128 MAI
Saint-Domingue de la famille desCitronniers. N.
MA1IOMÉTAN , ANE , S. Celui ,celle qui professe le Mahométisme. ■—
Il est aussi adj. : La religion Maho-inôtanc.
mahométisme , s. ns. I>a reli-gion de Mahomet.
MAIION , s. m. ( Marine) Sortede galcace turque.
MAIIOT , s. m. Sorte d’arbrisseaudes Antilles. C’est le cotounier en•rbre.
maiiüTE , s. f. La partie desailes des oiseaux de proie qui tientau corps. ( Du vieux mot françaisM'ihute, qui signifiait Iras.)
MAI , s. m. ( mû) Le cinquièmemois de l’année. ( Du latin majores ;parce que ce mois , chez les anciensUomains , était consacré aux vieil-lards. D’autres disent qu'il fut ainsinommé en l’honneur ou de la déesseMaia , mère de Mercure, ou dela déesse Majestas , que l’on disaittille de l'honneur et de la déesse Re-verentia.) —Arbre qu’on plantaith* premier jour de Mai en divers en-droits. — * Champ de mai , assem-blée que les principaux de la nationfrançaise tenaient au mois de mai.A. — Mai , en t. de Marine , espècede grand coffre dont le fond est engrillage à jour , pour faire égoutterles cordages nouvellement goudron-nés. En ce sens, on dit aussi Maie.
MAI A , s. f. (ma-ia) Suivant laFable , c’était une fille d’Atlas et deriéione , qui fut aimée de Jupiterdont elle eut Mercure. Les Astrono-mes ont donné son nom à l’une dessept Pléiades. —- * En t. (l’Histoirenaturelle , genre de Crustacés déca-podes. N.
MAiI)AN,s. m. En Orient, placeoù se tient le marché.
MAIE , s. f. Dans quelques dé-partements, huche ou coffre à pétrirpain. (Du latin mactra , en grecnaktra , fait du verbe «wMdjepétris.)— Voy. Mai, coffre.
MAÏEUR, s. ni. ( ma-ieur ) Endivers endroits , la même chose queVa ire.
MAIGRE , adj ( mc-gre ) En par-ant des personnes, qui a très peude graisse , qui est sec et décharné.Du latin macer , fait dans la mêmeignification , du grec makros long ;nroe que les gens maigres parais-• ni longs. ) — Il se dit dans lemême sens des animaux , et surtoutd.» ceux qu’on mange. —En parlantYs choses , il a différents sens :
■ 'pyre fort maigre, aride, qui rap-porte peu. — Pierres maigres (Ma-çonnerie) , pierres dont les anglesont plus aigus qu’ils ne doivent l’è-tre. “-fl fl chassé son fils pour un.naigre sujet , pour un sujet bien lé-.;rr. — Maigre divertissement , peu. gréable. —Maigre ch*<’c, mauvaisehère. — Stt/îe maigre et décharné ,sans agrément, sans ornement. —Rinoeau trait f contour maigre t <jui
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n'est point nourri , large, moelleux.
•— * En t. de Maître à écrire, lettre ,caractère , écriture maigre , lettre ,caractère , écriture grêle, dont lespleins ne sont pas assez prononcés.
— En t. d’imprimerie, filet maigre ,filet très étroit et sans ornement. A.
— Jours maigres , jours auxquels l’é-glise défend de manger de la viande.
— Prov. Aller du pied comme un chatmaigre , fort vite.
MAIGRE , adv. Faire ou mangermaigre ; s’abstenir de manger de lachair. — En t. de Maréchal , ètam-per maigre. Voy. Etamper. — Volerhas et maigre. (Fauconn. ), volerde bon gré.
MAIGRE , s. m. Chair où il n’ya point de graisse. *— Œufs, poissonet autres mets différents de la viande :Traiter en maigre. —Ombre oti Om-ble , grand poisson de mer. — Equer-rage en maigre (Marine ), équerrageselon l'angle aigu d'une section decouple de l’avant ou de l’arriére.
MAIGRELET , ETTE , adj. [mc-gre-lc , è-te ) Un peu maigre : Cetenfant est maigrelet. U est fam.
MAIGREMENT , adv. ( me-yre-man) D’une manière maigre. II estpeu usité au propre.— Auiig., peti-tement.
MAIGRET, ETTE, adj. ( mè-grè, è-te) Un peu maigre. Fam.
