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Tome second.
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MAQ

la chatae est de cotou, et la tramede fil de palmier.

MADRÉPORE , s. m. Corps ma-rin pierreux , garni de branches etqui ressemble à un arbrisseau. C’estune espèce de lithophyte # Voy» cemot.

MADRIER, s. m. (ma-drié) Plan-che de bois de chêne fort épaisse. (Del'espagnol modéra bois ; ou du latinmatèria , toute sorte de bois coupé).

MADRIGAL , au pl. Madrigaux,s. m. Petite pièce de Poésie qui ren-ferme dans un petit nombre de versune pensée ingénieuse et délicate :Voilà un madrigal bien tourné . (Sui-vant Huet (Origine des romans) , desMartégnux t peuple des montagnes deProvence, très habiles dans la Science jgaie , et qui ont donné leur nom aux jMadrigaux , comme les Gavots ,autres montagnards du Uaut-Dauphi- sné, ont donné le leur à la danse ap- jpelée Gavotte .)—* Il se dit, par ex- ;tension , des paroles de galanterie ;qu’on adresse aux femmes ; Il va dé- jbitant des madrigaux à toutes les ,dames. A.—Il se dit aussi d’une sor- îte de pièce de Musique, travaillée)et savante, qui était fort à la mode 1en Italie, au commencement du sei-'zième siècle. On y fait toujours grandcas du recueil des Madrigaux deClari .

MADRIGALESQUE , adj. (Musi-,que) Style madrigalesque , exprès- ,sion par laquelle on désignait dans leseizième siècle, le contre-point ri-goureux auquel on avait assujetti les,Madrigaux. Voy. Madrigal.

MARRERE , s. f. Tache ou mar-que sur la peau de quelque animal.—Il se dit aussi des veines du boisqui est madré , c’est-à-dire qui a depetites taches brunes et solides.

MAESTRAL , s. m. ( ma-cs-tral ) ;Vent de Nord-Ouest sur la mer Mé-diterranée.

MAESTRALISER , V. n. (ma-'es-trn-li-zè) T. de Marine. Tourner àl’Ouest, en parlant de l’aiguille dela boussole, etc.

MAFFLÉ , ÉE , adj. Bouffi , quia le visage plein; qui a la taille gros-sière. Il est aussi subst. : C’est unegrosse majjlêe. Il est familier. La Fon-taine {l.a belette dans un grenier) adit mafflue.

MAGADE , s. f. (Musiquedes An- ,cieus) Instrumenta vingt cordes, qui,étant mises deux à deux accordéesà l’unisson ou à l’octave , ne faisaiententendre que dix sons , lorsqu'ellesétaient pincées ensemble. Voy. Ma -gadiser. I

MAGADISER f v. a, et n. ( ma- ,ga-di-zé) T. de la Musique des An-ciens. Chanter à Poctave comme lefont naturellement les yoix de fem-mes et d’hommes mêlées ensemble.— Pincer les cordes de la magacte ,et par extension, de tout autre ins-trument à cordes ( Ou grec Magocii-séin, qui a la même signification. )

MAGAS | s, m . emprunté du grec.

MAG

(Musique des Anciens) Concavité for-mée vers le bas de la lyre, pour enaugmenter le son. Le magas distin-guait la grande lyre de la petite ,qui n'en avait point.

MAGASIN, s. m. ( ma-ga-zein )

* Lieu où l’on garde , où l'on serreun amas de marchandises.—Etablis-sement de commerce où l’on vendcertaines marchandises , soit en grossoit en détail. A.—Endroit où l’ondépose un grand nombre de chosesde même ou de différente espèce.—

* Lieu où sont déposées des muni-tions de guerre et de bouche, soitdans les places fortes , soit dans lespays occupés par une armée : Ma-gasin d’armes. Magasin de fourrages.On l’emploie aussi absolument, dansle même sens , surtout au pluriel :Le général avait établi ses magasinsen tel endroit. A.—U signifie aussi ,grand panier placé sur le devant clsur le derrière des voitures publiques,pour y placer les hardes des voya-geurs. ( De l’arabe maghazin , lieuoù l’on ferme les choses précieuses.)—On a dit fig., style badin ou saty-rique, en parlant des Académies ,des cercles savants, etc. Magasind’esprit.—* Magasin , est aussi lenom qu’on donne à certains ouvra-ges périodiques , à certains recueilsde morceaux concernant la littératureou les sciences : Magasin encyclopé-dique. A.—A Paris, hôtel dépendantde l’Opéra, où logent les Directeurs etautres personnes attachées à l’admi-nistration de ce spectacle , et où setrouve un petit théâtre appelé aussimagasin , sur lequel se font les pre-mières répétitions.

