GUE
GTJETTE, s. f, ( Cliarpent. ) Voy.Guêtre .
GUETTER, t. a. (ghè-té) Fairele guet ; épier, observer à desseinde surprendre. Il est familier.-—Fig.et fam. Attendre quelqu’un, * uneoccasion. B. U est familier.
GUETTEUR , s. m. ( ghc-teur )Celui qui épie, qui guette. — *Ent. de Mariue, nom que l’on donneaux hommes placés sur des hauteursle long des cotes, pour signaler lesbâtiments qui paraissent au large,leurs manœuvres , etc. À.
GUEULARD, s. m. ( gheu-lâr)Celui qui a l’habitude de parler beau-coup et fort haut. Voy. Gueuler . —On dit adjectiv. en t. de Manège :Cheval gueulard , qui a la boucheforte , et qui l’ouvre quand on luitire la bride.
GUEULE, s. f. (gheu-le ) Dansla plupart des quadrupèdes et despoissons, c’est la même chose quela louche dans l’homme. ( Du latingula. ) — Par mépris , bouche d'unepersonne. — Par analogie , ouver-ture d’un four, d’un puits , d’un pol,etc. — Se dit en Bolaniq. de cerlainés plantes monopétales , dontla (leurforme comme deux lèvres , ce quiles fait nommer labiées : La sauge ,le thi/rn, le basilic ont leurs fleurs mguide .— Gt/eide de loup (Menui-serie ), ouverture du milieu d’unecroisée , dont un battant est fouilléen creux sur le champ , pour rece-voir l’autre. — Gueule bée ( pour bé-ante) , en t. de Cirier, futaille quin’est enfoncée que par un bout.
Prov. Mettre quelqu'un à la gueuledu loup , l’exposer sans défense à lafureur de ses ennemis. — Etre forten gueule , crier fort haut. — N’a-voir que de la gueule , avoir beau-coup de caquet et peu de bon sens.
-— Venir la gueule enfarinée , persua-dé qu’on trouvera cequ'on désire.—Gueule fraîche, homme de bon appé-tit. ( Fraîche se prend ici dans lesens de reposé, en étal de travailler,comme on dit troupes fraîches , quine sont pas fatiguées , qui peuventcombattre. ) — Bassement et popul.Donner sur la gueule à... donner unsoufllet, un coup de poing sur le vi-sage. —- Mot de gueule , paroles sa-les. Voy. Gueulées.
GUEULÉE , s. f. ( ghcu-lè-e )Grosse bouchée ou goulée ; ce quilient dans la gueule d’un animal ,dans la bouche d'un homme. Il estfam. Gueulées , au pl. Paroles sa-ks et obscènes. Il est fam.
GUEULER, V. II. ( gheu-lè ) Parlerbeaucoup et fort haut. Style bas etplaisant .—Gueuler , v. a. T. deGliasse. Il se dit d’un lévrierqui saisitk‘en le lièvre avec sa gueule.
Gueules, s. m. (gheu-le) T.
Btas. Couleur rouge. (Du latinPd ®, peaux teintes en rouge , deIrès grand prix , dont les rois , lesPrinces , etc. fourraient leurs habits,“I que Caseneuve conjecture avoir
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été ainsi nommées, parce qu’on lesmettait ordinairement autour du couet proche du gosier gula. Autrefoisau lieu de peindre les écus de cou-leur rouge , on y attachait ces peauxprécieuses. )
* gueulette, s. f. T. d’Art.
Ouverture du four de recuisson.—Ouverture du bluteau. B.
GUEUSAILLE, s. f. (gkeu-za-glie) T. de mépris et familier. Ca-naille , multitude de gueux.
GUEUSAILLER , v. n. ( gheu-za-gliè ) Faire métier de gueuser. Ilest fam. et popul.
GUEUSAIST , ANTE , adj. (gheu-zan , an~te ) Qui <jneu.sc actuellement :C est un gueux gnensant.
* GUEUSARD, s. m. Gueux , co-quin : Cet homme est un guevsard.Il est très fam. A.
GUEUSE, s. f. ( gueitrze ) Piècede fer fondu qui n’est point encorepurifié. (De l’allemand giessen fon-dre , forger les métaux. LeDnchat. )
— Moule qu’on fait dans le sable unpeu humecté , vis-à-vis le trou d’unfourneau de grosse forge , pour re-cevoir la matière fondue. —Dentelletrès légère de til blanc , dont le fondest de réseau et les Heurs de cordon-net. — Petite étoffe qu’on fabrique enFlandre , et qui se nomme aussi Pi-cotle. — Femme de mauvaise vie.Voy. aussi Gueux , gueuse.
