Band 
Tome second.
Seite
188
JPEG-Download
 

153

iuia

(Du grec m-Lsos haine, et gamnsmariage.)

* MISOGYNE, s. m. (mi-zoji ne)Qui a de l 'aversion pour les femmes.Mot nouveau, inusité. (Du gr. inisoshaine, cl gnnê femme.)

* MISOLOGUE.s. m. Ennemi desméthodes scientifiques. N*

misomesse, s. m. (w ii-zo-mc-ce)Ennemi déclaré de la messe. Mot créépar Henri-Etienne , et 1res peu usité.(Du grec misos haine, et du latinmissa messe.)

* misopogon , 3. m. Qui haitla barhe.

MlSt'lCKEL , s. m. (Minéral.)Nom donné anciennement à ce que lesininér.nlogistes modernes appellentfer arsenical.

MISSEL, s. m. ( mi-cèl ) Livre quicontient les prières «le la masse .

MISSION, s. f. {mi-cion ; en vers,ct-ost) Envoi et pouvo r qu'on donneà quelqu’un pourfaire quelque chose.— Il se dit surtout en matière (h*religion : La mission des Apôtresvient de Jésus-Christ même. (Du tnt.missio, fait de mittere envoyer.) —Nombre de prêtres employés en quelque endroit pour la conversion desinfidèles on pour l'instruction deschrétiens. On dit en ce sens : Fairela mission , s’employer à ces travauxapostoliques.—* Pères de la mission ,ou lazaristes , congrégation «le prê-tres réguliers qui vivent en commu-nauté sous un supérieur général , etdont l'institution n Liment

pour but (es missions dans (es cam-pagnes. — S’est «lit aussi «le la mai-son où demeuraient les Pères «le lamission. —Prêtres des missions étran-gères, prêtres séculiers qui viventen communauté sous un supérieurgénéral, et dont l'institution est«l’aller prêcher l’évangile aux infi-dèles. On appelle, à Paris, sémi-naire des missions étrangères , ousimplement, missions étrangères , lamaison où ces prêtres demeurent.A.

MISSIONNAIRE, s. ni. (mi-cio-rie-re) Ecclésiastique séculier ou ré-gulier employé aux missions.

MISSITAVIE, s. f. {mi-ci-ta-ri-c)Droit «le Douane à Constantinople.

MISSIVE , a«lj. f. Lettre missive.qui est écrite pour être envoyée nquelqu’un. On dit aussi suhstnntiv. //via écrit une longue missive . Styleplaisant ou railleur. (Du lat. mittereenvoyer.)

* Mistic , s. m. Petit naviregrec. h.

* MISTRAL, A. Voy. Maestrai.

MISTRANCE , s. f. T. de Marine.

Voy. Maistrance.

MISY, 8. ni. (r«t-:i) Nom donnépar les anciens naturalistes à unesubstance minérale, très chargée devitriol. Suivant llenckel, c’eîl foutsimplement un vitriol martial, (sulfatede fer) décomposé, dont la partieferrugineuse est changée en rouillejaune.

MïTAIne t s. |. yni-tc-na) Grosgant où la main entre tout entièresans qu’il y ail de séparation pourles doigts.—Au pluriel , petits gantsde femme qui ne couvrent que ledessus des d«*igls. (Du celthpie mit-tain, qui a la même signification.Trév. Dans la basse latinité , on a ditmilana et mitonnaDe l'onguentmiton-mitaiue , remède qui ne fait nibien ni mal.—Fig. et fam. Expédientinutile pour une affaire. Dans cetted«*ruière acception , on «lit aussipopul. Ce sont des mitaines a quatrepouces. — Fig. et prov. t° Cela ne seprend pas sans mitaine , on ne peutl’avoir qu'avec beaucoup «le peine et«le danger. — 2° On ne peut y toucherou// aller qu'avec des mitaines; ilfaut y apporter du soin et de la pré-caution.

MITE, s. f. Petit insecte qui naîtdans le fromage. (Du grec initias ,espèce de ver qui ronge les fèves ;eosson. Ménage , d’après RobertEtienne et Nicot.)

MITELLE , s. f. (mi-tc-le ) Sortede plante ; son fruit a la figure «l’unepetite mitre. On la nomme aussi}>etite-mitre, sanicle ou cortuse di-mérique.

MITERNE . s. f. (Pèche) Synony-me de jonvhèrc. Voy. ce mot.

MiniHAX, s. m. Nom donnépar (Mine à une pierre précieuse ,qui se trouvait eu Perse , et qui ,présentée nu soleil, montrait unegrande variété de couleurs. Il l'ap-pelle ailleurs gemma solis pierre* dusoleil. C’est peut-être le girasol «lesmodernes. (De milhra , nom souslequel les anciens Perses adoraientle soleil, et qui , dans leur langue ,signifiait amour ci miséricorde.)

