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Tome second.
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MOURON, s. ni. Petite plante,appelée aussi Anagallis , et dont ondistingue plusieurs espèces. Lesprincipales sont; i° le Mouron mâleou Mouron à fleurs ronges , planteannuelle, à Heur rosacée , qu’oncroit nntihydrophobique.Ons'en sertpour nourrir en cage les petits oiseaux.Voy. Morgcline. — 2° Le mouron fe-melle ou à fleurs bleues ; cette espècediffère peu de la précédente. —”>° Le Mouron d’eau , mouron aqua-tique, Samole , plante qui croit aux: mux aquatiques et marécageux. —Sorte de lézard jaune , marqueté detaches noires : c’est une espèce deSalamandre.

mouiire, s. f. Sorte de jeu qu’onjoue en montrant une certaine quan-tité de doigts élevés à son adversaire,: ;oi fait la même chose de son côté.

accuse tous deux un nombre en'îième temps, et celui-là gagne qui‘■‘•vine le nombre de doigts qui lui: ‘Out présentés. V. Mication .

MOUSQUET, s. m. (mous-kè) An-1 ’ienne arme à feu que l’on lirait parle moyen d’une mèche allumée et misesur le serpentin.— Fusil de munition.—Mousquets , pi. Tapis de Turquie’ t de Perse que l’on vend à Smyrne.

l'amilièrem. Porter le mousquet ,’*tre simple soldat .—Il crèvera ou ila crevé comme un vieux mousquet ;les débauches le tueront ou l’ont tué.

MOUSQUETADE , s. f. (mous-ke-it- e ) Décharge de mousquets. Onnjl plutôt niousqucterie .— * Coup demousquet. Ce mot est vieux. A.

MOUSQUETAIRE, s. in. ( mous -ke-tè-re) Autrefois, soldat à pied quiportait le mousquet. * On dit au-jourd’hui Fusilier. A.—Celui qui ser-vait dans une des compagnies à che-val de la maison du Roi, appelées lesmousquetaires.

MOUSQUÈTERIE,s. f. (rnous-kè-te-rî-e) Décharge de plusieurs mousquetson fusils tirés en même temps. * L’À-» ad. et la plupart desDict. écrivent ,Mousqveterie, qu’on doit prononcermousheteri .

mousqueton, s. m. (mous-ke-ton) Espèce de fusil dont le ca-tion est plus court que celui des fusilsordinaires, et le calibre gros commeoelui d’un mousquet. 4 C’était autre-fois le nom qu’on donnait au fusiloourt des cavaliers. A.

MOUSSACHE , s. f. Fécule tirée'ht suc laiteux du manhiot, et qui sertd’amidon.

MOUSSAUT, adj. m. (mou-sô, d.)Pain moussant, pain de la fariue degruau. Terme de Boulanger.

MOUSSE, s. f- (moti-ce) Nom gé-uérique d’une famille très étenduede plantes cryptogames, vivaces, qui°ot la propriété de reverdir aprèsavoir été desséchées , lorsqu’on l ttshumecte. La plupart produisent unpéduncule terminé par une capsule,nueles Botanistes nomment urne. Lesgenres des Lycopodes, des Spliai-çues, des Pbasques, des Fontinalca,

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des Splanes, des Buxbaumes, des Po-lylhrics, des Mnies, des Bris, et desHypnes appartiennent à celte nom-breuse famille. (Du lat. muscus , quia la même signification.) — Espèced’écume qui se forme sur quelquesliqueurs, * quand on les bat ou qu’onles verse de haut. — Chez les Pâtis-siers, espèce de crème fouettée dans |laquelle on mêle du chocolat, de la !vanille , etc. Mousse au chocolat. —L’espèce de moisissure qui vient surla tête des vieilles carpes. A.— Moussefugitive , membraneuse. V. Nostoc. — |Mousse de Corce , mélange de plusieurs ;espèces de varecs et de céramions |recueillis dans la mer, principalement 1sur les rochers de File de Corse, qu’onemploie en décoction pour faire périrles vers intestinaux.

MOUSSE, s. m. Jeune Matelot quisert l'équipage, etc. (De l’espagnolmoço jeune garçon, jeune valet, for-mé, suivant Guyet, du latin mustusfrais, récent, nouveau.)

MOUSSE, adj. Emoussé. Il vieillit.

MOUSSELINE, s. f. (mou-ce-lime)Toile de coton très fine et très claire,ainsi nommée de Mosul , ville d’Asiedans le Diarbek , sur la rive droite duTigre, d’où les premières toiles de cegenre sont parvenues en Europe. El-les y étaient transportées de l’Inde parla Perse ou parle golfe Persiquc. —* Pâte de gomme adragant et Sucre.B.

