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SÎAV
navigable , adj. Il se dit tantdes mers que des eaux douces où l’onpeut naviguer. (Du lat. navigabiîis.)
NAVIGATEUR, s. m. Celui qui afait des voyages delongcourssunner.“—Pilote expérimenté, qui entend bienla navigation : C'est un excellent na-vigateur. (Du latin navigator.) —*Ondit adjectivement, peuple navigateur ,peuple adonné particulièrement à lanavigation.
NAVIGATION , s. f. ( na-viga-don) Voyage sur mer, cto.—Art denaviguer. (l)u lat. navigotio .)—* Ca-nal de navigation, canal qui portedes bateaux par opposition à canald'irrigation, canal qui ne sert qu’àdistribuer des eaux. À.— Navigationaérienne (Physique), Problème dontla solution donnerait aux hommes lesmoyens de voyager dans les airs,a l’aide des aérostats , à peu prèscomme ils voyagent sur les rivièreset sur les mers dans les barques etdans les vaisseaux. Voy. slèrostat.
NAVIGUER, v. n. f tia-vi-ghé ) Al-ler sur mer ou sur les grandes riviè-res. (Du latin navigare, fait de/tarisvaisseau. ) — Il se dit aussi, 1° de lamanœuvre que fait faire h* Pilule à un''aisseau : Mer où il est mal aisé debien naviguer. — 2° De la manièredont un vaisseau va sur mer : Ce vais-seau nai'igue bien.
Naville, s. f. emprunté de Vita-. ,en * Petit canal pour conduire danses terres les eaux d’arrosage. Il se011 principalement des canaux d’irri-S'Uioii dont la Lombardie est coupce.
NAVIRE , s. m. Grand bâtimentdont on se sert sur mer, et qu’on faitaller avec des voiles et un gouver-nail. En parlant des vaisseaux deguerre, on dit vaisseau plutôt que na-vire; et en parlant des vaisseaux mar-chands, nat’iYé est plus usité dans lesports de l’Océan , et vaisseau, dansceux de la Méditerranée. (Du latinnaris.)—La navire4rgo (au fémin.),le vaisseau des Argonautes. — Cons-tellation méridionale appelée aussi lenavire, le vaisseau , le navire rfe Ja-xon, le cliarriot de mer. Elle contientvingt-deux étoiles dans le CatalogueIrtlannique, et beaucoup plus danscelui de la Caille. C’est da ns cetteconstellation que sc trouve la bellectoile nommée Canopus, Canopc.
* NAVRANT, ANTE, adj. Oui na-Vr e, qui cause une vive et profonde af-fliction: Spectacle navrant ; Aventure
navrante. A.
navrer, v. a. blesser, faire unegrande plaie. Dans ce sens il est vieux.On disait anciennement Naffrer. (Duinl >n natif -agave, employé avec cetteacception par les Ecrivains du moyenège, et qui se dit dans l’usage ordi-"aire, pour faire naufrage; mais qui ,décomposé dans ses éléments, signi-fie proprement briser h* navire , na-l 'cmfrnngere. Caseneuve et Ménage.)■"Aujourd’hui, fig. Affliger extrême-ment: Cela me narre le cœur ; j "n
h cœur navrrf.—Donner un Coup
NEA
de serpe à l’endroit d’un échalas, oud’une perche, qui n’est pas assez droit.
* NAZARÉENS, s. m. pl. Sectai-res juifs qui honoraient Jésus-Christcomme un homme juste et saint.
* NazaréismE , s. m. Secte ,opinion des Nazaréens.
NE, particule qui rend une propo-sition négative, * et qui précédé tou-jours le verbe. On l’accompagne sou-vent de pas ou point. Lorsque ne estsuivi de point , il nie plus forte-ment que lorsqu’il est suivi de pas.Ve de ne s’élide toujours devant unevoyelle ou devant une h non aspirée.A. * L’emploi de ne cesse d’avoirlieu quand le verbe de la propositionprécédente est accompagné d’une né-gation : Tin est pas plus modeste qu’ille parait. Après craindre, appréhen-der , avoir peur, trembler, on met nepas au lieu de ne, quand on souhaitel’accomplissement de l’action expri-mée par le second verbe : Je crainsqu'il ne réussisse pas.
NÉ, ÉE, part. p. et adj. Qui estvenu au monde, qui a pris naissance.Voy. Naître. natus, part. p.
de nasci.) —Qui a des talents pour: 7/est né pour la guerre, etc.—Né natifde Paris, etc. est une locution popu-laire : on dit, il est né à Paris, ou ilest natif de Paris, ou mieux il est deParis. V. Natif. — *THcn né, né d’unefamille honnête , honorable. A. Il si-gnifie aussi, qui est d’un bon naturel;quia de bonnes inclinations. Dansunsens contraire, mais moins usité, en-i fant mal né, qui a des inclinationsvicieuses.—Il exprime quelquefoisune fonction , une prérogative atta-chée à une charge, etc. L’abbé dn Clu-ni était Conseiller né an Parlementde Paris. — Il est né prié, ou mieuxil est prié né ; il n’a pas besoin d’êtreinvité.
