très-purgative, connue sous le nomd'huile de ricin. On l’anpelle aussiRicinier ordinaire et Palma-Chrùti.
— En Enlomol., genre d’insectes ap-(ères, très-voisin de la famille desParasites, qu’on n’a encore observésque sur le corps des oiseaux , etqu'en conséquence on a proposé denommer ornithnmyzes ou succ-oi-«eaux, du grec ornix, ornithosoi-«eau, et muzô ou muzéô je suce.
‘ ricineli.es, s. f. pi. Famillede litliymales. B.
RICINIER, s. ni. ( ri-ci-nié ) T.de 15. Voy Ricin.
RICIXOÏDE, s. f. ( ri-ci-no-i-de )Noix des Barbades.
* RICOCHER , v. n. T. d’Artille-iie. Faire des ricochets : Ce boulet abien ricoché. A.
RICOCHET, s.m. (ri-co-ché) Bondque fait une pierre plate, jetée obli-quement sur la surface de l'eau.—Vieux nom d’un petit oiseau quirépète continuellement son ramage.On dit encore prov.: C'est la chan-son du ricochet, c’est toujours lameme chanson , le même discours.
— * Il signifie fig. une suite d’évé-nements amenés les uns par les au-tres. A .—Batterie à ricochet (Artil-lerie), batterie qui joue de manièreque les boulets, après être tombés ,roulent, se relèvent et font des bondsou des ricochets, comme une pierreplate sur la surface de l’eau. On ditdansie même sens, charger, tirer àricochet. — Fig.: Par ricochet, parcircuits, non pas directement et dela première main.—Prov.: Avoir dequoi faire des ricochets, avoir plusde revenu qu’il n’en faut pour vivresuivant sa condition ; avoir de quoicontenter ses fantaisies.
RICOCIION, s. m. Apprenti Mon-nayeur.
RIDAIÏVS, RIDEAUX, S. m. pl.RIDELLES, s. f. pl. (Pèche) Eléva-tions du fond de la mer, qu’on a sansdoute comparées à des rides forméessur ce fond.
RIDE, s. f. Au propre, les plis quise font sur le front, sur le visage etstir les mains, et qui sont l’effet or-dinaire de l’âge. Un poète moderne,l’auteur du poème d Homère , a faitre mot masculin :
Rtles rides profondssillonnent son visage.C'est un solécisme inexcusable. (Dugrec rhutis,rhvtidos, qui a la mêmesignification.) — Par extension il sedit de l’eau, lorsque sa surface cesse3’èlre unie.—En t. de Marine, cor-dage qui sert à en roidir un autreplus gros.
ridé , ée , part. pass. et adj.Voy. Rider .— * Une pomme ridée,une pomme ratatinée, flétrie. À. —En t. de Botaniq. Voy. Rugueux.
RIDEAU, s. m. (ri-dô, s. d.) Mor-ceau d’étoffe ou de toile auquel sontattachés des anneaux qui coulentsur une tringle , et qu’on tire pourcacher , couvrir , entourer, conser-ver quelque chose. * Rilenn de lit
Rideau de fenêtre. Ouvrir les ri-deaux. A. ( De ride, à cause des plisen forme de rides que font les ri-deaux.) — * Par extension, la toilequ’on lève ou qu’on baisse au théâ-tre pour montrer ou pour cacher lascène aux spectateurs: Lever, bais-ser le rideau. Il ne s’emploie, dansce sens, qu’au singulier, — Fig-, 1°les arbres ou arbrisseaux plantés enhaie ou en palissade, pour produirede l’ombre , ou pour rompre la vio-lence des vents: Les cyprès, lesthuyas , les peupliers d’Italie sontliés propres à former des rideauxA.—2° Tout ce qui empêche unechose d’être vue.—3° Petite éléva-tion de terre derrière laquelle onpeut se cacher—En t. de Ponts clchaussées, mur en contre-haut d’unchemin pour soutenir le talus ou lepied de la berge.—Fig. Tirer le ri-deau sur une chose, n’en plus par-ler, ne plus s’en occuper l’esprit.—
“ Se tenir derrière le rideau, ne passe laisser apercevoir dans une af-faire que l’on conduit. — Prov. et(ig.: Tirez le rideau, ta farce estjouée . C’en est fait ; tout est fini. A.
— Rideaux pluriel (Pèche). Voy.Ridains.
RIDÉES, s. f. pl. T. de Vénerie.Fientes et fumées des vieux cerfs.
RIDELLE, s. f. (ri-dè-le) Un descôtés d’une charrette, fait en forme derâtelier. (Du latin ridica échalas devigne; parce que les ridelles res-semblent en quelque façun à des féchalas arrangés en ligne droite.)—Ridelles , pl. (Pèche;. Voy. Ridains.
