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les arbres propres au pays sont le eolqual, le girgir, leouansé, le cédera, le ginous, le gaguédi. Le seul com-merce de l’Abyssinie consiste dans l’exportation de l'i-voire et de la poudre d’or et dans la vente des esclaves.
ACACIUS, surnommé le Borgne, chef de la sectedes Acaciens, branche des ariens, remplaça Eusèbecomme évêque de Césarée, en 340. Protégé par l'em-pereur Constance, il fit déposer saint Cyrille etexiler le pape Libère.
acacius, patriarche de Constantinople, 471-488 ,porta l’empereur Zenon à favoriser les Eutychéens,et fut condamné par le pape Félix comme hérétique.— Plusieurs autres prélats moins célèbres ont portéle nom d'Acacius.
ACADÉMIE, école philosophique, fondée dansAthènes par Platon vers 388 av. J.-C., tirait sonnom d’un jardin qui avait appartenu primitive-ment à un certain Académus, et dans lequelPlaton donnait ses leçons. On compte trois Acadé-mies: la l tc ou ancienne, Academia velus, qui se com-pose des disciples purs de Platon, savoir: Speusippe,Xénocrate, Polémon, Crantor ; la 2' ou moyenne,media, fondée vers 244 av. J.-C. par Arcésilas, quiprétendait que l'on ne peut rien savoir ; la 3' ounouvelle, nova, fondée par Carnéade, vers 160 av.J.-C., qui, sans tomber dans un scepticisme absolu,enseignait que l'on ne peut atteindre que le proba-ble. Quelques-uns admettent une 4* et même une 5'Académie, dont les chefs seraientPhilonet Antiochus;ceux-ci se rapprochèrent de la véritable doctrine dePlaton, et tâchèrent de la concilier avec le stoïcisme.
ACADÉMIES, sociétés littéraires ou scientifiquesde gens de lettres, de savants ou d’artistes. Ces socié-tés fleurirent â la renaissance des lettres en Italie ,où chaque ville avait son académie ; elles se répan-dirent ensuite en France, en Angleterre et dans lesprincipaux pays de l’Europe. Les principales aca-démies sont .-
I. En Italie VAcadémie, dite délia Crusca, fondée àFlorence en 1582, qui s’occupe de littérature et àlaquelle on doit un vocabulaire célèbre qui fait loipour la langue italienne (la l r ” éd. parut en 1612);
VAcadémie del Cimenta, fondée à Florence en1657, par le cardinal Léopold de Médicis, qui s’oc-cupait de sciences, surtout d’expériences de physique;
L 'Académie des Arcades, ou plutôt Arcadiens, sociétélittéraire fondée à Rome en 1690, et dans laquelle cha-que membre prenait le nom d'un berger d’Arcadie ;
L’Institut de Bologne, fondé en 1690, sous le ti-tre d ’Instilutum scientiarum et arlium ;
n. En France, l’Académie Française, fondée en1635, par Richelieu, pour fixer et polir la langue ;elle se compose de quarante membres et publie undictionnaire ; la première édition de cet importantouvrage a paru en 1694; la 6 e et dernière en 1835;
h'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, fon-dée en 1663 par Colbert; elle publie depuis 1717de précieux mémoires ;
L 'Académie des Sciences, fondée en 1666 parColbert ; elle publie depuis 1699 des mémoires dela plus grande importance ;
L 'Académie de Peinture et de Sculpture, 1648; celleà'Architecture, 1671 ; celle de Musique, 1666.
Ces diverses académies avaient été supprimées en1793; elles ont été réorganisées l’an îv (25 octobre1795), et réunies en un seul corps sous le nom d 'Institutde France. L’Institut comprend auj. 5 classes : aca-démie Française, académie des Inscriptions et Belles-Lettres, académie des Sciences, académie des Beaux-Arts, académie des Sciences morales et polit.(1832).
iii. Dans la Grande-Bretagne, la Société royalede Londres, fondée à Oxford en 1645, transférée àLondres en 16GO ; elle publie de savants mémoires»ous le titre de Philosophical Transactions ;
La Société royale d'Edimbourg, fondée en 1731 ;elle publie aussi des mémoires.
