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Premier volume.
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ROUTE DE SAMICUM A OLYMPIE.

Le reste du jour où nous arrivâmes à Samicum ne nous ayant pas suffi pour en relever les ruines,nous fûmes obligés de remettre au lendemain à terminer notre travail; la nuit, que nous passâmesdans les marais, où nous avions établi nos tentes, fut peut-être la plus pénible de tout notre voyage, àcause des cousins et des moustiques qui étaient en si grande quantité dans cet endroit, que, malgré lescousinières, nous en fûmes tellement maltraités, qu’au milieu de la nuit mes compagnons de voyage, àqui il était aussi impossible qu’à moi de dormir, furent obligés, pour se soustraire aux intolérables mor-sures de ces animaux, d’aller se coucher dehors , au risque de gagner les fièvres. Le lendemain matinnous ne fûmes pas surpris d’avoir été tant tourmentés quand nous vîmes les toiles de nos tentes entière-ment couvertes de cousins. Ne voulant donc pas nous trouver exposés de nouveau à pareil tourment,nous dépêchâmes notre travail de manière à pouvoir partir dans la journée, ce que nous fîmes l’après-midi en nous dirigeant vers Olympie. La route de Samicum à Olympie est sans doute encore celle qu’asuivie Pausanias . En partant du bas de la montagne sur laquelle sont les remparts de la ville antique ,on se dirige vers le nord-ouest, au pied des coteaux dans une plaine marécageuse , en laissant à gaucheune fontaine, la seule eau douce que nous ayons trouvée dans cet endroit. A peu de distance, à l’ex-trémité du terrain incliné sur lequel était sans doute la ville, la route tourne au nord et passepar une vallée, au milieu de laquelle coule une petite rivière appelée Mandritza , et qui est indiquée surla carte comme l’ancien Chalcis . Du haut d’un coteau qui ferme l’autre côté de la vallée, on remarque àdroite sur une montagne des masses de rochers qui semblent être des constructions antiques, probable-ment les ruines de Scillonte qu’on doit trouver dans ces environs. Lorsqu’on est descendu du coteau onentre dans une vallée bordée de chaque côté par des montagnes sablonneuses couvertes de pins. La route,qui est pavée dans quelques parties , suit le bas de la vallée au milieu de terrains cultivés et arrosés pardes eaux courantes. Le tableau que présente ce riche vallon, bordé de montagnes très-pittoresques,est fermé dans le fond par les monts Olénos, les plus élevés du Péloponèse . A l’extrémité de cette valléeest une plaine fertile, au milieu de laquelle coule le plus grand fleuve de la Morée; les modernesl’appellent Rouphia, corruption d’Alphée qui était son ancien nom. Bien que ce fleuve soit assez consi-dérable , nous le traversâmes cependant sur nos chevaux ; son lit, comme celui de beaucoup de torrents,est très-étendu et très-irrégulier, son cours est rapide, et sa plus grande profondeur, à l’endroit oùnous le passâmes, est d’environ deux pieds et demi : les habitants des bords de ce fleuve y naviguentdans de petites barques d’un seul morceau creusées dans un tronc d’arbre.

Arrivés de l’autre côté, nous trouvâmes la route de Pirgos, et nous remontâmes le fleuve aumilieu d’une riche vallée, en partie cultivée et bordée de chaque côté par des coteaux couverts depins : c’est en suivant cette route, qui se dirige vers l’est, que nous traversâmes une rivière appeléeStavro Kephali, l’ancien Cladée, après quoi nous reconnûmes la plaine d’Olympie .

ROUTE DE SAMICUM A OLYMPIE.

En partant du bas de la côte qui sert de base aux remparts de Samicum, on trouve à ]8 minutes sur la gauche une fontaine dans desterrains marécageux. A 3 in. un petit pont sur un ruisseau; près de là, une grande construction moderne, la route au nord. A io m.adroite, sur une montagne, des rochers qui semblent être des assises. A 17 ni. on entre dans les montagnes ; forêt de pins; dans un défiléune fontaine. A 48 m. Macrèsa, nom d’un moulin; on voit dans le fond la cime du mont Olénos. A 3o m. sur une montagne à gauche,Lavicou, village. A 36 m. on entre dans une grande vallée entourée de montagnes couvertes de pins. A i3 m. les bords de l’Alphée.A 5 m. l’autre rive; on remonte ensuite vers l’est au bas des montagnes. A35 m. on guée une petite rivière appelée le Cladée, et on trouvede l’autre côté quelques ruines romaines qui indiquent l’emplacement d’Olympie .

Total de la route : 3 heures 35 minutes.

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