les marchands ,verre cassé ou en poudre. Ils disetilaussi greisil.

GRÉSILLEMENT, s. m., (gré-zi-glie-man) Action de grésiller , deracornir ; * ou état de ce qui est gré-sillé. A.

GRÉSILLER, v. imp. (grê-zi-glié) Tl grésille , il tombe du gré-sil. — Les Serruriers disent que lefer grésille, lorsqu’en le chauffant ildevient comme par petits grumeaux ,semblable en quelque sorte à desgrains de grésil. — Grésiller, v. a.Faire que quelque chose se fronce ,se racornisse : Le soleil a grésilléces fleurs.

GRÉSILLON , s. m. (Boulange-rie. ) Nom qu’on donne en certainspays à la troisième farine de la mou-ture.

GRÉSILLONNER , v. n. ( gré-zi-glio-nè) I! se dit du cri du grillon.

GRÉSOIR , s. m. ( grè-zoar )Outil de Vitrier pour rogner les ex-trémités d’un carreau de verre. Ondit plus souvent et mieux Gruqcoir.

G-RÉ-SOL, s. m. T. de Musique,par lequel on désignait autrefois leton de sol.

GRESSERIE, s. f. (grè-ce-ri-e)Pierre de grès. —Ouvrages faits degrès. — Mine d’où l’on lire legrès.

GRÈVE , s. f. Plage unie et sa-blonneuse au rivage de la mer oud’une grande rivière. (Suivant Mé-nage. du latin glarea gravier. ) —A Paris , place publique le long dubord delà Seine où Ton faisait autre-fois les exécutions. — Peine , fatigue.Il est vieux. — Grèves , pl. Armuredes jambes des anciens chevaliers ,etc.

* GREVÉ , ÉE, part. pass. degrever , et adj. Voy. Grever. — Unimmeuble grevé d’hypotheques , unimmeuble affecté à la sûreté, à l’ac-quittement d’une dette. A.

GREVER , v. a. (gre-vé) Léser;faire tort et dommage. Il est peu usitéhors du Palais. (Du latin gravure im-portuner , incommoder , être fâ-cheux , â charge. ) — *11 signifieparticulièrement , charger, surtouten matière de contributions et d’hy-pothèques : La : province est grevéed’impôts. A .—FAre grevé de subs-titution t être héritier ou légataire,à charge de substitution.

* GRIANNEAU, s. m. Jeune coqde bruvère. A.

GRIBANNE, s. f. (gri-la-ne)Bâtiment de mer à mâts et à voiles.— Espèce de cordage.

GRIIÏLETTE , S. f. ( gri-bïc-te )

Morceau de porc délié qu’on lève surla flèche du lard , et qu’on fait rôtirsur le gril.

GRIBOUILLAGE , s. m. {gri-

loil-glia-je ) Mauvaise peinture, écri-ture ma! formée. Il est pooul.

* GRIBOUILLER , v/ h. Fairedu gribouillage. Il est familier. A.

GRIROU1LLETTE , S. f. {gri-bou-gliè-te ) Jeu d’enfants. A. Jeterune chose a la gribouillette , aumilieu d’une troupe d’enfants quicherchent à s’eu saisir. Il est fa-milier.

GRIBOURï , s. m. Genre d’insec-tes coléoptères, de la famille desHerbivores ou Phytophages, qui ontles antennes en fil, et le corselet re-bordé et aplati.

GRIÈC1IE , adj. Pie grièche , pieplus petite que les autres , qui a lebec et les ongles crochus. (Du latinpica grœca ou grœcissa , parce qu’ellevient originairement de Grèce. ) —Fig. et fam. Femme criarde et que-relleuse. — Ortie grièche , espèceparticulière d'ortie.

GRIEF, s. m. (grief, cl envers,gri-èf) Dommage que l’on reçoit. —Plainte que Ton fait pour le dommagereçu. — * GHefs, au plurielle dit,en t. de Pratique, d *s écritures queTon fait pour montrer en quoi on aété lésé par un jugement dont ouestappelant : Donner des griefs. A.

GRIEF , IÈVE , adj. Grand et fâ-cheux : GHère maladie ; défendu sonsde grièves peines .— Enorme : Péchégrief, faute griève. (Du latin gravis. )

GRIÈVEMENT , adv. (gri-è-ve-man) D’une manière griève. (Dulat.graviter. )

GRIÈVETÉ , s. f. Atrocité, énor-mité. (Du latin gravitas. )

GRIFFADE , s. f. (gri-fa-de) T.de Fauconnerie. Coup de griffe.)

GRIFFE, s. f. ( gri-fa ) * On-gle crochu , pointu et mobile de cer-tains animaux , tels que le tigre , lelion, le chat, etc., ou d’un oiseaude proie , comme Tépervier , le fau-con , etc. : Les puttes de ces a/it-manx sont armées de griffes . A. —Il signifie plus communément l’ex-trémité de la patte d’un animal, lors-qu’elle est armée d’ongles crochuset rétractiles : Griffe d’un chat, etc.

( De l’allemand grcifcn saisir , accro-cher , fait du grec grupos courbé ,crochu.)—Il se dit aussi des serresdes oiseaux de proie: Griffe do Vê-pervier. —En Botanique, on donnece nom à de simples filets semblablesà de petites racines chevelues quis’implantent sur les corps voisins ,et y attachent fortement les plantesauxquelles ils appartiennent: Le lierreest chargé de griffes. — On dit en-core Griffe de renoncule , au lieu decaïeu ou d’oignon. — En Serrurerie ,pièce de fer refendue , dans laquelleon engage un morceau de fer rouge ;dont on veut faire quelque enroule-ment , etc. — Il y a encore, soit eQSerrurerie, soit dans d’autres Arts,divers instruments appelés Griffes ,servant à retenir et fixer les pièces ,etc. — Fig. et fam. 1° Pouvoir injusted'un homme sur ua autre : Je suis