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Tome second.
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parce que Pair nage, en quelque sor-te , en passant et repassant par lenez dans la respiration. Trévoux .)—*11 se dit aussi en parlant de quel-ques animaux : Le nez d'un chien. Cecheval porte le nés an vent . A.—Fana. Le visage entier: Donner surle nez à ..♦.—Le sens de Podoral :Tl a Ion nez ; elle a le nez fin. On ap-pelle) en t. de Chasse, chien de hautnez, celui qui va requérir sur le hautdu jour. — La première partie duvaisseauou bachot,qui Huit en pointeet où est la levée sur laquelle se metle batelier. — Dans la fonte des clo-ches, morceau de plauche taillé enforme de couteau, qui en tournantle compas, dispose sur le collet dumoule aune cloche la figure des an-ses.

Proverb. Avoir le nés tourné versun endroit ; avoir envie ou être surle point d’y aller .—H ne voit pas plusloin que son nés, il a peu de lumiè-res, peu de prévoyance. — Tirer lesvers du nesde quelqu'un , tirer adroi-tement de lui un secret.—Fig. Jeterquelque chose an nez , reprocher quel-que chose.—Prov. et lig. Saigner dunez, manquer de résolution, de cou-rage.—// met ou fourre son nez par -tout, il se mêle de ce qui ne le re-garde pas. —Avoir toujours le nezsur une chose , y être fort appliqué.— Mener quelqu'un par le nez , luifaire faire tout ce qu’on veut. Allusionaux bullles que l’on conduit au mo-yen d’un anneau passé dans leurs na-rines. Celte expression figurée étaitdéjà en usage chez les Grecs.— Don-ner du nez en terre. Se casser le nez,succomber dans une entreprise. —Rire au nez de quelqu'un, se moquerde lui en face, etc. —* Fig. et fam.,avoir bon nez , avoir de la sagacité ,prévoir les choses de loin. On dit demême : Avoir le nez fin , avoir du nez.À.—En t. de Marine , être trop surnez , être trop chargé sur l’avant; Cevaisseau est trop sur nez, est pluscalé sur l’avant qu’il ne faut.

NEZ-COUPÉ ou riSTACIlIERSAUVAGE , s. m. Arbrisseau quicroît dans les lieux incultes, dans lesbois. Voy. Faux pistachier,

NEZ I>E POTENCE, s. m. (Hor-logerie) Partie d’une pièce de laiton,dans laquelle roule un des pivots derencontre.

NI, particule conjonctive et néga-tive: Il n'est ni grand ni petit.—Niplus ni moi/is, loc. adv. Tout autant;justement. — * Ni l'un ni Vautre ,pronoms indéfinis, aucun des deux:N. Je no connais ni l’un ni Vautre.Molière.

NIABLE , adj. Qui peut être nié :

* Cette proposition est très niable. A.

NIAIS, AISE, adj. [nié, iè-ze )

* Il s'est dit au propre des oiseauxde fauconnerie que l’on prenait dansle nid, A. et qui n'er» étaient pas en-core sortis. — Fig. Simple; qui n'aencore aucun usage du monde. Il sedit surtout de l’air, du ton, de U mi-

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ne , de la contenance. Voy. Badaud.—On dit substantiv. : Di franc niais,une grande niaise', faire ou contre-faire le niais.— * Il se dit egalement,au sens moral, des choses qui an-noncent la sottise ou l’inexpérience :Il a fait une démarche fort niaise. Desraisonnements niais. A.—Prov. C'estun niais de Sologne, il prend les sonsmarqués pour des liards ; se dit d’unhomme adroit et alerte sur ce qui re-garde son intérêt, et qui contrefait lesimple.—Fig. et fam., graine de ni-ais, tour, annonce, etc. pour attra-per l’argent des simples.

NIAISEMENT, adv. ( niè-zo-man )D'un air niais; dune façon niaise.

NIAISEU , v. n. (niè-5^) S’amu-ser à des niaiseries, à des choses derien.

NIAISERIE, s. f. (nic-zc-rî-e) Ca-ractère de celui qui est niais. —Baga-telle; chose frivole.

*NIHELANGEN, s. m. pï. Peu-ples du moyen àgc qui habitaient lenord de l’Allemagne, et dont les ex-ploits forment le sujet d’une grandeépopée leutonique, intitulée de leurnom. B.

* NïCAISE , s. m. Homme niais,(nom propre converti en subsl.) B.

* N1CANDRE , s. f. ( ni-kan-dre)Sorte de belladone, belle plante duPérou. N.

NICCOLANE , s. m. Voy. Nicko-lane.

