Band 
Tome second.
Seite
248
JPEG-Download
 

i48 NU Z

iüil en parlant, soit en écrivant. Ilno ae dit qu’en mauvaise port.

NUÉE , s. f. Nue; nuage. VoyezNue.— Fig. Multitude de personnes,d'oiseaux, etc., qui vont par troupes:Une nuée de Barbares , une nuée decorbeaux, de sauterelles, etc .'— Fig.La nuée se forme , elle crèvera bien -lot, il se trame un complot, il écla-tera dans peu.— Suées, pl. Eu t. deLapidaires , parties sombres qui seTrouvent dans les pierres précieuses,et qui en diminuent la beauté et le-vrix. — Nuées do Magellan ou duCap (Aslronoin.) Voy. Nuages.

NliEMENT, adv. (tm-man) Voy,

Nu ment.

NUEll, v. a. (im- 4) Assortir descouleurs dans des ouvrages de laineou de soie , de manière qu’il se fasseune diminution insensible d’une cou-leur à l’autre ou d’une mèmè couleur,en allant du clair à l’obscur et del’obscur au clair. Voy. Nuance. —Mêler et assortir ensemble défé-rentes couleurs. Nuancer se dit dansles mômes sens. — * Nuer , s’em-ploie aussi substantivement : Cet ou-vrier sait bien nuer. A.

NUIRE ,v. n. * défectif et irré-gulier. Je nuis , tu nuis , il nuit ,nous nuisons , vous nuisez , ils nuisent. Je nuisais. Je nuisis. Je nuirai.Je nuirais. Nuis. Que je nuise , quenous nuisions. Que je nuisisse; quenous nuisissions. Nuire. Nuisant.Nui. Point de féminin. Les tempscomposés avec l’auxiliaire uvoir.Grarnrn. des Gramm. Porter dom-mage; faire tort. Il se dit des per-sonnes et des choses : Cet hommepeut vous nuire ; le froid nuit à lasanté. (Du latin n?rere.)~ * Il si-gnitic aussi, faire obstacle, empê-cher, incommoder : Otez-vous de la,vous me nuisez. Cela ne nuit en rien.À.— Ne pas nuire , signifie quelque-fois aider, servir : Je ne lui nuiraijamais a obtenir cette grâce. U estfamilier. — * Se nuire , v. pers. etrécip. Se faire tort ; Il s*e*t nui dansmon esprit par son ton louangeur. A.

NUISANCE, s. f. {nui-zan-ce )Dommage. Il est vieux.

NUISIBLE , adj. (nui-zi-ble) Quipeut nuire ou qui nuit. Voy. Mal-faisant.

NUIT, s. f. (hhV) L’espace detemps pendant lequel le soleil est*ous notre horizon. Voy. Ténèbres.Les anciens Gaulois et les anciensGermains divisaient le temps nonpar jours, mais par nuits , c’est en-core aujourd’hui la méthode desArabes. (Du latin nox , noctis , faitdu grec nux, génitif nuktos.) — Fig.Ombrage; obscurité.— Poétiq. 1 °Lanuit du tombeau; l'éternelle nuit, lamort. — 2® L'astre des nuits , la'une. La nuit des temps ,

l’obscurité, les ténèbres qui les cou-vrent. Cette dernière expression est'ort à la mode.

Prov. La nuit tous les chats sontgris. Voy- Chat. — Fam. Se mettre

NUL

à fa nuit ; partir, eu courant risqued’être surpris en route par la nuit.

— Fig. Taire sa nuit (Vénerie), sed l d’un cerf qui , dès que le jour fi-nit, sort «les demeures et va aux ga-gnages où il reste jusqu’au lendemainmatin. — * En Peinture, effet denuit, tableau représentant une scènede nuit éclairée par une lumière arti-ficielle , ou seulement par la faiblelueur que l'atmosphère conservependant'la nuit. A.

de NUIT, loc. adv. Pendant la nuit.

— Nuit et jour , ou jour et nuit ;toujours, sans discoutiuualion. —* ni jour ni nuit, loc. adv. Jamais :Tl n'a de repos ni jour ni nuit. À.

NUITAMMENT, adv. (nni-ta-mnn) T. de P.ilais ou du style fa-milier, De nuit ; Fol commis nui-tamment; il s’en alla nuitamment.

NUITÉE , s. f. L’espace «l’unenuit. — L’ouvrage , le travail d’unenuit. — * Il se dit aussi de ce qu’onpaye par nuit en certains endroitspour le gîte et pour la dépense : Onjiut pat/er tant par nuitée dans cellehôtellerie. Il est familier. A.

