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Tome premier.
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souvenu : on le trouve h quelquesmodifications près , connu et usitédès le seizième siècle , en Allema-gne , en Ecosse , en Angleterre. Dansl'York-shire , on l’appelait, nousignorons pourquoi , the mazden , oula puceile.

GUILLOTINÉ , S. m. Celui quiest mort par le supplice de la guillo-tine.

GUILLOTINER , v. a. Trancherla tète au moyen de la guillotine.

GUIMAUVE , s. f. ( ghi-mô-ve )Plante vivace dont la racine , l'unedes cinq racines émollientes, abondeen suc mucilagineux et gluant. Onla nomme la guimauve des boutiques ,pour la distinguer des autres gui-mauves. (Pu latin ibisco-maha :ibiscus est le nom que les Latins ontdonné à celte espèce de mauve.) —Guimauve royale, guimauve en ar-bre. Voy. Althèa .— Fanssc-guimau-ve. Voy. à la lettre F.

GUIMAUX , s. m. pl. (ghi-mô)Pré quon fauche deux fois l’an.

GUIMBARDE , s. f. ( ghein-lar -de) Sorte d’instrument que quelques-uns appellent trompe , trompe à la-quais , d’autres rebute , et d’autresguitare. C’est un demi-cerc!e de ferou de laiton , terminé par deux bran-ches parallèles, et qui a dans sonmilieu une languette d’acier que l’onfait frémir avec le doigt index de lamain droite. On chante un air enmême temps qu’on faitrésonner l’ins-trument qu'on tient entre les dents.—Espèce d’ancienne danse.—Sortede jeu de cartes qu’on appelle aussilamarice. La dame de cœur est la prin-cipale carte. — Outil de Menuiserieformé d’un morceau de bois , au mi-lieu duquel on passe un fer de bou-vet arrêté avec un coin.—Long cha-l’iot pour voiturer les marchandises.

GUIMBERGE, s. f. (yein-hér-ge)Ornement et cul-de-lampe aux clefsdes voûtes gothiques.

GUIMPE , s. f. ( ghein-pe ) Mor-ceau de toile avec lequel les reli-gieuses se couvrent le cou et la gorge.(Suivant Du Cange , du lat. barbareguimpa ou vimpa , nom que leshabitants de Calane donnent encorenijourd'hui au voile de sainte Aga-the , qu’ils conservent parmi leurscliques.)

GUIMPE OH GUIMBÉ , ÉE , adj.Menuiserie) Doucine guimpéc , celle'ont la baguette est plus élevée queh- 4 bas du devant du talon ou bouve-«e n t.

se GUIMPER, v. pron. ( ghein-pè)

faire Religieuse.* Il est inusité.

GUIMPLE, s. m. ( ghein-ple ) Proitse percevait sur le sel eu quel-ques endroits de la Bretagne, et par-hculîèrement dans la Prévôté deNantes.

* GUINCIIE , s. f. Outil de cor-j. 0ll nier pour polir les talons de sou-1, r s de femmes. B.

. OUINDAGE , s. m. ( ghein-da -/e ) Aciiou d’élever les fardeaux qu’on

OATTEL. T.

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embarque sur un vaisseau.—Corda-ges qui servent à charger et à déchar-ger les marchandises. — Le salairequ’on donne à ceux qui les chargentou déchargent.

GUINDAL ou GUINDAS , s. m.Machine pour élever de grands far-deaux.

GUÏNDANT , s. m. Hauteur d’unpavillon de vaisseau. Sa longueurs’appelle le battant.

GUINDE , s. f. (ghein-do) T. deTondeur de draps. Petite presse àmoulinet.

GUINDE ou GUINDEAU , s. m.Machine pour élever des fardeaux.La même chose que cabestan ou vi-rnvaut.

GUINDÉ, ÉE, part. p. et adj. Voy.Guindor. — Fig. Discours , styleguindé , forcé, affecté.

GUINDER,v, a. {ghein-dè) Haus-ser , lever en haut par le moyend’une machine : Guindor un fardeau,des pierres. (De l’allemand windenqui a la même signification.)— * Ilse dit fig. en parlant de l’esprit , etdes choses (l’esprit où l'on affectetrop d’clévalion : Guindor son style.A .—Se guinder , v. r. S’élever, seporter en haut.—Fig. Se guinder Ves-prit , affecter trop d’élévation : Jlesttotrjours guindé, 11 a toujours Paircontraint.

GUINDERESSE , s. f. (ghein-de-rè-ce) T. de Marine. Cordage qui sertà guinder les voiles.

