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Tome second.
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SOU

* II sc dit aussi d'une personne qui«prouve momentanément quelquedouleur, quelque malaise : Je suisaujourd’hui tout souffreteux. A.

SGTJFFlUR, V. a. sur Ouvrir. Eu-durer : Souffrir la douleur, les tour- \mentir, la mort, les affronts, ta faim, Ita soif, etc. — Supporter : Souffrir 1la fatigue. Souffrir, dit Roubaud, sedit d'une manière absolue; on souf-fre le mal dont on ne sc venge point./Cndnrer a rapport au temps, on en-aure le mal dont on diffère à sevenger. Supporter regarde propre-ment les défauts personnels; onsupporte la mauvaise humeur de sespioches. (Du ïalin svffcrre, formé desub par dessous, et de ferre porter.)

— Souffrir signifie encore, tolérer;n empêcher pas quoiqu’on le puisse:Pourquoi souffrez-vous cela ? —Per-mettre : Souffrez que je vous dise...

— Admettre, être susceptible de....Cela ne souffre po*nt de delai, dedifficulté. — Fig. : Souffrir le mar-tyre, de grands maux. —* * Fig. etïnm. : Souffrir mort et passion,éprouver de grandes douleurs, oucire très-impatient. A.— Souffrir unerude, une furieuse, tempête, un coupde.vent , en être «agité, battu. — Souf-frir un assaut, un siège, le soutenir.

— Souffrir l’tp ron (Manège), n’yêtre pas sensible. —Souffrir l’ctalon,sc d t de la jument lorsqu’elle estbien en chaleur.

SOUFFRIR, v n. Tàtir, sentir dela douleur : L'armee ennemie souf-frit beaucoup dans sa marche ;

* souffrir du froid, du chaud.—fl acesse de souffrir, dit quelquefoispour il est mort. — Souffrir, signifieaussi, tant au sens physique qu'.'tusens moral, éprouver de la peine,dudéplaisir, du chagrio, du dommage:Il souffre de votre humeur , de voscaprices ; les enfants souffrent desdivisions de leurs parents. A. —Souffrir du pied , de la tête; y sentirde la douleur.—Cette poy.tre , cettemuraille souffre, esi trop chargée.

— Les blés , les vignes ont souffert ,ont été maltrai'és par le mauvaistemps.—* Se souffrir, v. pron. Êtresouffert : Cela ne peut se souf-frir. B.

SOUFRE, s. m. Une des substan-ces combustibles élémentaires de laChimie moderne. File est la baseacidiliable de l’acide sulfurique et dusulfureux.—Minéral qui s'enflammeai cment, et qui en biûlant exhaleune odeur forte et piquante. ( Dulatin — Soufre doré d’anti-

moine, sulfure d’antimoine hydratéavec excès de soufre.—* Soufre hy-drogéné, hydrurede soufre.— Soufreoximuriaté , chlorure de soufre. —Fleurs de soufre , foie de soufre.Voy. Fleurs, Foie. M de Ch.—Soufre rouge , arsenic sulfuré rouge.

SOUFRER, v. a. (âou/r^) Enduire,frotter de soufre. — Soufrer de latoile de soie, etc., la passer sur lavapeur de soufreSoufrer du vin,

donner l’odeur de soufre au tonneauoù on le met, * par le moyen d’unemèche soufrée qu’on brûle dedans. A.

SOUFRIÈRE, s. f. Lieu d’où l'ontire le s/ vfre.

SOUFROIR, s. m. {snu-froar} : Pe-tite cluve'bien close pour y blanchirla laine par h v;:peur du soufre.

SOi GARDE , s. U Voy. Sous-garde.

SOUGORGE , s. f. Voy. Sous -gorge.

SOUHAIT, s. m. (soii-é) Vœu,désir, f mouvement de la volontévers un bien qu’on n’a pas. — Lessouhaits de bonne année, les vœuxqu’ou fait pour quelqu'un à la nou-velle année.— A ros souhaits, façonde parler familière dont on salue ce-lui qui éternue. A. Voy. Souhai-er.

X SOUHAIT, loc. adv. Selon sesvœux, ses désirs.

SOUHAITABLE , adj. (sott-è-ta-ble) Désirable.

SOUHAITER» V. a. (sou-è-tè) Dé-sirer. (Ou latin suboptare, formé desub un peu, et d'o ptare désirer.) —* II s’emploie aussi dans les formulesde compliments, et lorsqu’on fait desvœux pour quelqu’un. A.— Souhai-ter le bonjour, le bonsoir à quel-qu’un, le saluer en faisant des vœuxpour lui. — * Fam.: Je vous en sou-haite, se dit è une personne qui té-moigne avoir envie dune chosequ’elle n’aura pas : Fous espérezavoir cette place , je vous en sou-haite. A.