NUL, NULLE, adj. (nul, nu-h )Aucun; pas un. Nul, dit Roubaud ,porte avec lui sa négation ; aucun enattend un* pour en «l venir le syno-nyme. Nul a plus de force exclusiveet absolue; il exclut chacun, chaqueindividu, chaque cho. c , d’une ma-nière déterminée, depuis la pre-mière jusqu’à la dernière; aucun né-gatif exclut quelqu'un , celui-ci, oucelui-là, unecho.-eou une autre d’unemanière indéterminée. (Du latin nullus.) Nul , comme aucun , et par lamême raison (vey. Aucun), n’a pointde pluriel , quoiqu’on lise dansJ.-J. Rousseau {Lmilc) : Nulles au-tres mains qy.e cclhs de sa famillen'ont fait les apprêts de sa table.C’esi une faute dans laquelle sontégalement tombés d'autres grandsécrivains, t*ds que La bruyère {cha-pitre 6) : Nais besoins, nais artificesne peuvent séparer , etc. ; M. Delille{poème de l'Imagination , chant 7) :Dont nais chantres encor n'ont om-bragé leurs fronts , etc.

* Nul, signifie aussi , qui est sansvaleur , sans effet, qui se réduit àrien : Votre observation est v.ul.e. Sivous manquez a nos conventions ,marché nul, A. —Qui est commenon avenu; en parlant dw actes,des contrats,* contraires aux loispour le fond ou dans la forme : Leurmariage a été déclaré nul. A. — Eul. de Dut*, qui n’existc pas. Lorsquela (leur qu’on décrit est privée de co-rolle , on dit que la corolle est nulle.—Dans le jargon des petits-maîtres,et en parlant «les personnes, l°Anéanli : Je suis nul, je deviens nul. 2° Inu-tile ; sans talents, sans mérite : C 1 estun homme nul. — * Nul, au mascu-lin , employé absolument et commesujet «le la phrase, signifie, nulhomme , personne \Nul n'est exemotde mourir. A.

NUM

NULLE, s. f. (««-/a) Caractèrequi ne signifie rien. On l’emploiedans les lettres en chiffres, [mur lesrendre plus difficiles à déchiffrer.

NULLEMENT, adv. (mt-le-man)En aucune manière.—En t. de Pa-lais, contre les lois elles formes.—

* Avec nullement on supprime pas etpoint : Je nai nullement envie dosortir. N.

NULLi , s. m. Espèce de ragoûtitalien, propre à être servi avec lesentremets. Ce sont des jaunesd’œufs battus ensemble avec de l’eaurose, et du sucre, que l’on fait bouil-lir jusqu’à consistance d’une bouillieépaisse.

* NULLINERVË, ÉE , adj. T.de bol. Sans nervures-

* NULLIPOKE , S. f. T. d'IIÎSt.nat. Polypier à rayons pierreux, sansporcs apparents. IL

NULLITÉ, s. f. (nu-li-té) En t.de Pratique. Défaut de forme , etc.qui rend un acte nul, de nulle va-leur.—Dans le jargon moderne et enparlant des personnes. ^Anéantis-sement.—2* Défaut de talents; sté-rilité d’un autour, etc. —5° Inac-tion; impuissance.

NClMENT . adv. {nu-man) Sans«U gtiisement. — Eut. de Palais et doFéodalité, immédiatement : Fief quirelève Hument de .

NUMÉRAIRE , adj. (ntt-nié-rè-re)

* Il ne se dit que de la valeur légalodes especes qui ont cours : La pièced*or nouvelle est de vingt francs, va-leur numéraire. A. (Du latin numo-rare nomhrer. compter; parce quela monnaie se compte.)

NUMÉRAIRE, s. m. Argent comp-tant, * argent monnayé : Le numé-raire est fort augmenté en France de-puis un siècle. A.

NUMÉRAL , ALE , adj. Qui mar-que quelque nombre ; Adjectif numé-ral. * Au plur. Adjectifs numéraux •Rcauzée, etc. — I, V, X, L, C, D,M, sont des lettres numérales dans leschiffres romains : I, vaut un; V, cinq»X, dix; L, cinquante; C, cent; D,cinqcents; fl, mille. (Du latin numcralis,fait de numerus nombre.) — Arith-métique numérale, l'arithmétique or-dinaire, par opposition à l’arithméti-que littérale, ou Algèbre. — * Versnuméraux ou chronologiques, versdont toutes les lettres numérales mar-quent le millésime de quelque événe-ment. A.

NUMÉRATEUR, s. in. T. d’AriD 1 'mélique. Celui «les deux nombresd’une fraction qui indique comble 11on prend de parties égales dans le* -quelles l'unité est supposée divisée-C'est le nombre placé au dessus de laligne de division. Dans 5/4, trois eSle numérateur. (Du latin/mwerA* 01 ’'/

* NUMÉRATir , IVE , adj- De 13numération. Lcmare.

NUMÉRATION. S. f. (hh-iM*'™’

cion) En Arithmétique, l’art de p ruonccr, d’exprimer un nombre queconque ou une suite do uorab re *