MIG
* d'une figure, d’un extérieur plusagréable ; d’une meilleure conduite ,d’un meilleur caraclère. — Mieux quetout cela , il y a quelque chose demieux à dire , à faire que ce qu’on aproposé. A.— Fam. , ou plutèt bas-sement : II chante , il danse desmieux, aussi hieu que ceux qui chan-tent le mieux.
de MIEUX EN MIEUX , loc. adv.En devenant tovijours meilleur , plusparfait , etc. —- Fam. A <pri mieuxmieux, à l’envi l’un de l’autre.
MlEUX,s. m. H fait de son mieux,aussi bien qu’il lui est possible. —Lernieuxestsouvent Vennemi du bien-,souvent on gâte une chose en voulantla rendre meilleure.
MIÈVRE, adj. Vif, remuant etun peu malin , en parlant d’un enfant. Il est familier. * On dit aussisubstnnt, (f est un petit mièr^re. A.
MIÈVRERIE , s. f. * Qualité deta personne qui est mièvre. A. —Tour de malice d'enfant- On dit aussimièvreté. il est familier.
MIGNARD, AUDE, adj. ( mi-gniar , ar-rfe; mouillez gn ) Mignon ;délicat ; agréable. — Travaillé avecune délicatesse extrême ; Ouvragemignard . On dit , en Peinture , à peuprès dans le même sens et subslnnl.Donner dans le mignard , tomberdans l’affecté , le petit , le mesquin ,pour chercher le gracieux. — On ditd’un jeune homme qui fait le beau ,qu’i/ fait le mignard. Il est familier.
MlGNARPEMENT , adv. ( mi-gniar-de-man ) Délicatement. —
* I)*une manière mignardc, avec nuegentillesse mêlée d’afféterie. Il estlamilier- A.
MIGNARPER , v. a. (mi-gniadé ) Dorloter , traiter délicatemciIl est familier, * et se prend en mavaise part. — Affecter de la délie'esse , de la grâce : Mignarder sstyle , sou langage. — H s’ernpitavec le pron. pers. Cette femmemignarde trop. A.
mignardise, s. f. (mi-gnicdt-.se ) Délicatesse : * La mignard•de son risage , de ses traits* La hgue italienne a des mignardises piticuUères. — Affectation de gentlesse , de délicatesse •- Avoir , mtre de la mignardise dans ses mont'es , dans son langage , dans son stg— Il signifie quelquefois , au pluriManières gracieuses et caressanteII s'est laissé prendre aux mignontes décrite femme , de cet enfant.'—•Mignardise t espece de petit cefat de couleur de gris-dedin.
MIGNON , ONNli , adj. (mouillezgn ; mi-gnion, o-ne) Délicat ; gentil :Fisage mignon;* beauté mignonne.A, — Fait , travaillé avec délicatesse.—-En parlant des personnes, <*t subs-tantivement. Bien-aiiné : C'est lemi-$*on d e ï a mère. Le féminin es!Rtoin» usité. —On dit à »» enfant
*jue l'on caresse : Mon petit mignon %•w petite mignonne .—Sous Henri HI,appelait «es favoris set mignons.
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— Fam. Argent mignon , argent misen réserve pour quelque dépense su-perlhie. — Avoir de t argent mignon,en avoir beaucoup. — Péché mignon,péché auquel on est le plus attaché.
MIGNONNE , s. (. Nom d’un ca-ractère. d’imprimerie , qui est entrela Nompareille et le Petit Texte. —Sorte de pêche, de prune, *de poirefort belle et d’un rouge foncé. A.
MIGNONNEMENT , adv. (mt-gnio-ne -mon) D’une mnnièro mignon-ne et délicate. * Fam. A.
MIGNONNETTE, s. f. ( mi-gnio-ne-te ) Sorte de dentelle légère. —Poire concassée en fort petits mor-ceaux. — Petitsœilletsdont on garnitles plates-bandes. — Il se dit, dansfa style populaire, d’une petite pièced’argent : Il a rcçuune mignonnette.
MIGNOTER, v. a. {mi-gnio-tè)Traiter délîratement » dorloter , ca-resser. Il est populaire.
MIGISOTIE , s. f. OU OETL-DE-CIIRIST , s. m. ( mi-ynio-ci-c )Belle plante qui se marcotte et se re-plante tous les ans. —Autrefois ,gentillesse , ajustement.
* MIGNOTISE , s. f. Flatterie,caresse. Fam. et vieux. A.
MIGRAINE , s. f. [mt-grè-ne)Douleur qui occupe une moitié de latête , et qui est souvent périodique.On l’appelle aussi hémicranie. ( Du%rechèmin anin, formé de Aémidemi,abrégé de hemisus moitié, et de kra -nion le crâne , la tète. )
* migraine , s. m. Espèce decrabe de mer. B.