.Mi l IIRIAQLES . s. f. pl. (rni-tri-a-ke) Fêt'*s que les Romainscélébraient en l'honneur <ie mithra,le soleil.

MITIIRIRATE, s. ni. (mCtri-da-tc) Sorte de composition bonne con-tre le poison, attribuée à Mithvidate ,roi «le Pont , qui, à force «l’avoir uséd'antidotes et «le contre poison , neput s'empoisonner quand d voulut sedonner fa mort .—fettdearde nnlhridate, cbarla tan. — Fig. et f un-Hommequi parle avec ostentation, qui prometbeaucoup et ne lient rien.

MITIGATION, S. f. (mi-ti-ya-cion) Adoucissement apporté à unerègle trop austère. Son opposé estréforme.— Eut. deMéd., modération.(Du lat. mitigntio.)

MITIGÉ, Ée, part. p. demi figer tet adj. Adouci. — Carmes mitigés ,qui vivaient sous une règle moinspénible que celle de leur premièreinstitution.

MITIGER, v. a. (mi-ti-jè) Adou-cir, * rendre phi* aise à supporter,à subir, à pratiquer : Mitiger unerègle , une loi , un jugement , unepeine. Voy .Adoucir. — Mitiger uneasscrtion f une proposition , la ren-dre moins absolue , y apporter quel-

1U1X

que modification. A. (De miiigare.fait «le mitis doux.)

MI TON , s. m. Sorte de gant quine couvre (pie l'avant-bras.— -Miton-mitainc {onguent) Voy. Mitaine.

MITONNER, v. n. (mt-/o-n4) Use«lit «lu pain qu’on fait tremper long-temps sur le feu dans du bouillonsLe potage mitonne ; faire ou laissermitonner la soupe . * On dit aussi, la•loupe se mitonne. A. (Du latin mitisdoux ; mitnnnner , c'est adoucir; unpotage mitonné est celui dont le painest ramol i, et par conséquent renduplus doux.)

MITONNER, v. a. Dorloter : 7faime qu'on le mitonne ; il aime à somitonner. Cajoler, ménager: Ellemitonne son oncle pour être son héri-tière .— Mitonner une affaire , en pré-parer doucement le succès. Dans tou-tes ses acceptions il est du fclyte figuréet familier.

* mitosates , s. m. pl. Classed'insectes h mâchoires cornées, sanspalpes (la scolopendre) ; aptères fili-formes. (Du gr. mitos fil.) R.

MiTOLCiiE , s. f. Faire la saintemitouche , faire semblant «le ne vou-loir pasd’unc chose qu’on brûle «l’en-vie «l’avoir. — Dans tiusens plus éloi-gné, aflcoler nu air «le douceur et «leréserve que le cœur dénient. Stylefamilier et proverb. (De mie négnt.et «lu verbe toucher ; sainte mitouche ,personne qui n’y touche mie , (pii n’ytouche pas.) Quelques-uns disentsainte-nitouche, qui n'y touche pas.

MITOYEN , ENNE, adj. (mi-loa-ien, iè-nc)* Qui est au milieu, quitient le milieu, qui est entre deuxchoses: Espace mitoyen. Il s’emploieplus ordiuainunenl dans les locutionssuivantes : Mur mitoyen , mur quiappartient aux «leux propriétés con-tiguës dont il forme la séparation.On «lit de même : Fossé mitoyen,haie mitoyenne. — Puits mitoyen ,puits pratiqué sur la limite commune«le deux propriétés contiguës , et quiesta l'usage de l’une et de l’autre.—Cloison mitoyenne , cloison qui estcommune h deux chambres et qui lessépare. A.—Dents mitoyennes ducheval , celles qui sont entre lespinces et les coins. •— * Mitoyen ,au sens moral, qui est placé entredeux choses extrêmes ou opposées ,«M qui tieui un peu de l'une et «le l’au-tre : A ris , parti mitoyen ; la bour-geoisie formait un état mitoyen entrela noblesse et h peuple. A. (Du latinmediamts qui est au milieu; inter-médiaire.)

* MI TOYENNETÉ f s. f. Qualitéde ce qui est mitoyen; droit de co-propriéD; de «leux voisins sur le mur,la haie , le fossé qui les sépare. A.

MITOYERIE, s. f, (ifiworwï-*)T. de Coutume. Séparation de deuxmaisons ou héritages voisins, par unecloison commune ou un mur mitoyen tTravailler en mitoyorie, on f. «l'Ou-vrier, faire vin mur mitoyen.

* MITRAILLADE, f. f. Décharge