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— Au figuré c( par exagération ,1° Grande douleur : Je souffre millemorts . el familier. Je souffre mort etpassion.— 2° Violent chagrin: Cb filsdénaturé lui donne la mort .
Etre à l'article de la mort, à l’ago-nie. — Etre entre la vie et la mort,clans un fort grand péril .-—Avoir lamort sur les lèvres , avoir le visaged’un mourant.—Fam- C'est une mort(une grande peine) qae d avoir affai-re à cet homme, défaire juger un pro-cès. etc.—* C’est ma mort, c’est lachose laplusdésagréahle pour moi. A.
Mort de Came, état où l'ame tombeparle péché .—Mort civile, privationdes droits civils. —Mort aux rats,drogue dont on se sert pourfairemou-rir les rats.— Mort aux chien s.\. Col-chique. — Mortausafran, petite truffeparasite qui s’attache aux bulbes dela racine du safran, et le fait mourir.
* A MORT . loc. adv. De manièrequ’on en meure. — Condamner à mort ,à la peine de mort.—// la mort, loc.adv. Extrêmement, excessivement :finir quelqu'un rt la mort. S'ennuyerà la mort. Il vien veut à la mort, ou,Urne veut un mal de mort.—A la vieet à la mort, loc. adv. Pour toujours.
— Il ne me pardonnera ni à la vie niàla mort, jamais. A.
MORT j ORTE , p. p. de Mourir,et adj. Qui est mort, qui a perdu lavie. (Dulat.wiorlMMS .)—Avoir le teintmort . décoloré ; les yeux morts ,éteints; les lèvres mortes, piles.—Chair morte, chair insensible qui estclans les escarres des plaies , etc. —Argent muet, qui ne rapporte aucunintérêt. — Chardon mort, chardon-bonnetier. dont les pointes sont émous-sées parle travail .—Cote morte. Voy.Cote .— * Balle morte, qui a perduta plus grande partie de ('impulsionqu’elle avait reçue .—Langue morte,celle qu’un peuple a parlé, mais quin’existe plus que dans les livres. —Papier mort , se dit par opposition àPapier timbré.— Pays mort, où il n’ya ni commerce ni industrie. — EnPeinture , nature morte , se dit desanimaux morts, des objets inanimés,dont l’imitation exclusive forme ungenre particulier. A. —-Popul. Ilalngueule morte , se dit d’un médisant,d’un fanfaron, d’uu grand parleur àqui il est arrivé quelque mortificationqui l’empêche de parler. — Proverb.1 forte la héte, mort le venin ; quandtin ennemi est mort, il ne peut plusnuire.
mort , s. m. Personne morte :Ensevelir, enterrer les morts ; fl nefaut point insulter aux morts. —* Faire U mort, retenir sa respiration,etc. de manière à faire croire qu’onest privé de la vie. Fig. Ne pas ré-pondre aux personnes par lesquelleson est questionné, interpellé par écrit.— En Jurisp. Le mort saisit le vif ,une personne en mourant transmetson bien à son héritier, sang qu’il soithesoio d’un acte de mise en posses-sion. A.—'Proverbial. Let mort* o ni
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tort, on excuse toujours les vivantsaux dépens des morts. Ce proverbe,suivant l’auteur des Matinées Scnon.,vient de l’usage pratiqué ancienne-ment de ne juger de la bonté d’unecause que par l’issue des duels oucombats judiciaires ; en sorte que levaincu , qui, s’il ne mourait pas dansle combat même , était quelquefoispendu ensuite ou décapité, était tou-jours censé avoir tort.
MORTADELLE , s. f. (mor-ta-dè-le) Gros saucisson qui vient d’Italie.
MORTAILLARLE , adj. (wior-/fl-glia-blc, mouill. les II) Il se dit despersonnes de condition servile dontle Seigneur héritait; de manière qu’ilspayaient en quelque sorte la taille,même après leur mort.
•MORTAISE, $A.(mor-th-zc). N.Acad. IL, etc. Fntaillure faite dansune pièce de bois ou de métal, poury recevoir le tenon d’une antre pièce,quand on veut les assembler. (Du lai.mordoré mordre, comme si l’on disaitmortisia ; pareequ’au moyen de lamortaise , une pièce mord dans uneautre. Caseneuve et Ménage. SuivantBochard, c’est une simple contractiondes mots mordre el ais, mordais ; quimord dans un ais.)