Mort-né, mort avant de naître.—* Mort-né se dit aussi fig. dos ouvra-ges d’esptit qui n’ont aucun succès:Un pohnemort-né. A. — Nonreau-nê,qui vient d>‘ naître. — Premier-né ,adj. et s. Le premier enfant mAlo.
NÉANMOINS, adv. {nè-an-moein,et devant une voyelle moeins) Toute-fois : pourtant ; cependant. Voy.Pourtant. ( Suiv. Du Cange , dulatin nihilominns; suivant Ménage,«le l’italien nicntedime.no , qui ont tousles deux la même signification.)
NÉANT, s. m. ( nè-an ) bien; cequi n’existe pas: Dieu a. tiré toutechose du néant. (D-' l'italien niente ,employé dans la même acception, etqui signifie proprement pas un être ,ne ente, fait du latin non cns. Ménage.)— * Condition de ce qui est péris-sable ; fragilité: Ces colonnes qui por-tent jusqu’au ciel le témoignage denotre néant. Bossuet.—l'<g. et parexagération, peu de valeur dans leschoses ; manque de naissance et demérite dans les personnes: Le néantdes grandeurs humâmes f c est unhomme de néant La t • de Palais, met-tre néant sur lu requête^ sur un arti-
NEC 227
ch de compte ; refuser de l’admettre,—Fam. Néant à la requête ; je n'enferai rien. — Mettre une appellationau néant ; débouler de l’appel.
* NÉÀRQUE s. et adj. m. T. d'An-liq. Amiral; qui est de l’amiral. R.
* nébel, s. m. Espèce depsalté-rion des anciens Hébreux. D.
NÉ BRIDE, s. f. Peau de jeune faondont se revêtaient les suivants de Ba-chus. (Du grec nèbris , fait dans lamême signification, de nèbros faon.)
NËBRITE , s. f. Pierre rougeâtreou d’un jaune brun, comme la peaudes Faunes ou Satyres , et qui étaitconsacrée à Baechus. (Du latin nehri-tes , tœ , fait dans le même sens, dugrec nèbris peau de faon.)
NÉBULÉ, ÉE, adj. T. de Blason.Fait en forme de nuée: Fasce tabu-lée. (Du latin ncbula nuée.)
NEBULEUX, EUSE.adj. Couvertde nuages : Temps , ciel nébuleux.(Du latin nebttlosus.)— * Fig. Visage,front nébuleux , visage, front sur le-quel se peint le souci, l’inquiétude.On dit dans le même sens avoir l’airnébuleux. A.— Etoiles nébuleuses ousubstantivement, les Nébuleuses (As-tronomie), 1° étoiles fixes, d’une lu-mière pMe et terne. Elles paraissentà la vue simple comme de petits nua-ges ou de petites taches obscures.—2° Petit amas d’étoiles qu’on a peineà distinguer à la vue simple. La né-buleuse du Cancer, appelée prœsepe,contient jusqu’à trente-six petitesétoiles.
NÉBULOSITÉ , s. f. Nuage; obs-curcissement. Gr. Vo. fr. ( Du latinnebulositas brouillard épais.)
NÉCANÉES , s. f. pl. Toiles ra-yées de bleu et d * blanc, qui se fa-briquent dans les Indes-Orientales.nécessaire, .adj. ( nê-cc-cè-re )
Dont on ne peut se passer; * donton à absolument besoin pour quel-que fin: La respiration est néces-saire à la vie. A.—Infaillible ; inévi-table: Mal nécessaire ; effet néces-saire, qui résulte infailliblement desa cause. (Du latin necessarius. ) —Cela n est pas nécessaire au salut,n’est pas de précepte et d’obligation.On le dit prov. d’une chose peu im-portante. H s*est rendu nécessaire danscelle maison; on ne peut s’y passerde ses conseils, de son ministère.—En Philosophie, l'Etre nécessaire ,j Dieu , qui existe par sa nature. —* Lois nécessaires » lois sans lesquel-les l’univers ne saurait exister. A.—Une cause nécessaire, qui n’agit paslibrement.— Il est nécessaire, il faut,il est besoin : Il est nécessaire d’êtresage , si Von ne veut point s'attirerd'affaire ; il n’est pas nécessaire quevous soj'tiez.
nécessaire, s. m. Tout ce quiest nécessaire j»our la subsistance ; ilest opposé à superflu ,* et ne se ditpoint an pluriel : A. Tl n'est pas riche,mais il a le nécessaire. — Ce qui estessentiel, indispensable: Tl faut pré*fàrer 1e nécessaire à Vagréable, —%