GUEUSER , v. n. ( gheu-zè ) De-mander sa vie ; mendier. * Il estquelquefois actif : Gueuser sonpain.Ce verbe est fam. A.
GUEUSERIE , s. f. ( gheu-ze-rie)Indigence , misère , * pauvreté. —Il sc dit particulièrement pour men-dicité : Etre adonné à la gueuserie. A.
— Fig. Chose de vil prix. Ce mot estfamilier.
GUEUSET, s. m. (gheu-zè) Dansles grosses forges , petite gueuse.
GUEUSETTE , s. f. (ghen-zè-te)Méchant petit godet où les Cordon-niers mettent le rouge ou le noir dontils rougissent ou noircissent les sou-liers.
GUEUX , EUSE ; adj. et s. ( gheu.gheû-ze ) * Indigent , nécessiteux. A.Qui est réduit à mendier. Il n'est quedu style familier et un peu mépri-sant ; dans le discours relevé on ditpauvre t indigent . (Suivant Huet ,du vieux mot français queux , fait dulatin coquus ou conus cuisinier; parceque , dit Borel , les gueux suiventvolontiers les cuisines. De coquus ona fait également coquin , qui, ajouteHuet , est un synonyme de gueux. )
— *il se dit particulièrement d’unepersonne qui n’a pas de quoi vivreselon son état , selon ses désirs :C'est un gentilhomme fort gueux . A.
— On dit prov. Gueux cowime impeintre , comme un rat d'Eglise . —Gueux revêtu , homme de néant quia fait fortune et qui est devenu in-solent. — En Architect. cornichegueuse , trop dénuée d’ornement. —* Gueux, substantif , se dit de celui
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qui demande l’aumône, qui fait mé-tier de mendier : Un gueux de pro-fession. — Il signifie aussi quelque-fois , coquin ; fripon : JVe vous fiezpas à cet homme-là , c’est un gueux.A.
* GUEVEI, s. m. Petite quadru-pède du genre de l’antilope. B.
GUIIR , s. m. T. de Minéralogie,emprunté de l’allemand. Se dit desterres très divisées et chargées de sub-stances minérales.
gui , s. m. (ghi) Plante ligneuse,parasite et toujours verte, qui nevégète point dans la terre , maisdans l’écorce des branches de dif-férents arbres; ses Heurs sont mo-nopétales et en cloche. Les Ancienstiraient la glu des baies du gui ; au-jourd’hui on emploie au même usagel’écorce de la plante. Le gui du chêneétait célèbre parmi les Druides, quien distribuaient des branches au peu-ple au commencement de l’année sa-crée ; de là l’expression au gui , l'anneuf, conservée encore dans quel-ques pays. Quelques-uns écrivent àtort Guy. ( Du latin viscum , fait dugrec biskos éolique , pour ixos glu ;parce qu’on tire la glu du gui. ) —Espèce de beurre à demi-battu , queles Indiens Gemoux conservent fraispendant des années entières dans desbouteilles de cuir, sans y mettre msel ni épice , et qui forme un ali-ment agréable et nourrissant. — Ent. de Marine , pièce de bois rondeoù est amarré le bas de la voile despetits bâtiments.
* GUID , s. m. Sorte de chèvredu Sénégal. B.
GUI AB ARA, s. m. Arbre de SaintDomingue.
* GUIBRE , s. m. T. de Marine.L’éperon , toute la partie de l’avantdu bâtiment qui précède le corps etfend la mer. B.
GUICHET, s. m. ( ghi-che ) Pe-tite porte pratiquée dans une grande.( Diminutif de huis , qui se (lisaitanciennement pour porte. Ménage. )— Sorte de petite fenêtre où il y aune grille. — Porte d'armoire : Ar-moire a quatre , (I six guichets. —Volet de fenêtre. — Les guichets duLouvre , portes qui servent de pas-sage aux voitures et aux gens de piedsous la galerie.
GUICHETIER , s. m. ( ghi-che-tié) Celui qui a soin de la porte d’uneprison , qui ouvre et ferme les gui-chets.
GUIDE , s. m. ( ghi-de ) Celui quiaccompagne quelqu’un pour lui nioirtrer le chemin. On disait autrefoisune guide , Voy. Guider.—* Il se ditparticulièrement, en t. de Guerredes personnes du pays qui connaissentles routes et dirigent la marche desdétachements. — Dans les dernièresguerres on a appelé guides des com-pagnies ou des escadrons qui étaientcomme les gardes du corps d’un gé-néral en chef.—En t. de Théorie, ilse dit aussi des hommes d’une troupe