ABAR — 2 — ABAY
Afiad, fila d'Abad II, succéda à son père en 10G8, eteut d'abord un règne fort heureux ; mais s'étant alliéavec un prince chrétien, Alphonse VI , auquel ildonna sa fille en mariage, les princes maures seliguèrent contre lui et le détrônèrent vers l'an 1095.11 fut emmené prisonnier en Afrique où il mourutdcins 1& misère
ABADËS ou ABABDËS, peuple nomade d'Afrique ,parcourt le désert entre la vallée du Nil et la merRouge , depuis le parallèle de Derr (22° 30’ N.) jusqu'àCosseïr, et se trouve ainsi en Nubie et en Égypte :trois de leurs tribus sont fixées tout près de la Basse-Égypte et vers Suez. C'est à tort qu'on les confondavec les Arabes Bédouins, leurs ennemis. La rési-dence de leur cheik est Reden. C'est dans leur ter-ritoire que sont les fameuses mines d’émeraudes deDjebel-Zabourah et les ruines de Bérénice. Ils peuventmettre de 1,500 à 2,000 hommes sous les armes.
ABAD10TES. Voy. abmotes.
ABAU1TES, dynastie de rois maures fondée parAbadl. Vbv.ce nom.
ABAFFI 1 (Michel), prince de Transylvanie , fut éluen 1661 par l'influence de la Porte qui l'opposa àJ. Kemeni que l’Autriche avait fait élire; son com-pétiteur étant mort l'année suivante, il fut reconnusans contestation dans toute la Transylvanie . Aprèsle siège de Vienne , il fit en 1687 un traité avecl'empereur auquel il avait jusque-là fait la guerre.Il mourut à Weissembourg en 1090.
abaffi U (Michel), fils du précédent, n’avaitque 13ans à la mort de son père (1690), et eut pour compéti-teur Tékéli. L'empereur Léopold I er le reconnutd'abord pour prince de la Transylvanie et lui nommaun tuteur; mais l'ayant attiré à Vienne sous un pré-texte, il le força à céder ses états à l'Autriche contreune pension, il mourut à Vienne en 1713, à 36 ans.
ABAKA, 2' kan mongol de Perse , de larace de Gengis-Kan , succéda en 1265 à Iloulagou,son père, et mourut en 1282. 11 régna sur les pro-vinces occidentales de l’empire de Gengis-Kan , prin-cipalement sur la Perse, et repoussa les invasions desTartares septentrionaux. Bibars lui ravit la Syrie .
ABAKAN, riv. de Russie d'Asie (Tomsk ), sort desmonts Altaï et tombe dans l lénisséi à Oulianova,après un cours de 350 kil. environ.
ABAKANSK, fort de la Russie d'Asie (Tomsk ),sur l'iénisséi, à 230 kil. S. 0. de Krasnoïarsk ;1,000 hab. Il a été bâti par Pierre-le-Grand en1707 et réparé en 1725.
ABALLO, ville de la Gaule transalpine , dans laLugdunensis prima, est auj. avallon.
ABANCOURT . Voy. willemain d'abancourt.
ABANO, Aponus , ville du royaume Lombard-Vénitien, à 8 kil. S. O. de Padoue ; 2,900 hab.;eauxthermales. Elle dispute à Padoue la gloire d’avoirdonné naissance à Tite-Live .
ABANO (Pierre d'). Voy. pierre.
ABANTES, peuple grec, originaire deThrace. Ils serépandirent dans lePéloponèse;danslaPhocide,oùilsfondèrent Aba; dansl’Eubée, qui leur dut le nomd’Abantis ; enfin dans la Thesprotie .
ABANTIDAS, tyran de Sicyone , s’empara dupouvoir vers l'an 265 av. J.-C., en faisant périr lepremier magistrat de la république, Clinias , père ducélèbre Aratus ; il fut bientôt après assassiné lui-même.
ABANTIS, nom de l’Eubée . Voy. aba et abantes.
ABARES. Voy. avares.
ABARIM , montagnes de la Palestine, dans la tribude Ruben. Le mont Nébo, d'où Moïse vit la terrepromise et sur lequel il mourut, faisait partie desmonts Abarim .
