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LETTRES PERSANES.
colentur et exprimantur ; et, in expressione, dissolve Baunidetersivi et Tamburini abluentis folia iij.
Fiat clyster.
In chlorosim, guam vulgus pallidos colores, aut febrimamatoriam, appeüat.
Recipe Aretini figuras iv; R. Thomæ Sanchii de matrimo-nio folia ij. Infundantur in aquæ communis libras quinque.
Fiat ptisana aperiens.
Voilà les drogues que notre médecin mit en pratique avecun succès imaginable. Il ne voulait pas, disait-il, pour ne pasruiner ses malades, employer des remèdes rares, et qui nese trouvent presque point ; comme, par exemple, une épîtredédiçatoire qui n’ait fait bâiller personne ; une préface tropcourte; un mandement fait par un évêque; et l’ouvrage d’unjanséniste méprisé par un janséniste, ou bien admiré parun jésuite. Il disait que ces sortes de remèdes ne sont pro-pres qu’à entretenir la charlatanerie, contre laquelle il avaitune antipathie insurmontable.
CXLIV. RICA A USBEK.
Je trouvai, il y a quelques jours, dans une maison decampagne où j’étais aÿé, deux savants qui ont ici unegrande célébrité. Leur caractère me parut admirable. La con-versation du premier, bien appréciée, se réduisait à ceci :Ce que j’ai dit est vrai, parce que je l’ai dit. La conversa-tion du second portait sur autre chose : Ce que je n’ai pas ditn’est pas vrai, parce que je ne l’ai pas dit.
J’aimais assez le premier : car qu’un homme soit opiniâ-tre, cela ne me fait absolument rien ; mais qu’il soit imper-tinent, cela me fait beaucoup. Le premier défend ses opi-nions; c’est son bien : le second attaque les opinions des au-tres; et c’est le bien de tout le inondé
O mon cher Usbek ! que la vanité sert mal ceux qui en ont