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Ce que nous avons déjà dit sur Messène montre assez combien les ruines même de cette ancienne villesont importantes sous le rapport des constructions et des formes architecturales. Mais ce qui frappe leplus d’étonnement, ce sont les restes de ces fameuses murailles dont Pausanias dit qu elles étaient lesplus belles qu’il eût vues. On peut juger encore, par les parties les mieux conservées, et par les autres quenous restituons d’après celles-là , combien Épaminondas avait attaché d’importance à la sûreté desMesseniens , en les rétablissant dans leur patrie, au milieu des remparts qui devaient les défendre. Cesadmirables constructions qui ont résisté à tant de siècles, donnent une idée complète du système defortifications des anciens Grecs, et expliquent mieux qu’aucun commentaire ce que dit Vitruve de laconstruction des murs des villes
1 Vitruve, livre I, chap. v.
EXPLICATION DES PLANCHES.
Planche 38.
Fig. I.—Porte dé Sparte à Messène . Cette porte ( voyez plan général, H ) est sur le col de la montagne, entre lemont Ithome et le mont Évan. Un seul côté reste debout, l’autre ayant croulé jusqu’en bas des rochers qui forment labase de la porte : on voit à la partie qui existe une espèce de canal en pierre qui paraît avoir servi à recevoir une tra-verse en bois que l’on poussait derrière la porte pour la fermer. Parmi les pierres entassées au pied de cette ruine, setrouve un fragment de fût de colonne dont nous n’avons pu reconnaître la place.
Fig. II.—Partie de mur de Messène. Sous cette construction, indiquée par la lettre P du plan, coule un ruisseau qui vientde l’intérieur de la.ville; des pierres en encorbellement qui se voient en place, indiquent que sous cette partie de la mu-raille avait été ménagée une ouverture pour le passage des eaux du ruisseau , et qu’au-dessus de cette ouverture se trouvaitun pont combiné dans l’épaisseur du mur? de manière à ne point interrompre la circulation sur le rempart; les deuxmontants qui se voient encore debout, et qui formaient probablement les deux côtés d’une ouverture supérieure , at-testent la grande élévation du mur en cet endroit.
Planche 3q.
Tour carrée des murs. ( Voyez plan général , N.)
Fig. I. — Plan à hauteur du dessus du mur. Au point D, est un des escaliers par lesquels on montait du sol intérieurde la ville sur le rempart ; les marches sont en saillie de 20 centimètres sur le massif qui leur sert de base.
Fig. II.— Plan de la partie supérieure de la tour. Les onze entailles qui se correspondent, et qui sont indiquées dansla figure par les lettres A et B , recevaient des solives qui supportaient un plancher supérieur sur lequel pouvaientse placer les soldats qui devaient défendre la ville. Au-dessous de ces entailles il s’en trouve de plus grandes pour lescellement des grosses poutres formant l’armature du plancher.
Fig. III. —- Profil de la tour comme elle existe.
Fig. IV. — Coupe de la même tour. On a indiqué au trait le plancher incliné comme il devait être d’après les entaillesqui s’y trouvent. Dans les deux dernières figures, les parties d’un travail plus clair que le reste indiquent ce qui estde restauration.
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