MIGRATION, s. f. (ml-gra-cion)Action de passer d’un pays dans unautre pour s’y établir. Il ne se dit quedune quantité considérable de peu-ple. ( Du inliti migrare cmigrer , setransplanter; changer de demeure ,fait par contraction , de meare agro ,s’en aller d’une terre. ) — * U se ditaussi des voyages que font certainesespèces d’animaux, soit périodique-ment , soit h des époques irréguliè-res. A.
MIGUEL, s. m. (mi-ghel) Espècede serpent de ht famille des Homo-dermes et du genre des Orvets. Ilj ne fait aucun mal.
MIJAURÉE, S. f- (mi-jo-ré-e)Filleou femme dont les manières sontj affétées ou ridicules. Style plaisantet moqueur.
* MIJOTER , v. a. T. de Cuisine.Faire cuire doucement et lentement :Mijoter de la soupe , du bœuf à lamode. — Sc prend aussi, fam. ,dans le même sens que Miguoier .Mijoter un enfant. On l’emploie avecle pron. pers. Il aime à se mijoter.Peu usité. A.
MIL ou MILLET , s. m. (miglic ,mi-gliè , mouillez 17 du premier etles deux 11 du second-) Plaute an-nuelle , originaire des Indes Orienta-les et cultivée en Europe, de la fa-mille des Graminées , à (leur apéta-le » à étamines. On distingue , parmidiverses espèce* , fa Sorghum
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ou Sorgho f grand Millet noir ou Mil-let d'Afrique ; le petit Millet ou Mil-let ordinaire , le Millet épars, quicrutl dans les bois; le petit Mil àchandelle , etc. Yoy. Panis. — Legrain qu’elle porte, lequel est for!petit, et sert à engraisser la volaille.(Du latin milium. )
MIL , adj. numéral. Voy. Mille .
MILAN , s. m. Espèce d’oiseau deproie à queue fourchue. — * Poissondu genre du trigle. B. (Du latin mil"vus oti milvius. )
*MILANDRE , ou CAGNOT, ».m. Chien de mer. B.
* MILANEAU , s. m. Petit milan,lî. N. V.
* MlLANÈSE , s. m. Ouvrage defilcur d’or , à deux brins de soie. B.
* MILÉSIE , s. f. Genre d’insec-tes diptères. N.
MILIAIRE , adj. («t»-7rè-r»)Quiressemble à des grains de mil. Il nese dit que dans Claude miliaire etFièvre miliaire. * Eruption miliai-re , éruption de très petits boutons.A» — * s. f. Couleuvre. B.
MlLiCA , s. m. Blé barbu ,sorte de millet. B.
MILICE , s. f. L’art et l’exercicede la guerre. Il ne se dit guère en cesens qu’en parlant des Anciens. ( Dulatin rni!itia f l'ait de miles soldat ,lequel dérive de mille piille, parcequ’à Borne, chaque tribu fournissantmille hommes pour la guerre , qui-conque était de ce nombre s’appelait' miles .)—Troupe de gens de guerre.— Troupes composées de bourgeoiset de paysans , à qui l’on fait prendreles armes en certaines occasions. EnI ce sens , il est opposé à troupes rè-! glécs. — * Fig. et poét. /-es milices! célestes , les Anges. A. — Figurent,et en style de l'Ecriture : Lm vie del homme est une milice continuelle ,un état de guerre continuel.
MILICIEN , s. m. ( mi-li-cien )Soldat de milice .
* MILICITE , s. m. Plante à fleursincomplètes. B.
MILIEU , s. m. Le centre , le lieuqui est également distant des extré-mités. (Du latin médius locus.) —Dans une signification moins exacte,ce qui est éloigné des extrémités ,quoiqu’il ne soit pas à une égale dis-lance de toutes : Cette ville est situéeaumilieu , dans le milieu de la Fran-ce. — * Se dit aussi du temps : Surle milieu du jour. Aumilieu de l'été ,et poét. Zt* soleil était au milieu deson cours ; des ouvrages écrits ou pro-noncés ; Le milieu de son discours estfort beau. A. —- Dans les choses mo-rales, ce qui est également éloigné desdeux excès contraires : La vertu con-siste dans un juste milieu . — Tempé-rament qu’on prend dans les affairespour les accommoder. On dit en cesens : li n y a point de milieu t il n ya point d’autre parti à prendre.—En Physique et en Mécanique, espa-ce matériel à travers lequel passe uncorps dans sou mouvement; et, plu»