ABAR1S, personnage fabuleux, sorti de la Scythie ou des régions hyperboréennes, était prêtre d'A-
pollon . Il parcourut, dit-on, toute la terre sans rienmanger, portant avec lui une flèche mystérieuse,ou, selon d'autres, porté sur cette flèche, avec laquelleil traversait rapidement les airs. Il savait prédirel’avenir, était très habile dans la médecine, et délivraplusieurs peuples de la Grèce des fléaux qui les déso-laient. On ne sait quand il vivait; les uns le fontcontemporain d'Orphée, les autres de Pythagore .
ABAS, roi d'Argos, fils de Lyncée et d'Hyper-mneslre monta sur le trône vers 1510 av. J.-C. etrégna 13 ans. Il eut pour fils Prcelus et Acrisius ,et pour descendants Danaé, Persée , Stheneius, etc.
ABASCAL (don José Fernando), marquis de laConcordia, général espagnol , né en 1743 à Oviédo,mort en 1821, fut successivement gouverneur deCuba, 1796, commandant-général de la Nouvelle-Grenade et enfin vice-roi du Pérou . Il signala sonadministration par une foule de mesures utiles.
ABASC1E ou ABAZIE, Abasci et Achæi chez les an-ciens, région de la Russie d’Asie, au S. du Caucase ,située entre 42° 30’—44°45’lat. N.et 34°50’—38° 21’long. E. Environ 150,000 hab. Villes principales :Soouksou, Sokoumkaleh, Pitzounda, Anapa . C’estchez les Abazes qu’était la fameuse Dioscuriade. Cepays est tout en montagnes et en vallées, sauf le longde la mer Noire. Le sol en est très fertile. Les Russes n’y sont maîtres que de nom. Les Abazes ont unelangue à eux, très différente des autres langues cau-casiennes. Chrétiens au iv e siècle, ils embrassèrentl’islamisme lorsqu’ils échappèrent au joug des Ro-mains, pour vivre sous les Persans, les Géorgiens et lesTurcs. Sous ceux-ci, ils vendaient des esclaves ; lesRusses ont mis fin à ce trafic.
ABASSIDES. Voy. abbassides.
ABATUCCI (Jacques-Pierre), général corse , néen 1726, mort en 1812, fut le perpétuel antagonistede Paoli ; néanmoins il se réunit à lui pour s'opposeraux armes des Français . Après la conquête, il sesoumit à la France , fut créé maréchal-de-camp parLouis XVI , et fut chargé, en 1793, de défendre laCorse contre Paoli et les Anglais . N'ayant pu sauverl’île, il se retira en France .
abatucci (Charles), fils du précédent, officier d'ar-tillerie, né en Corse en 1771, fut, en 1794, aide-de-camp de Pichegru , se signala en Hollande, futnommé en 1796 général de division, et chargé dela défense de Huningue . Il fut tué en défendant cetteplace, n’étant âgé que de 26 ans.
ABAUJVAR, comitat de la Hongrie (cercle en-deçàde la Theiss), entre ceux de Saroch, Zemplin, Bor-chod, Torna et Zips, est tout couvert de montagnesqui recèlent du fer, du cuivre, des mines d’opale ;il produit des vins exquis, entre autres ceux deTokay . 11 a pour ch.-l. Kachau.
ABAUZIT (Firmin), né àUzès, en 1679, de parentsprotestants, mort en 1767 à 88 ans, vécut à Genève où sa famille s’était réfugiée à la révocation de l'éditde Nantes. Abauzit cultiva toutes les sciences, par-courut les principaux pays de l’Europe et se liaavec les savants les plus illustres de son temps, telsque Bayle, Jurieu , Newton, etc. 11 ne se fit pas moinsestimer par ses vertus que par ses connaissances etpassa pour un sage. La ville de Genève le nommason bibliothécaire et lui conféra spontanément ledroit de bourgeoisie. On a publié à Genève , 1770, età Londres , 1773, 3 vol. in-8, ses œuvres diverses,qui se composent-de morceaux d'histoire, de critiqueet de théologie. On y remarque deux écrits, l’un Surla connaissance du Christ, l'autre Sur l’honneur quilui est dû, qui paraissent avoir inspiré à l'auteur del'Emile la profession du vicaire savoyard. Rousseau compare. Abauzit à Socrate .
ABAYTE, riv. du Brésil (Minas Geraes), tombedans le San-Francisco après un cours de 200 kil.C’est dans l’Abayte qu’a été ramassé le plus grosdiamant connu.