ROUTE DE LEPREUM A SAMICUM.
En partant de l’acropole de Lepreum, la route se dirige au nord-est, et passe sur le versant gauche dela montagne où sont les ruines de Maeistus, elle tourne ensuite vers le nord , et puis enfin vers l’ouestjusqu’au bord de la mer. C’est à peu de distance sur cette route que se trouve le village appelé Moskitza.En continuant à marcher dans des montagnes, en partie boisées et très-pittoresques, on rencontre unepetite église en ruine, semblable à presque toutes celles de la Morée ; dans celle-ci sont des restes depeintures et des colonnes en marbre. Après on traverse une forêt de pins et le village de Glatza, remar-quable par ses beaux grenadiers; plus loin on trouve Sarèna, village ruiné en partie. D’après l’indicationde notre carte, nous cherchâmes au-dessus de ce village les ruines de Samicum, mais nous ne découvrîmesaucune trace d’antiquité. La route conduit de là à Piskini, où, après avoir cherché encore, nous netrouvâmes rien là non plus qu’à Sarena qui puisse autoriser à placer Samicum dans cet endroit. On arriveensuite au village de Zakaro, et peu après à la rivière Sidero, que quelques auteurs croient être l’ancienneAnigrus; lorsqu’on a traversé cette rivière, le khan ou auberge d’Agio Sidero (St.-Isidore) s’offre, àpeu de distance du rivage, aux voyageurs. Du khan de St.-Isidore pour aller à Samicum, la route sedirige vers le nord-ouest, et passe entre la mer et un lac d’eau saumâtre sur un terrain étroit et sablonneuxau milieu d’une forêt de pins. C’est à l’extrémité de ce lac , appelé Caïapha, qu’est le défilé du mêmenom défendu par le fort Clidi; assez près de ce fort et sur le penchant de la montagne, on aperçoit lesmurs d une acropole antique que plusieurs voyageurs désignent comme l’ancienne Samicum.
ROUTE DE LEPREUM A SAMICUM.
Partant de l’acropole de Lepreum, à 22 minutes on passe sous les murs de Maeistus. A 2 3 m. on trouve une fontaine au milieu du villagede Moskitza, la route au nord-ouest. A 1 h. 28 m. une église en ruine dans un bois. A 11 m. deux routes dans une forêt de pins. Ag m.Glatza, village. A io m. un torrent. A m. Sarèna, village. A36 m. une grande chapelle au-dessus de Piskini. A 23 m. une fontaine dans unevallee cultivée. A 45 m. la rivière et le village d’Agio Sidero. A 35 m. forêt de sapins, entre le marais et la mer. A 43 in. jetées en pierredans les marais. A 3 m. à gauche un rocher escarpé, au bas une ruine, à droite un autre rocher, au-dessus un fort. A i5 m. on passeau-dessous de Samicum en quittant la route pour monter sur une pente très-rapide. On arrive en i5 m. sur les murs de Samicum.
Total de la route, 7 heures i5 minutes.
SAMICUM.
C’est par erreur que j’ai indiqué sur notre carte de Morée ce lieu sous le nom de Scillonte ; Dodwell,M. Martin, Leake, et notamment M. Boblay, membre de l’expédition, qui a bien voulu me communiquerle résultat de ses recherches à ce sujet, y reconnaissent Samicum. Dodwell a vu les cavernes dont parleStrabon , au revers sud de la montagne au bord du marais; l’une était consacrée aux nymphes Anigriades;l’autre était fameuse par les aventures des Atlantides et par la naissance de Dardanus, fils de Jupiter etd’Electre, fille d’Atlas, roi d’Arcadie. Suivant Pausanias , il paraîtrait que le bourg Samicum était situésur le bord de l’Anigrus à l’endroit où les marais se déchargent dans la mer : c’était, probablement aussilà que se trouvaient le temple de Neptune Samien 1 et le bois Posidium, tandis que la ville antique Samiaou Samos était sur le sommet de la montagne.
Strabon 2 et Pausanias 3 disent que Samicum est Arène, qu’Homère 4 place près de la rivière Anigrus ;suivant Polybe , cette ville qu’il nomme toujours Samicum était, après Lepreum, la plus forte, la plusconsidérable de la Triphilie- Philippe s’en empara au temps de la ligne Achéenne; elle était encore villesous Théodose , et depuis elle a été abandonnée.
Le terrain sur lequel sont les restes de cette ville forme une pente très-rapide du sud au nord ; à l’ex-trémité sud, qui est la partie la plus élevée et celle qui se lie au mont Smyrne , est une roche à pic, surlaquelle on trouve des fragments de constructions, probablement la base d’un édifice : dans le terrainqui s’étend depuis le pied de cette roche jusqu’à l’extrémité nord de la ville, on retrouve de grands murs
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