MORTALITÉ , s. f. Condition dece qui est sujet à la mort. Il ne sc dit quedans le Dogmatique. (Du latin morta-litas .)—Quantité d’hommes ou d’ani-maux qui meurent d’une même mala-die. — * La quantité d’individus del’espèce humaine qui meurent an-nuellement sur un certain nombre devivants. A. — * Table demortalité ,énumération , calcul des morts pen-dant un temps. IL
MORT-BOis , s. m. ( mor-boa )Epines, ronces, boisblancqui ne peutservir aux ouvrages. —Bois mort ,bois séché sur pied.
MORTE-CHARGE, S. f. (Marine)Vaisseau à morte-charge, qui n’a passa charge entière.
MORTE-EAU, s. f. (mor-to) Lasaison des plus basses marées : pourles plus hautes, on dit le Vif de Veau.— * Ces basses marées elles-mêmes.A. — Eau morte , eau qui ne coulepoint.—Figur. Personne sombre elmélancolique qui parle peu.
MORTEL, ELLE, adj. Devant lesubstantif, grand, excessif: Il y a troismortelles lieues d'ici la. —- Après lesubstantif, 1° qui est sujet à la mort :Tons les hommes sont mortels. Racinea dit ( Esther ) : Si ce succès dépendd'une mortelle main. C’est une incor-rection, il fallait d’une main mortelle ,de la maind’un mortel.—2° Qui causela mort : Poison mortel , blessure ,maladie mortelle.* Péché mortel, quidonne la mort à Famé. A. — 3° Parexagération, extrême: Jiaine, douleurmortelle ; déplaisir mortel.
MORTEL, s. m. Homme : C'est unheureux mortel. Les mortels. Elle napas l'air d’une mortelle {t l’une fem-me), mais d'une divinité* Style poé-tique ou soutenu.
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MORTELLEMENT, adv. ( mar-tèle-man) A mort : Blessé mortellement.—Grièvement; Pécher mortellement.— Excessivement : Haïr mortelle-ment .
• MORT-GAGE , s. m. Gage dontle créancier engagiste a les fruits .sans déduction du principal. B. A* Au pl.des morts-gages. N.
MORTE-PAVE, s. m. Voy .Paye.morte-saison , s. f. Temps oùl’Artisan ne travaille pas , faute d’ou-vrage. * Au plur., des mortes-saisons.À.— Saison-morte, temps où lecommerce, les affaires, etc. languissent.
MORTIER , s. m. {moiodié) Sortede vase fait de métal, dp pierre ou debois , dans lequel on pile certaineschoses. — Sorte de pièce d’artilleriequi sert h lancer des bombes.—Chauxdétrempée avec du sable , du ciment,etc.—Par extension, toute liqueur dé-trompée avec quelque chose qui larend trop épaisse. (Du latin morta-rium, employé dans ce» diverses si-gnifications.)—En t. de Cirier, sortedo bougie de miel fondue dans unmoule.—Autrefois, coiffure du Clergéet des Gradués. C’était une espèce debonnet, en forme, Ail Ménage, Aûmor-tier d’Apolhicaire. On legalonuait,et l'on en variait les couleurs et lesornements.—Dans des temps plus ré-cents , coiffure du Chancelier et desPrésidents des Parlements. * C’est en-core aujourd’hui la coiffure des pré-sidents des cours de justice. A.
MORTIFÈRE, adj. T. didactique.Qui cause la mort: Un poison, un sucmortifère . (Du latin mortiferus , faitde mors , mortis, la mort, et de ferreporter. )
MORTIFIANT,ANTE,adj. (mor-li-fi-an) Qui mortifie en causant duchagrin, de la confusion.
MORTIFICATION^, f. ( mor-ti-fi-ka-cion) Action par laquelle une choses’altère, se corrompt. Il ne se dit dansce sens qu’en Chirurgie : La mortifi-cation des chairs. (Du latin mortifica *tio.) — Au Fig. 1° Action de mortifiersa chair, ses sens, etc. Au plur. Aus-térités.— 2 U Humiliation, honte, dé-plaisir qu'ot» reçoit.
MORTIFIER , V. a. ( mor-ti-fi-é)Faire que ta viande devienne plustendre. — Fig. 4° Affliger son corpspar des macérations : Mortifier sachair ; se mortifier . Voy. Macérer ’2° Par extension , dompter ses sens,réprimer ses passions.—3° Cause!du chagrin , humilier par une répri-mande, un refus, etc.—On dit au pas-sif : Je suis mortifié (f&c hé) j l e ne pou*voir faire ce que vous inr%emandei>(Du latin mortificare.)
MORT-NÉ , adj. Un enfant t unveau, un agneau tiré mort du ventrede sa mère : Un enfant mort-né ; * desenfants mort-nés. A. * Des morts-nés. N.
moktodes , s. f. plur. PeW^ ffausses dont on fait commerce avenles nègres du Sénégal.
MOUTOISE, ». f. ( mor-ton-*? !