SOUHAITEUR, s. m. (sou-è-Uur)Celui qui .souhaite. Tr.

SOU ou SOY, s. m. Sauce queles Japonais préparent, et qui esttrès-recherchée non seulement desAsiatiques, mais encore des Hollan-dais qui en rapportent de ce pays.C’est un extrait du suc des viandes,auquel on joint des épiceries : on leconserve dans des bouteilles bienbouchées, pendant un grand nombred’années.

SOUÏULARD, S. m. (sou-gliâr)T. de Charpentier. Tièce de bois as-semblée sur des pieux , et que l’onpose devant des glacis qui sont entreles piles des ponts.

SOUIUUARDIÈRE , S. f. ( $ou-gliar-diè-re) Rouleau de filet que lesPêcheurs normands ajustent, au lieude lest, au pied de leurs filets.

SOUILLE, s. f. ( sou-glie; mouillez\il) En t. de Vénerie , lieu nour-

les 4

beux où sc vautre le sanglier. Trév.écrit aussi Souil, s. m. (Du lat. suiteétable à cochon.)—En t. de Marine,lieu op le vaisseau a touché lorsquela mer était basse.

SOUILLER, v. a. (snu-glîé) Gâter,salir, remplir d’ordures. (Du latinbarbare suillare , fait de suile étableA cochon. Ménage.) — Il s’emploieplus ordinairement au figuré : Souil-ler ses mains du sang innocent, fairemourir un innocent .-—Souiller le litnuptial , la couche nuptiale , com-mettre un adultère.—* Souiller , si-

son

gnifie encore fig., déslioporer, avilirUn vil intérêt ne souillait point lélangage de la poésie. liarlhélcir**- "Se souiller, v. ré 11. Se gâter, se s*"lir. Fig. Commettre un crime d’iffl"pureté. — Souiller, v. «eut. (Véne-rie) sc dit d'un eerf «|ui se met sutle ventre dans l’eau et dans I®fange.

souillon, S. m. et f. Knfaii-malpropre qui tacbe se» halo 1 »- T'Servante employée à laver la T ® 13 "selle et à d’autres bas offices. U esfamilier.

souillure , s. f, {sou-glin- ,e ’mouillez les II) Tache, 'saleté > aquelque chose. A. — 11 est d’u*®6®surtout au figuré : La sonilfa re !}l’ame, de l'honneur. —Ch z les J» 1 s ’souillures legales , impuretés ct J®tractées, soit par certaines 11,11 |(lies, soit par certain» aeoidentstlrendaient immondes.

"SOUI-MANGA, s. m. Ois e,U s |espèce de grimpereau do Mada£ acar. B. ,

SOÛL , SOÛLE, adj. (soïî .Pleinement repu, rassasié.satnr , fait dans la même 6l o. * u -lion de satis assez. Ou écrivadt refois Saoîd.) — Il signifie pl u j^dinaircment ivre, plein de vrn • ^homme eu toujours soûl .prov. dans le même sens : Ë* re 5comme, une grive. À.—Fig. etÊtre soûl de vert, démunit!#** 6en être ra&sasié jusqu’au

SOÛL, 6. m. Manger son ,0 "j;tout son soûl , autant qu’on /„est fam.—Fig. et fam.: Il a enpeine tout son soûl ; et q oe ^ U ,jclt'dans celte acception , avecle : Il a eu de la peine tout I e ssi vous aimes les procès, v0 lt edonnera tout te soûl ou tout

actif.

l son

SOULAGEMENT, «■

jé-man ) Diminution de rua]leur ; adoucissement de p* 1 " s ol°corps ou de l’esprit. (Du I® 11titm.) M A'

SOULAGER, v. a. (’ wU : J a fetléger en ôtant une pa rl,e „,«/«'■dpnu : * Il faut soulagée t e yoj. - . ..... i„„wlc. A-,

sa charge est trop

Alléger. ■

Fig., adou(’i r '“’j,, don'le travail, la peine, le ^Jage' le '.leur de quelqu'un : * eteP* 0 ^.malheureux. (De so!a t,ar ’ j a bas*'avec cette acception ™ a ’| f0 lat' v "latinité , et qui est f» 1 * , lfl e f' vsoulagement.) — ^ ouia ^:.seaU >

ire, un plancher, un v°< s * *

une partie de leur esoulager, v. pron S J* pat hsoulagement : 5e * oW / fliut ue ï ‘ .plaintes. - Se scoooT^ $e s0 ulment. Voy. Allêg er - ’ a y,jolu>ger, pris dans un J ; e beso‘°

gnifie satisfaire quelque

lurel A. adj-

SOÛLANT, ANT*> . r aJS*»

lan, au-te) soüle ’ q . v

Bas et Vieux. flourm® 0 "’

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