iv. En Allemagne, l 'Académie des Curieux de laHalure, Nalurœ Curiosorum, fondée vers 1652. parle médecin Bausch, à Schweinfurt en Bavière, etqui s'est réunie successivement à Breslau, à Nu-remberg et à Bonn ; en 1677 l’empereur Léopold laprit sous sa protection, et depuis elle reçut le nomd 'Académie Léopoldine-
h’Académie royale des Sciences de Berlin, fondéeen 1700 par Frédéric I, et dont Leibnitz fut le pre-mier directeur ; elle publie des mémoires qui, aprèsavoir été rédigés en latin et en français, le sont auj.en allemand ;
La Société de Gœltingue, fondée en 1750; cellede Munich, 1759 ;
v. En Suède, l 'Académie d’Upsal, fondée en 1710pour l’étude des langues du Nord ;
L’Académie des Sciences de Stockholm, qui publiades mémoires depuis 17 39 ;
vr. En Espagne, l 'Académie royale Espagnole,fondée en 1713 par le duc d’Esealona pour la cul-ture de la langue ; elle siège à Madrid.
vu. En Russie, l 'Académie impériale des Sciencesde Saint-Pétersbourg, dont les bases furent poséespar Pierre-le-Grand, en 1724, mais qui ne fut réa-lisée que sous Catherine I, 1725; elle publie de-puis 1728 des mémoires qui sont rédigés pour laplupart en latin ou en français.
ACADIE. Voy. écosse (nouvelle-).
ACANTHE, ville de Macédoine, en Chalcidice, auN. du mont Athos, sur la mer.—Ville d’Égypte surle Nil, au S. de Memphis.—Ville de Carie, dans lapresqu’île de Cnide.
ACAPULCO, ville du Mexique, prov. de Mexico,sur la mer Pacifique, à 290 kil. S. O. de Mexico,par 102» 6’ long. O., 16° 60’ lat. N.; 4,000 hab.Port superbe où tiennent 500 vaisseaux; au S. E.,est une petite baie non moins sûre. Climat funesteet pestilentiel. Commerce actif avec Manille.
ACARNANIE, Acarnania, état de la Grèce an-cienne, sur la mer, à l'extrémité occid. de laGrèce propre, à l’O. de l’Étolie, au S. de l’Épire,dont le séparait le golfe Ambraeique; est baignée parTAchéloils ( Aspropotamo ). Habitants farouches,guerriers, et dont le caractère grossier donna lieuau proverbe poretts Acarnas. Sous les Romains, ony comptait 200,000 hab. Villes principales: Stratos,Métropolis, Limnée, Actium. Les Acarnaniensétaientsouvent en guerre’avec les Etoliens; sousAntigone-Doson, ils devinrent sujets de la Macédoine (vers 225av. J.-C.); ils reçurent la liberté des Romains après labataille de Cj’nocéphales (197), puis furent comprisdans la province romaine d'Achaïe fl46). Après laprise de Constantinople par les Turcs, l’Acarnanie futannexée au gouvernement de Roumélie. Voy. guèce.
ACASTE, roi d’iolcos. Voy. astydajiie et pelée.
ACCARON, v. des Philistins, près de la mer, en-tre Azolh et Jamnia, fut ensuite comprise dans laPalestine (tribu de Dan). On y adorait Béelzébuth.
ACCIAJUOLI (Donat), philosophe et politique, néà Florence en 1428, mqrten 1478, remplit les em-plois les plus importants dans sa patrie. On a delui Exposilio super libros Elhicorum Aristotclis,ï'ior. 1478, in-fol.; in Aristotelis libros VIII Polilico-rum commentarii, Venise 1566, iu-8, et plusieursouvrages historiques.
acciajuoli (Nicolas), grand-sénéchal sous Jeannel,reine de Naples, né en 1310, mort en 1366. Jeanneayant été chassée de ses états, il parvint à l’y rétablir.H laissa de grandes richesses, qui préparèrent la for-tune extraordinaire de son neveu Renier Acciajuoli.
acciajuoli (Renier), duc d’Athènes, était Florentinet neveu du précédent. Il fut appelé â Naples et adoptépar son oncle, qui lui laissa de grandes richesses.En 1364, il acquit de Marie de Bourbon, impéra-trice latine de Constantinople, une grande partisde la Grèce, les seigneuries de Vostitza, de Corin-