de Mathématiques. 359
conféquent ne peut faire équilibre qu’à une colonnede mercure plus petite dans le premier cas , & plusgrande dans le fécond. Ainli, dans le premier cas,le tube fe videra un peu dans le réfervoir ; & dansle fécond le réfervoir fournira le tube ; c’eft auffice que l’expérience a confirmé. Mais il faut ob-ferver que ces variations ne font (enfibles qu’à deschangemens de hauteur , de quelques toifes. Onpeut dire, en gros, que J2 toifes de différence dehauteur répondent à une ligne de différence dansle baromètre.
Donc les plus grandes hauteurs auxquelles onpeut élever l’eau par le moyen d’une feule pompe ,varient fuivant les hauteurs auxquelles on eft élevé,&: font proportionnelles à la hauteur du baromètreen ces endroits.
340. Nous avons dit que l’air fe comprimoit dansla raifon des poids, à très-peu près. Quoique l’expérienced’après laquelle nous l’avons prouvé, donne le rapportdes poids pour celui des comprefïibili tés, & le donneaffez exa&ement, il 11e faut pas conclure cependant qu’ilen feroit de même quel que fût le poids dont on chargeâtl’air. Il n’eft pas vraifemblable qu’on puiffe réduire unvolume quelconque d’air, à occuper un efpacc infinimentpetit , en le chargeant continuellement ; non plus qu’àoccuper un efpace infini, en diminuant fa preflïon àl’infini. Cette extrême compreffibiliré , & cette extrêmedilatabilité ne font pas dans la Nature. Néanmoins lorfiju'il
Z iv