MOUSSER , v. il. ( mou-cè ) Il sedit des liquides sur lesquels il se formede la mousse : Le vin de Champagnemousse beaucoup. —* Fig. et fam.Faire mousser unsuccès, unpetit avan-tage, le présenter, le raconter de ma-nière à le faire croire plus considé-rable, plus glorieux qu’il n’est en ef-fet.— Moussé , èe p.p. Chocolatmous-sè, c'est-à-dire, qu’on a fait mousser.A.

MOUSSERON, s. m. (mou-ce-ron)Petit champignou qui vient sur lamousse.

MOUSSEUX , EUSE , adj. ( mou-ceu , eù-zc ) Qui mousse : Vin mous-seux, bière mousseuse.—* Rose mous-seuse, se dit abusivement, pour Rosemoussue , d’une rose dont le calice etla tige sont garnis d’une espèce demousse. A.

* MOUSSIER, s. m. Herbier demousses. J. J. Rousseau.

MOUSSOIU, s. m. ( mou.-soar ) Ins-trument pour faire mousser le choco-lat, etc. — * Cylindre de bois pourdélayer la pâte du papier, le lait caillédu fromage. N.

MOUSSON , s. f. Vents réglés etpériodiques de la mer des Indes ,ou plutôt la saison dans laquelle ilssoufflent. (Suivant Malfée , du latinvwtiones , pluriel de motio mouve-ment, agitation. Suivant Thevenot,cité par Huet dans Ménage, de mou-son, qui, dit-il, signifie en arabe sai-son , quoique d’habiles Orientalistesjugent ce mot entièrement étrangerà celte langue.)—Espèce de courant

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d'eau formé pur des vents qui sou-fflent du même côté.

MOUSSU, UE, adj. Qui est couvertde mousse.

* MOUSSURE , s. f. Barbes autourdes trous. T- de Potier. B.

‘MOUSTAC, s. m. Petite guenon, ànez blanc. B.

MOUSTACHE , s. f. Barbe qu’on ,laisse au-dessus de la lèvre d’en-baul.(Du grec mustax, qui signifie la lèvresupérieure et le poil qui y vient.) —Poils que quelques animaux ont au-tour de la gueule. —* Oiseau, mésangebarbue. B. — * T. d’Ànat., fossetteverticale située au-dessous de la cloi-son du nez. N.— Machine des Tireursd’or,pour tirer et dévider les lilsd’oroude soie.—* Fam. Brûler la moustacheà quelqu'un, lui tirer un coup de pis-tolet à bout portant. A.—Fig. et famil.Enlever une chose jusque sur la mous-tache de quelqiûun, en sa présenceet malgré lui, à sa barbe. — Unevieille moustache ,un vieux guerrier.—Pop. Donner sur la moustache à quel-qu’un, le frapper au visage.

moustaches, pl. (Marine) Deuxpetits caps de mouton placés tribordet basbord des vergues de civadiéreet barrée, dans lesquels on passe uncordage pour leur servir de soupente.

MOUSTAPIIOURY, s. m. Monnaied’or de Turquie. Voyez Tourahj.

*MOUSTiLLE,s. f. Espèce de be-lette sauvage. B.

* MOUSTIQUAIRE , s. f. Rideaude gaze ou de mousseline très claire,dont on entoure les lits dans les paysoù l’on a besoin de se préserver dele piqûre des moustiques, des maria-gouins, etc. Quelques-uns le nommentMoustillier. A.

MOUSTIQUE, s. f. (mous-ti-he)Pelitinsecte d’Afrique et d’Amérique,du genre des Cousins. Sa piqûre trèsdouloureuse, laisse surlapeau une ta-che semblable à celle du pourpre.

MOÛT, s. m. (mou) Vin doux quin'a point encore bouilli. (Du latinmustum, fait dans le môme sens demustus, frais, récent, nouveau.)

* MOUTARD , s. m. Popul. Jeunegarçon mal-propre , indiscipliné. 11diffère du gamin en ce qu’il n’estpas , comme celui-ci , entièrementabandonné à lui même. B.

MOUTARDE , s. f. Plante extrê-mement âcre, annuelle, de la familledes Crucifères, connue par son usagedans les cuisines , et par l’emploiqu’on en fait dans les cataplasmescaustiques. Onia nomme aussi Sénevé.— * La graine de cette plante. A.—Composition de graine de moutarde ,broyée avec du moût, du vinaigre,etc. (Suivant C. Scaliger , du" lat.mustum moût, et ardor ardeur, cha-leur; mustum ardens, moût qui brûleà cause de sa saveur caustique.)—Pro-verb. 1° S'amuser à la moutarde , àdes choses inutiles. (Allusion aux deuxmots français moult beaucoup , ettarde ; tarder beaucoup à venir , lors-qu’on est attendu avec impatience,U