NICE, adj. Niais, simple. (Du latinnescius ignorant.) Il vieillit aussi bienque les deux mots suivants.

NICEMENT , adv. ( ni-cc-man )Simplement.

NICETTE , adj. f. Diminutif denice. * Jeune fille simple. B.

NICHE , s. f. Enfoncement dansl’épaisseur d'un mur, pour y placerune statue, * un vase, un poêle ,etc. A. (De l’italien nicchia, fait dansla même signification, de nicchio co-quille , à cause de la ressemblanced’une niche avec une coquille. Mé-nage, d’après les Académiciens de laCrnsca. —Par extension, réduit pra-tiqué dans un appartement pour ymettre un lit, ou dans un jardin pours’y retirer en particulier. — * Petitmeuble portatif dans lequel se retireet couche un chien d’appartement,un chat favori. A.—Tour de maliceou d’espièglerie qu’on fait à quel-qu'un. (En ce sens (pii est familier ,c'est une corruption de nique : Faireune niche s’est dit pour faire la ni-que. Ménagé. Voy. Nique.)

NICHÉE, s. f. jYid où il y a plu-sieurs oiseaux d’une même couvée.On dit aussi, une nichée de souris.-Fig. et laui. Il a chassé toute la ni-chée , toutes les personnes de mau-vaise vie rassemblées dans un lieu.

NICHER, V. n. [ni-chè) Faire sonnid.—Nicher , v. a. Placer en quel-que endroit: * Qui vous a niché encet endroit ? A. Il est familier. —Fig. et fam. Se nicher , se placer;trouver une bonne retraite; un bon

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établissement: Il s'est niché dansune bonne maison.—'* Employé avecle pronom personnel , il s’appliqueaussi fig. à des idées métaphysiques:0« l'orgueil va-t-il se nicher ? A.

NIC11ET , s. m. ( jii-che t Œufqu'on met dans un nid pour que lespoules aillent y pondre.

NICUOIR , s. m. (ni-choar) Sortede cage propre à mettre couver desserins, etc.

NICKEL , s. m. ( Minéralogie)Substance métallique, découverte enSuède, par Cronstedt, vers le milieudu 18 e siècle, * et qui a , comme lefer, la propriété magnétique, mais àun moindre degré. A.

NICKOLANE , s. m. (Mînéralog.)Nouvelle substance métallique , dé-couverte dans les mines de cobaltde Suède, par Rielister, qui lui donnace nom, parce qu’avec plusieurs pro-priétés un peu différentes de celles duNickel , le Nickolatie en a d’autresqui lui sont communes avec ce métal.

* MCüDÉ.ME , s. m. Nom pro-pre devenu nom commun pour signi-fier, un homme simple cl borné, unniais : C'est un grand nicodême. Ilest populaire. A.

* NICOLAÏTES, s. m. pl. Sectai-res qui permettaient le mariage desprêtres. B.

NICOTEUX , s. m. pl. En t. deCouvreur, morceaux d’une tuile fen-due en quatre, dont ou se sert auxsolins, etc.

NICOTIANE, s. f. Nom que le ta-bac porta d’abord en France, lors-qu’il y fut envoyé en 16U0, par lePrésident Nicot , alors ambassadeuren Portugal. Voy. Tabac,

* NICTAGE, s. m. Plante luedu convolvulus. B.

NID, s. m. (ni, le d ne se pro-nonce jamais) * Espèce de berceau.A. Petit logement que se font les oi-seaux pour y pondre, y faire écloreleurs petits et les y clever. (Du latinniâus.) * On appelle aire, le nidde l’aigle et des autres grands oiseauxde proie. A.— Fig. et fam. // croitavoir trouvé la pie au nid, avoir f. ilune importante découverte.— 7/ atrouvé un bon nid, un bon établisse-ment.— Nid à rats, méchante pe-tite chambre. *F.nt. d’Imprim. Voy.Colombiers. — En t. de Guerre, nidde pie , petit logement que font lesassiégeants sur le haut de la brèche ,à l’angle flanqué d’un bastion, d’unedemi-lune. — En t. de Minéralogie ,)nincpar nids, la mine qui se trouvepar masses séparées, et qui n’est paspar filons.

NID D’OISEAU , s. m. planteagreste qui croit ordinairement aupied des sapins, dont la racine estcomposée de fibres cylindriques etfragiles, entremêlées de manier®qu’elles imitent un nid d'oiseau.— 0 ’Nid que construisent au Tunquin, àla Cochinchine , et particuliérementdans le royaume de Caroba ou Chain*pa, certains oiseaux assez semblable’

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