supprime quelquefois le de, dans lestyle familier : Vis-à-vis l'église,vis-à-vis l’hôtel de. A. Celte locutionprépositive ne s’emploie qu'au pro-pre, et c'est une faute grave que dedire avec quelques écrivains, sesprocédés vis ù-vis de lui, pour enverslui. — On dit aussi adj. Etre situévis-à vis, etc. ( Du latin visas vue;vue à vue; en opposition et sur lamême ligne de rayon visuel. ) —C'est aussi une locution adverbiale :Il est vis-à-vis. — Fig et fam. : Setrouver vis-à-vis de rien , sans au-cun bien , sans aucune ressource.* Vis-à vis s’emploie quelquefoissubstantivement, etsedil d’une per-sonne qui estenfare d’une autre àia danse ou à table : Il était monvis à vis; j'avais pour vis-à-vis vuefort jolie demoiselle. Il est fam. A.
VI9-X VIS, s m. Sorte de voi-lure en forme de berline, mais oùil n’v a qu'une seule place danschaque fond.
VISA, s. m. Formule qui se metsur un acte, et qui, signée par celuiqui en a le droit, rend cet a te au-thentique. — * Formule par laquelleun mag'slrat ou un officier de jus-tice certifie qu’un acte judiciaire luia été remis ou présenté. A. — En ld’Eglise. lettres par lesquelles l’Or-dinaire témoigne qu’ayant n« les pro-visions d'un Ecclésiastique, et exa-miné la personne, il l’a trouvée ca-pable de posséder tel Hénétiee. ( Dulatin visa, féminin de visas, part. p.de viiiere voir. Eisa est res, la chosea été vue.)
VISAGE, s. m. ( vi-za-je) La facede l'homme; la parue antérieure dela tête , qui comprend le front, lesyeux , le nez, les joues, la boucheet le menton. (Du latin barbare vi-sagium, dérivé de visas vue, regard.)»-L’air du visage : Avoir un visageriant, gai, ouvert, etc. — Fam. Lapersonne même , en tant qo’on laronnalt par le visage : Voilà bien desvisagi s que je ne connais point, desvisages nouveaux. Par mépris: Voilàun plaisant t liage. — * Fan». : Iln'a rien d'humain que le visage, sedit d’un homme cruel, barbare. —Fig. et fam : Il a un visage de pleinelune, se dit <l’un homme qui a uneface large. — Fig. et pupul. : Trou-ver visage de bois, se oit, lorsque,venant chez quelqu’un, on trouve laportefermée; et, par exlension, pourdire qu’on 11 e trouve personne, quoi-que la porte ne soit pas fermée. —Avoir mauvais visage, avoir le visagedéfait. A
Prov. : Cela parait comme le ne:au milieu du visage , cela est très-visible— Tourner visage aux en-nemis, apres avuir fui. se tournerpolir les combattre.— Caire bon oumauvais visage g quelqu’un , luifaira bonne ou mauvaise mine. —Se composer le visage, prendre unair sérieux. — Changer de visage,changer du couleur ; r""" 1 r, pâlir,
etc. Racine (Arulromaque) a ditdans cette acception, sans changerde. face. : celle expression ne seraitpl iis admise, du moins dans le stylenoble
* A visage découvert, loc. adv.Sans masque, sans voile : Les dan-seurs de l’Opera qui paraissaientautrefois masques sur le théâtre,se montrent aujourd'hui à visagedécouvert. On l’emploie quelquefoisau liguié : C'est un homme franc ,qui se montre il visage découvert A.
* VISCÉRAL, ALE, adj. T. d’A-nat. Qui appartient, qui a rapportaux viscères. A. — Remèdes vis-céraux, remèdes propres à Tortillerles viscères.
VISCÈRES, s. m. pl. T. d’Anat.Les entrailles. Viscère, au singulier,se dit de quelque partie intérieuredu corps : Le cerveau, le cœur sontchacun un viscère. (Du latin visccra,ttm.)
VISCOSITÉ, s. f. (vis ko-zi-té) T.de Physique. Propriété des corpsdont les molécules ont entre elleset avec d’autres corps une certaineadhérence, comme dans la glu, etc.(Du latin viscum ou viseur, dans lesens de glu, et qui signifie propre-ment gui.)
VISÉE, s. f. (tu-xé-r) Direction devue à un certain point pour yadiesser un coup. (Du la-in visu*vue.) — Fig. et fam.: Changer devisée, changer de dessein.
VISER, v. n. (vi-zé) Mirer, re-garder un but, pour y adresser uncoup : Il visait à ce but. — Kig.Avoir en vue : Il ne vise pas t» ceposte, il vise plus haut. — * 11 s’em-ploie aussi activement ; Viser unanimal à la tête. A.