GUINDE RIE , s. f. ( ghein-de-rî-e ) Gêne , contrainte. Il est peuusité.

GUINDOULE , s. f. (ghein-dou-le)Machine pour enlever les marchan-dises des vaisseaux et les poser àterre.

GUINDRE , s. m. (ghein-dre) Pe-tit métier pour doubler les soies fi-lées.

GUINÉE , s. f. ( ghi-né-e ) Mon-naie d’or en Angleterre , ainsi appe-lée de la contrée d’Afrique qui portece nom , et d’où fut apportée la ma-tière dont les premières guinées fu-rent fabriquées. Ellea cours pour2tshillings (* 26 franes 47 cent. An.du Bur nés long.) — Sorte de toilesbleues, qui dans l’Inde forment prin-cipalement le commerce de Pondi-chéry. Elles sont ainsi nommées ,parce qu’on les emploie à la traitedes Nègres, et que c’est sur les côtesde Guinée quelles trouvent leur dé-bouché.— Peau de bœuf travailléed’une manière particulière en cha-mois. C’est le buffle employé dans l’é-quipement de la cavalerie.

GUINGANS, s. m. {ghein-gan)Sorte de toile de colon , quelquefoismêlée de fils d'écorce d’arbre. Il yen a qui sont moitié soie et moitiéfils d’écoree. Elles viennent du Ben-gale.

GUINGOIS, s. m. (yhein-goâ)Travers ; ce qui n’est point droit :* Ce qui n a point la figure, la situa-tion qu'il devrait avoir : A. // g a un

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guingois dans ce cabinet. (Du verbeguignei • regarder du coin de l’œil,et en quelque sorte de travers.)—Fig. et fam. Il y a dans son espritun guingois qui choque .—Il s’em-ploie surtout adverbialement : Jar-din , chambre de guingois ; s’habiller,se mettre , marcher de guingois ;avoir l’esprit de guingois.

GUINGUETTE , s. f. ( ghein-gh'e -te) Petit cabaret hors de la ville , oùle peuple va boire en certains jours.(De ginguct, petit mauvais vin qu’onboit ordinairement dans ces caba-rets. Voy. Guingnet.) —Fig. et fam.Petite maison de campagne.)

GUINGUETTES , pl. Toiles d’é-toupe de lin , teintes en petit teint,qui se fabriquent en basse Norman-die.

GUINGUIN , s. m. ( ghein-ghein )En t. de Menuiserie , petit panneaude parquet.

GUIPÉ , s. m. Point do broderiequi n’a lieu que sur le vélin.

GUIPER , v. a. ( ghi-pè ) Passerun brin de soie sur ce qui est déiàtors.

GUIPOIR , s. m. Qjki-poar) Ter-me de Rubanier. Outil de fer pourfaire des franges torses.

GUIPON , s. m. ( ghi-pon ) Mor-ceau de linge au bout d’un bâton ,qui sert aux Mégissiers à mettre lespeaux en chaux.—Dans la Marine,grosse brosse ou pinceau pour bra-yer et suiver les coutures et le fondd’un vaisseau.

GUIPURE , s. f. (gui-pu-re) Es-pèce de dentelle de soie tortilléequ’on met autour d’un autre cordonde soie ou de fil.

GUIRANTINGUA , s. m. (jlii.ran-tin-goua ) Espèce de grue duBrésil, qui a de fort belles plumesau cou.

GUIRAPANGA, s. m. (ghi-ra-pan-ga) Oiseau du Brésil tout blanc ,et dont la voix est fort éclatante.

GUIRLANDE , s. f. ( ghù-lan-de )Couronne , chapeau, lestons deIleurs. (De l’italien ghirlanda , formédans la même signification des deuxmots de l’ancien lombard aura» tour-ner, et rande bande. TViren-randeou par contraction ivir-rande bandequi entoure , couronne. Trév. d’a-pvès. les Uollandistes.)—* Il se ditaussi de certaines choses qui, parla maniéré dont elles sont assembléesou disposées , imitent des festons ,des guirlandes : Une guirlande depierreries. A.—Il se dit encore de»ornements d’Arcbileclure que lesSculpteurs composent de petits fes-tons formés de bouquets, etc.—Ent. de Marine. Voy. Gucrlande.

GUIRLANDER, v. a. Orner d’uneguirlande; couronner. Mot de la créa-tion de Beaumarchais dans un de sesmémoires : Pour en guirlander son■mémoire. Il n’a point été adopté , etil ne pourrait appartenir qu’au styleplaisant et satyrique.

GUIRON , s. m. ( ghi-ron) T. de