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Troisième volume.
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Apres un long séjour fait a Égine et consacre aux travaux considérables que nous y avions exécutés,nous partîmes de cette ville pour retourner dans le Péloponèse . Nous étant donc embarqués au portd Égine nous fîmes voile vers Epidaure ou nous debarquam.es. Lorsque uous eûmes visité cette dernièreville, nous gagnâmes Nauplie, et de là Argos, pour nous rendre à Mycènes \

ROUTE DE MYCÈNES A NEMÉE.

Ayant quitté cette ville, en descendant vers le N.-O., nous arrivâmes dans une plaine arrosée par unepetite rivière dont nous suivîmes à intervalle les détours, et quil fallut traverser plusieurs fois. Lorsquenous vînmes à nous éloigner de ses bords, laissant vers le N.-E. la route de Corinthe , nos regards se por-tèrent sur des montagnes couvertes de buissons : sur la cime de lune déliés et vers le N.-O., nous aper-çûmes une grotte à laquelle nous nous rendîmes; elle nous parut devoir etre 1 antique repaire du lion deNémée , à en juger par l’espace parcouru pour aller de la grotte au temple, lequel coïncide avec lenombre de stades que, d’après Pausanias , on comptait entre le temple et ce lieu célèbre dans la Fable.

En descendant de la montagne, on aperçoit les ruines du temple de Némée . Il était bâti au milieud’une plaine peu étendue, entourée de montagnes de médiocre élévation, et couverte de houx : la plushaute vers l’extrémité N.-E. de la plaine est couronnée par un rocher qui a l’aspect d’une forteresse.A gauche, près de la route, on voit les ruines d’une chapelle construite avec les fragments d’un monu-ment antique, dont la proportion est trop petite pour faire supposer que ces débris aient pu appartenirau temple. Il existait sans doute dans le lieu même qu’occupe la chapelle, un édifice dont les ruines ontservi à sa construction*.

NÉMÉE .

Pausanias fait mention du temple de Jupiter Néméen, comme d’un monument digne d’être vu, quoiquede son temps déjà ce temple n’eût plus de toit, et qu’il n’y restât plus de statue. Dans le voisinage étaitla fontaine Adrastée, ainsi nommée sans doute parce qu’Adraste l’avait découverte. On montrait encoreà quinze stades du temple l’antre du lion de Némée. Le mont Apesas, où Persée sacrifia pour la premièrefois à Jupiter Apesantius, dominait la ville *.

Trois colonnes du temple restent encore debout : deux, appartenant au pronaos, sont surmontées del’architrave et de la frise dans laquelle on remarque un triglyphe. Devant les deux colonnes, il en est unetroisième faisant partie du portique d’entrée ; les autres sont renversées ainsi que les murs de la cella.On retrouve seulement en place quelques pierres de la première assise : toutes ces pierres sont calcaires.Les divers débris sont d’un très-beau caractère, et en y joignant les fragments de corniches, d’archi-traves, de frises et de chapiteaux assez bien conservés et qui sont épars çà et là en fort grand nombre, ilest très-facile de rétablir l’ensemble du temple.

A l’E. de la plaine où se voient ces ruines, et au pied d’une montagne qui abritait notre campement,est une fontaine dont l’eau est excellente. Cette fontaine ne serait-elle point celle d’Adraste dont parlePausanias ?

1 Voyez, pour ces routes, les pages 161, i 5 y, i 55 , 147 du 2 e volume.

2 Pausanias , chap. XV.

* DISTANCE DE MYCÈNES A NÉMÉE .

Partis de Mycènes on trouve, à 8 m., une plaine; 12m., une petite rivière; 68 m., un défilé; 9 m., une route portée par un mur desoutènement; 18 m., la grotte du lion de Némée; 12 m., une plaine; 3 m., on aperçoit Couzomati, village; 10 m., le temple de Némée .Total de la distance, 2 h. 20 m.

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