VISER, v. a. Voir, examiner unacte et rnettredessus, vu, visa, etc.:* Il a fait viser son passeport, viseret parafer des livres de commerce.A. Voy. Viser ci-dessus. (Du latinvisere voir.’ 1
VISIItlLITÉ. s. f. (vi-zi bi-li-té)Qualité qui rend les choses riVA 'es,et qui les fait apercevoir par le sensde la vue (Du latin visibilitas.)
VISII1LE, adj. ( vi-zi-ble ) Qui sevoit, qui peut se voir. (Du latinvisihilis, fait de visant , supin devidere voir .)—Evid-nt, clair, mani-feste : Cela est trop visible. Il estvisible que... — Fam. : Cet hommen’est pas visible, no veut pas rece-voir de visite ou n’est pas en étald’en recevoir.
VISIULEMENT, adv. (vi-zi b le -man) D’une manière visible. — Ma-nifestement, éviiemment.
VISIÈRE, s. f. (vi-ziè-re) Petitbouton de métal qui se met au boutdu ranon d’un lusil pour conduirel'œil et viser plus juste. — La piècedu casque qui se haussait et se bais-sait, et à travers laquelle le gendar-me vogait et respirait.— ' Dans lelangage familier, il se dit quelquefoisde lu vue : Il a la visière nette, la
visière trouble. — La visière d’ut*shako, d'une casquette, etc., la partied’un shako , d'une casquette, etc.»qui abrite le front et les yeu*- A.—Rompre en visière, c’était au proprepousser sa lance dans la visière decelui conlrequil'on combattait ; etaufiguré, dire en face à une personnequelque chose de fâcheux , d'inju-rieux ; parler i quelqu’un brusque-ment et fièrement. — Fig et fam- :Donner dans la visière de quelqu'un*lui donner de l’amour.—Fig : At)0‘ rla visière courte, avoir peu do saga-cité, peu de pénétration. A.
VISIGOTII, s. ni Satiriqiiemenf.homme grossier, peu poli, sauvage-Les Visigoths étaient les Gohtsocci'dentaux, (Du teulonique wese oUwise qui signifie occidental, et du-quel vient, selon Wacluor, uiest ° 6 ‘cident, en français ouest.)
VISION, s. f. (vi-zion) En Phy-sique, action de voir. (Du la 110Visio.)—Dans le langage de la Re-ligion, révélation faite aux Proph®'les, etc. ; apparition : avec cette d'*'férence, dit Girard, que fa Visio"se passe dans les sens intérieurs, ene suppose que l’action de l 1 'inaginalion ; l'apparition frappe <**plus les sens extérieurs, cl siip| ,üS j'un objet au dehors : Saint Jase?fut averti par une vision de fuir e "Egyp'e avec sa famille ,- la Magd*'iemefiit instruite de ta résurrecd 0 "du Sauveur, par mie apparition-
— Fig ei fam., idée folle , extr» ïa 'gante : Ce dessein est une •'(a'?’ 1 !une pitre vision. Avoir des V'StO rcornues. C’est un homme à Visio" 1 ’
— * Il signifie encore , chime'®'image vaine que la peur , la f°. ’ou quelque autre cause particul |eproduit dans l’esprit : Celte
a des visions; seule dans sa ch",bre, elle croit apercevoir qnell' 1à ses rôles. A. —La visionbéatifique, en t. do Théologie cepar laquelle les Eienlteureux r0 ' eDieu. *1
VISIONNAIRE , ». m. et fadj. (vi-zio nè-re) Celui, celle <1“^des vision ? , des idées folles e) .tiavaganlrs, ou de» dessein» cl11riques. Maistre
visin ou vizir, s. m- ‘"'P ju
d'Etat du Gtaiid-Seigneur.
tîg d’un homme en place qu‘ .
' commandeme
V’ s ' r >.
Vistr I e '
caractère dur , lehautain , que c'est unparle en Visir. — Grand ■ - .turc vizir-azem), premier m "". eslde l’empire ottoman , celui qu‘revêtu de celte charge oupréside au Divan ,l’année. Elle fut établie
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|>ar /e vSuJjan Amurat.
yiSUXAT ou VIZIRAT, - , .(vi-zi-ra) Dignité, fonction de *< î,r '—"-Temps qu'un Visir est en pI aC ® -h 'Académie écrit aussi Viziriat»VISITANDINE, s. f. RoÜgtea*®<fe J ordre do ja visitation. v
VISITATION, f. f.