RIDER, v. a. (ri de) Faire,cau-ser des rides: Le chagrin ride le front;l'âge, les maladies l'ont tout ridé.—Par extension, et surtout en Poé-sie, il se dit de l’eau : Les vents ri-dent la surface de l’eau. — Faireroidir une corde, une couture, etc.
— En t. de Marine, accourcir unevoile avec des ris. — On dit neutra-lement, en t. de Vénerie , qu’unchien ride , qu’il suit sans crier lapiste d’une bêle.— Se rider, v. pr.,se faire des rides, prendre des rides:
* Son visage commence à se rider. A.
RIDICULE, adj. ni. et f. Qui estdigne de risée : Manière , discours ,conduite ridicule. ( Du latin ridicu-lus , fait de ridere rire. )
ridicule , s. m. Homme ridi-cule. On dit aussi au féminin: C'estune petite ridicule. —Ce qu’il y a deridicule dans une personne , dansune chose : Il saisit le ridicule dechaque chose ; donner tin ridi-cule à quelqu'un. — * Il signifieencore, les actes, les discours parlesquels on se moque d’une per-sonne, on fait rire les autres à sesdépens: Lancer les traits du ridicule;s'exposer aux traits du ridicule. A.
— Tomber dans le ridicule , dans ungrand ridicule, devenir ridicule. —S** donner un ridicule, «c rendre ri-dicule par ses manières, sa conduite.
— Tourner ou traduire en ridicule,
ridiculiser, se moquer de.
RIDICULE, s. m. Sac à ouvra»do femme. On disaitd’abord réttcu »c’est-à-dire formé de rets. .
RIDICULEMENT, adv. (ri-dl-*le-man) D'une manière ridicule-RIDICULISER, v. a. {ri-di- cu 'zé) Rendre ridicule, tourner ® n ^dicule. —Se ridiculiser, v - Z* 1 ’ 1 ’rendre ridicule. Il est familier-RIDICULITÉ, s. f. Qualité dequi est ridicule: La ridiculitépropos, de ce procédé est-Action ou parole ridicule :une ridiculité. ' Fam. A.
RIËI1LE, s. m. (Botan-) v ''Grateron. , i;
RIEN, s. m. Nulle chose, fi ,Dieu à créé le monde de rien,l'ordre de la nature rien ne se ^jede rien. (Du latin rem, accusai'
je" ’
et de là vient qu'en français r,e ” , |t .
construit ordinairement avec .
,s a'
hose ■
res chose. Non habeo rein, I erien ; non agit rem, il ne fai 1 1
négation. Nos anciens Auteu'saient rien dans le sens de c J' ,Ilsn'aideraient de nuis riens■ rsari. Craignant Dieu en te ' 1 *.pouvoir sur tout rien. Joinvill® I ^Par exagération , peu de " e |.a eu celle maison pour „i
que chose : Y a-t-il rien de si ^ ^
que . Qui vous reproche
Au pl. bagatelle, chose de p cU 1portaDce : Ces difficultésriens; diseur de riens, etc ^ rC .
Ne rien faire, demeurer en g |;ment oisif. Boileau a dit (Sa t,r ' elPasser.... la nuit à bien dorr "' n ,'csle jour i) rien faire. Par la sU Pj a usiou de la particule négative ’ ejugement de l'Académie f r , j'ocrien faire devenait une csf>è ce
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cupation, el le contrastemarqué .—Racine (Les .
redoublé au contraire la nl i^ ( fjir"en .lisant : On ne veut pus eS t i eici qui vous déploi e. Le pustrop, et c’est une faute. . r jeeFam.: Il ne sait rien de r,f ’jfti,du tout —On ne fait rien P n ’^ c (J’iO"il entre toujours quelque ' f a j|.
lérét personnel dans ce <| uU o(1 o e—'On ne fait rien de ,, ' < ’ ,, > ’ a ffaii' Clsaurait réussir dans aucun*;' ,,'a
dans aucune entreprise S1 ^eiquelque chose,quelque --
que secours pour y paryeut ^. f(| t aCelte viande s'est réduite ‘ "
fort diminué .—Cette ujf a,re sll c.'CS-duile à rien, n’a eu f uCU '',jnlm®' 1—Il ne m'est rien, il n est P . „ yparent.- Il ne m'est dK affo*?prends aucun intérêt-—,u e qu'<' 1 ;’ne tient à rien, rien n'empo® ^a’ine se fasse .—Il ne t' 141 .1 ne s "
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