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Tome second.
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MOI

MOILETTE , s. f. (moa-U-te) Pe-tit outil de bois garni de feutre endessous , avec lequel on frotte uneglace.

MOINATLLE , s. f. {moa-nagUe,en mouillant les II) T. de mépris .par lequel on désigne les Moines engénéral. Style familier.

MOINDRE, adj. (mocin-dre) C’estle comparatif de petit , et le moindreen est le superlatif. Plus petit ; leplus petit: Celte somme est moindreUne Vautre ; c’est le ?noindre de tons.— 4 Qui n'est pas si bon , ou qui estplus mauvais : Ce vin-là est moindreque Vautre. — On dit quelquefoisfaut, par une sorte d’exagération ;An moindre petit bruit ; le moindrepetit morçeau de pain , etc. A. —(Dulatin minore , ablatif deminor , donton a fait d’abord mendre ou mindre ,et ensuite moindre.) — Il s’emploiequelquefois sans la conjonction que :Votre douleur en sera moindre. —Avecla négative il signifie aucun : Je nenai pas la moindre connaissance. —* Absol., Les quatre moindres , lesquatre ordres inférieurs ou mineurs.Yoy. Mineur . À.

MOINE , s. in. ( moa-nc ) Propre-ment , Religieux qui vit entièrementséparé du momie , comme les Char-treux , etc. (Dugrec mo/uo.vsolitaire»dérivé de monos seul.) — Par exten-sion , tons les autres Religieux.—Petite caisse doublée de fer-blanc ,où l'on suspend un léehaud pourchauffer un lit ; * et cylindre de boiscreusé, doublé de uMe , dans lequelun introduit un fer chaud pour cemême usage. A.—* T. d’Imp. Motsqui ne paraissant nas à l’impression,taule d’encre également répartie dansN feuille. N. — Feuille de papierpliée en deux ou en quatre , dont on. ouvre la traînée de pondre qui doitporter le feu au saucisson d’une mi-ne.— 4 T. de Métiers. Boursoutlures.—ou Ange, espèce de chien de mer.lî. — * Moine lai, se disait d‘un laï-que, ordinairement homme de guerreinvalide , que le roi plaçait dans uneabbaye dénomination royale, pourv être entretenu. A.

Moine honrru , prétendu fantôme•(ont on fait peur aux petits enfants.—Fain. Homme de mauvaise humeur.—Prov. L*habit no fait pas le Moine.Voy. Habit,

MOINEAU, s. m. ( moa-no, s. d.)Petit oiseau de plumage gris. C'es!ki passereau de la famille des Coni-rostres , et du genre des Fringilles.'Selon Ménage , du grec monios soit-aire ; parce qu’il y a une espèce demoineaux qui aiment à vivre seuls.Suivant Reion, der/ioi/te , à cause dela couleur grise de son plumage.)—Kn t. de Fortification , bastion dontla pointe fait un angle obtus.

MOINEAU, adj. Cheval moineau,auquel on a coupé les oreilles.

MOINER1E , s. f. (moa-ne-ne)T. de mépris. Tous les Moines. —L’esprit et l'humeur des Moine».

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MOINESSE , s. f. (moa-nè-ce) Re-ligieuse. T. de mépris.

MOIMLLON , s. m. (moa-ns-glion , mouillez les II) Petit moine.T. de mépris.

MOINS , adv. (moein , et devantune voyelle, moeinz) C’est le compa-ratif de peule moins en est le super-latif : Parlez moins et moins haut.C*est bien le moins (la moindre chose)que vous puissiez faire pour lut. * Ilest opposé à plus, et sert àmarquer l’infériorité d’une per-sonne ou d’une chose comparée àune autre ou à elle-même : Elle estmoins jolie que sa sœur ; elle a sicans de moins que son frère.—C’estmoins que rien , se dit d’une chosede nulleconsidération, et aussi d’unepersonne qu’on méprise. A. (Du lat.minus.)

Enmoins de rien, en peu do temps.—Sur et tant moins, t. de Pratique,En déduction de.... Il lui a donnécent éetts sur et tant moins de ce qu’illuidevait* Cette expression a vieilli.—A moins de , loc. prép. A un prixau-dessous de , ou , sans une cer-taine condition. —On rirait , on sefâcherait à moins, pour une moindrecause .—A moins que, loc. nonj. quirégit le subjonlif avec une négation.Si ce n’est que : A moins que vousne lui parliez. Il se coi-slruit dans lemême sens , avec l’infinitif et [a pré-position de sans négation : A moinsque de le quereller-—Au moins , dumoins, loc. conjonctives qui serventà marquer quelque restriction dansles choses dont on parle. Au moins ,signifie quelquefois , sur toutes cho-ses: An moins, prenez-!/ garde. —Dumoins , loc. adv. De manque : Il qavaitdivécus de moins. Il sert aussià exprimer quelque diminution, quel-que rabais. A.