MAGASINAGE, s. m. {ma-ga-si-na-je) Le temps qu’une marchan-dise reste dans un magasin,— Ce que1rs Négociants et Commissionnairespassent en compta à leurs corres-pondants pour louage <èe magasin.

MAGASINER , v. a. ( mm-ga-zi-né) Mettre des marchandises en ma-gasin. On dit plus souvent et mieuxEmmagasiner .

MAGASINIER , s. m. ( ma-ga-zi-nié) Celui qui a la garde, le soin deselioses renfermées dans un magasin.

MAGRALÉON , s. m. T. dePharmacie. Rouleau d’empltllrc , oude toute autre composition pharma-ceutique. (Du grec magdalia petitemasse qu’ou roule entre scs maius.)

MAGE , s. in. Chez les anciensPerses, etc., homme savant dans l’As-trologie et la Philosophie du temps.Des Mages étaient les Préires et Mi-nistres de la Religion , comme lesDruides chez les Gaulois , les Gym-nosophistes chez les Indiens , etc.(Du grec magos , employé dans celteacception , et qui signifie aussi ma-gicien ; parce que les Mages pas-saient pour savants dans l’art magi-que.)—Se dit particulièrement auplur. des trois personnages qui, se-lon l’Ecriture , vinrent de l’Orientpour adorer Jésus-Christ dans l’éla-

MAG

ble de Bethléem.— Juge-Mage , nomqu’on donnait en plusieurs endroitsau Lieutenant du Sénéchal. (Danscelte dernière acception , du latinmajor plus grand , supérieur ; judexmajor.)

MAGICIEN , IENNE , s. ( ma-ji-cien , iè-ne) Celui, celle qui fait pro-fession do magie , * ou qui passepour en faire usage.— Il se dit, parextension , de celui qui , dans unart, a le talent de produire beaucoupde surprise ou de plaisir : Ce pein-tre, ce musicien , ce poète est un vraimagicien. A.

MAGIE , s. f. Art chimérique parlequel on prétend produire , contrel’ordre de la nature , et par le moyendes démons , des effets merveilleuxet surprenants. On l’appelle aussi ma-gie noire , par opposition à la magieblanche ou naturelle , qui, par desopérations inconnues au vulgaire,produit des effets en apparence sur-naturels et merveilleux. ( Du grecmagéia , fait dans la même significa-tion , de magos magicien , et pro-prement Mage. ) — Au figuré , illu-sion qui naît des arts d’imitation :La magie du jtfy/o, d’un tableau.

MAGIQUE , adj. m. et I. (ma-ji-ke ) Qui a rapport à la magie : * Art,vertu , pouvoir magique. —Baguettemagique, baguette, verge dont les pré-tendus magiciens se servent dans leursopérations.— Cerclemagigue, cerclequ’ils tracent sur la terre avec leurbaguette, A. — Miroir , lanterne ma-gique , machines par lesquelles onfait voir, sur une toile ou sur unemuraille blanche des objets surpre-nants , mais par un artifice purementnaturel. — * Magique, parextensionet tig., se dit de ce qui étonne , en-chante , fait illusion : Décoration ,palais , jardin magique. Poésie , ver-sification magique. A.

MAOÏSME , s. m. Ancienne reli-gion des Mages de Perse.

MAGISTF.n , s. m. ( ma-jis-têr)Maitre d’école de village. (Mot pu-rement latin , qui signifie Maitre. )* Il n’est plus en usage. A.

MAGISTÈRE , s. m. Dignité duGrand Maitre de Malle. — Temps deson gouvernement. — En Chimie,poudre médicinale très fine, faite parla précipitation , * et à laquelle onattribuait une grande vertu. A. :Magistère de corail, — Magistère debismuth , de soufre , de plomb, (Chi-mie ancienne), oxyde blanc de bis-muth , de soufre , de plomb.

MAGISTRAL, ALE, adj. Quitient du maitre , qui convient à uomaitre. Il ne se dit guère que poufcritiquer ou se moquer. — Eu' t. deMédecine, composition magistrale)celle qui est faite sur-le-champ d’a-près l’ordonnance du médecin. -"Dans le génie , ligne magistrale , I eprincipal trait que l’ingénieur tracesur le papier pour présenter le pis®d’une ville. —- Prébende magistrale >dans certaines églises cathédrales, I*