MAIGREUR , s. f. ( mè-greur )Etat du corps des hommes et desanimaux maigres. — * Il s’emploie ,fig., dans les arts eu Architect. , enDessin et eu Littéral. : ha maigreurd'une colonne ; la maigreur du stylerend cet ombrage fort ennuyeux. A.
MAIGRIR , v. n. ( mè-grir) De-venir maigre : llmaigHt avued'œil-,elle maigrit de jour en jour. — Mai-grir t v. a. (Marine) Maigrir unepièce de bois , en ôter ce qu’il fautpour lui donner la figure qu’elle doitavoir.
* MAIGUE , s. m. Poisson de mer.Iï. N.
MAIL , s. m. (maglie; mouillez17) Masse de bois garnie de fer parles deux bouts , qui a un long man-che et dont on se sert pour jouer enpoussant une boule de bois. — * Lejeu où l’on fait usage du mnil. A. —Le lieu , l’allée ou l’on joue au mail.(Du latin maellus marteau, maillet.)— Gros marteau h l’usage des Car-riers , etc. — Espèce de mortier ,fait en Italie avec de la chaux vive fu-sée dans du vin, du suif de cochonet des figues fraîches. — Roule demail , la boule avec laquelle on joueau mail.
MAILLADE oie TRÉMAILLADE ,
ç. f. ( Pèche) Nom que donnent lesPécheurs de la Méditerranée aux fi-lets que ceux de l’Océan appellentTramail.
MAILLE , S. f. ( mâ-glic ; mouil.les U ) Petit anneau dont plusieursréunis font un tissu : Maille de filet ;cldansuo sens approchant, les mail-les d'un bas d’estams , de soie ; il y
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a une maille rompue à votre has. —Anciennement, annelets de fer douton faisait des armures : Chemise .jaque , cotte de mailles. — * En t.de Tisserand , ouverture pratiquéedans les lisses du métier ù tisser, etqui sert à recevoir les fils de la chaîne :Maille ù nœuds , à crochets , a cou-lisse. — Taches qui se font sur lesplumes du perdreau quand il devientgrand. — Tache ronde qui vient surla prunelle de l’œil. (Du latin macula ,employé dans toutes ces diversesacceptions. — En t. de Marine , dis-tance entre les membres d'un vais-seau. — Sorte de petit poids. — An-cienne petite monnaie de compte ,qui faisait la moitié du denier tour-nois , et se divisait en deux piles. —On dit prov., dans le dernier sens :Faire la maille bonne , garantir quele compte est juste. — N’acoir nisou ni maille , être extrêmementpauvre. — Us ont toujours maille àpartir ( partager ) ensemble ; ils onttoujours quelque différend.
MAILLÉ, ÉE, part. p. et adj.Voy. Mailler et se Mailler.—Fermaillé, treillis de fer qui se met àune fenêtre.
MAILLEAU, s. in. ( mâ-gliô , s. d.mouillez les II) Petit instrument debois qui sert aux Tondeurs de drapà faire mouvoir le côté des forces'qu'on appelle le mâle. Quand lemaillcau n’a point de manche, on lenomme Cureau. Voy. ce mot.
MAILLER, v. a. (Mà-ylié) Ar-mer démaillés. On ne le dit plus quedes chiens qu’on mène à la chassedu sanglier.— Faire des mailles defilet, etc.—Espacer des échalas detreillages par intervalles égaux.—Tracer un parterre sur le terrain enle graticulant d’après un dessin enpetit. Voy. Cratiruler. — Mailler unetoile de batiste , la battre sur lemarbre avec un maillet de bois,pour en faire disparaître le grain.—On dit aussi, ù peu près dans le mêmesens, mailler les cuirs t de.*Mailler ,v. ncut.et se mailler y v. pron. se di-sent l'un et l’autre des perdreaux àqui les mailles commencent à venir. A.
MAILLKKIE, s. f. ( ma-ylie-ri-eien mouillant les U) Espèce denioulioà battre le chanvre.
MAILLET, s. m. ( ma-gliè ) Es-pèce de marteau de bois à deux tète.(Du latin maliens , qui a la même si'gnification. Il y a dans presque tousies arts des maillets dont la forme va-rie , suivant l’usage auquel ils sontprincipalement destinés.— Anciennearme en usage dans le quatorzièmesiècle. Les trente Chevaliers Bretons;dans leur fameux combat avec un pa-reil nombre d’Anglais, se servirententre autres armes de maillets.—Che*les anciens Kotnnins, et dans le lan*gage mystérieux des prêtres, la hacheavec laquelle on immolait les victime*"Celte hache coupait d’un côté, etfrappait de l’autre qui était fait 00marteau*