4 Bien moins , précédé du verbeêtre, et suivi d’un adjectif, a lésonsde la négation : Il n’est rien moinsque sage , il n’est point sage. Suivid’m» substantif , il peut avoir lésonspositif ou négatif, selon la circons-tance : Vous lui devez de ta reconnais-sance , car il n’est rien moins quevotre bienfaiteur, il est voire bien-faiteur; Vous pouvez vous dispenserde reconnaissance envers lui , car iln’est rien moins que votre bienfai-teur , il n’est pas votre bienfaiteur.— Bien motus, ou plutôt rien demoins, employé avec un vérité im-personnel , a aussi un sens négatif :il n’q a rien de moins vrai que cettenouvelle , celte nouvelle n’est pasvraie. Avec un verbe actif ou neutre,le sens de rien moins serait équivo-que , s’il n’était déterminé parce quiprécède : au reste il est hou d’évitercette façon de parler, A cause de l’é-quivoque qu’elle entraîne. A.

Moins , en Algèbre , signe de lasoustraction indiqué par —. Il estopposé à -f- plus , qui est le signeilefadtlition.il y a dans l'Imprime-rieuoiileldumtma oom, de U même

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forme et de la même significationfondu sur le corps du caractère. 11 yest employé soit comme signe algé-brique , soit à divers autres usages ,par exemple , dans ce Dictionnaire ,à séparer les différentes acceptionsd’un même mot.

lf. MOINS , s. m. La moindre cho-se. V. Moins.

MOIRE , s. f. ( moa-re ) Sorte d’é-toffe de soie ondée , et dont le grainest fort serré ( ainsi noinmcc, sui-vant llorel, parce que c’est une étoffetrès moelleuse. ) — 4 Apprêt que re-çoivent à la calandre ou au cylindre,par l’écrasement de leur grain , cerlaines étoffes de soie , de laine , decoton ou de lin , et qui leur commu-nique un éclat changeant, une appa-rence ondée et chatoyante. A.

MOIRÉ , ÉE , adj. (r/ioa-ré) Quia l’œil de la moire ; qui est ondécomme la moire. — * Suhstantiv.Moiré métallique , fer-hlanc auquelon adonné , par le moyen de quelqueacide , une apparence crystalline etchatoyante. A.

MOIRER , v. a. ( moa-ré ) Donnerh une étoffe unie , au moyen de lacalandre ou de la presse, l’œil et lafaçon de la moire. 4 On moire aussiles métaux. Voy. Moiré.

* MoitiEUU , s. m. Qui moireles métaux , les étoffes. R.

MOIS, s. m. (moâ, et devantune voyelle moaz ) La douzième par-tie de 1 année, composée ou de 51 oude 30 , et pour le mois de février de28 ou de 29 jours. — 4 Espace detrente jours consécutifs : Il a unmois pour déménager t-Kn t. de Pa-lais , les parties viendront au mois ,il a été ordonné qu’elles viendraientplaider dans un mois. — Le prixconvenu pour un mois d’allaitement ,de location , de leçons , de travail,etc. Je lui ai donné son mots.—-Il sedit absol. des mois de grossesse :Cette femme est dans son septièmemois. A. (Du latin menus.) — Ondit le trois Janvier , le six Mai , et lesixierne de Mai ou du mois de Mai.La première manière est plus dustyle familier , cl la seconde du stylesoutenu.

Mois astronomiqueoa naturel, ce*lui qui est mesuré par un intervallede temps correspondant exactementau mouvement du soleil ou de la lu-ne. Tel est nu mois .solaire vrai , etnon pas moqen. — Mois civil ou com-mun, intervalle d’un certain nombrede jours entiers, qui approche , leplus qu’il est possible , de la duréede quelque mois astronomique, soitsolaire , soit lunaire.— Mois solaire »espace de temps que le soleil emploie\ parcourir un signe entier de l’éclip'tique. Ces mois sont inégaux. —'Mois lunaire st/nodique , ou simple'rnent mots lunaire , lunaison, espacede temps compris entre deux noU'velles lunes. — Mots lunaire pêvi°~dique , espace de temps dans lequella luue fait sa révolution autour d 0