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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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AGNO — 23 — AGRA

S. O. d’Ivrée , avec un superbe palais ; 3,300 hab.

AGMONDESHAM ou AMERSHAM, ville d’Angle-terre (Buckingham), à 39 kil. N. O. de Londres . Ellefut pendant 4 siècles suspendue du droit d'envoyerdes députés au parlement, et ne recouvra ce droitqu’en 1623. Eglise gothique.

AGNADEL, vill. duroy. Lombard-Vénitien (Lodi ),à 13 kil. N. E. de Lodi, est célèbre par les victoiresqu’y remportèrent Louis XII sur les Vénitiens (1509),et le duc de VendOme sur le prince Eugène (1705).

AGNANO, vill. de Toscane, à 8 kil. N. E. de Pise .Eaux minérales.

agnano (lac d’), Anianus lacus, à 6kil. de Naples ,dansleroy.desDeux-Siciles: air malsain. Près de là setrouve la fameuse grotte du Chien. ( Voy. ce nom.)Le lac est un ancien cratère de volcan.

AGNÈS (sainte), jeune vierge de Païenne , subit lemartyre à Rome en 304, â 13 ans, lors de la persé-cution de Dioclétien . Prudence a chanté son martyredans sa 14' hymne. On célèbre sa fête le 21 janvier.

agnès, reine de France , fille de Berthold, duc deMéranie, épousa en 1196 Philippe-Auguste , qui ve-nait de répudier Ingelburge ; mais les censures del’église obligèrent ce prince à reprendre sa premièrefemme. Agnès en mourut de douleur, l’an 1201.

agnès d'autriche , fille de l’empereur Albert I ,vengea cruellement la mort de son père qui avaitété assassiné (1308), en immolant près de 1,000 vic-times. Elle avait épousé, en 1296, André, roi deHongrie ; mais étant devenue veuve après un an demariage, elle entra dans un monastère, qu’elle fondaen Suisse en 1310, et y m. en 1364.

agnès de France, impératrice de Constantinople ,fille du roi de France Louis-le-,!eune, épousa en1180, à l’âge de 9 ans, Alexis Comnène-le-Jeune,empereur de Constantinople ; 2 ans après, elle futforcée d’épouser Andronic Comnène , qui avait faitmourir Alexis et qui avait usurpé le trône.

agnès sorel , dame célèbre par sa beauté et parles qualités de son esprit, fille de Sorel deSt-Gérard,gentilhomme attaché à la maison du comte de Cler-mont, naquit vers 1410 au village de Fromenteauen Touraine . Elle était fille d’honneur d’Isabeau deLorraine, duchesse d’Anjou , lorsque cette dame eutoccasion de venir à la cour de Charles VII pour sol-liciter une grâce (1431). Charles devint bientôtéperdument amoureux d’Agnès, la fixa à sa cour enla nommant dame d’honneur de la reine, et en fitbientôt sa maîtresse. Agnès n’usa de l’ascendantqu’elle avait sur le roi que pour le déterminer àsortir du honteux repos dans lequel il languissaitpendant que les Anglais s’emparaient de ses états(Voy. Charles vu), et contribua ainsi puissammentau salut de la France . Le roi la combla de faveurs etlui donna entre autres présents le château deBeauté, situé sur les bords de la Marne (près de St-Maur ), d’où elle prit le nom de dame de Reaulé.La reine elle-môme lui montra toujours un sincèreattachement. En 1445, Agnès, se voyant insultée parle dauphin (depuis Louis XI ), quitta la cour et allavivre à Loches, où Charles VII lui avait fait bâtir unchâteau. Elle mourut en 1450, à Jumièges , où elleétait venue pour rencontrer le roi. On la crut em-poisonnée par le dauphin.— V. méranie.

AGNES1 (Marie-Gaétane), femme célèbre par sesprofondes connaissances, née à Milan en 1718, étaitfille d’un professeur de mathématiques à Bologne ,qui l’initia de bonne heure à l’étude des hautessciences. Elle réussit si bien, qu’en 1750 le papeBenoît XIV l’autorisa à remplacer son père dansson cours public. Elle a publié en italien un traitéde mathématiques qui a été traduit par d’Antelmy,avec des notes de Bossut, sous ce titre : Traités élé-mentaires du calcul différentiel et du calcul intêyral ,Paris , 1775, in-8. Elle mourut en 1799.

AGNOLO (Baccio), sculpteur et architecte floren-

tin, né en 1460, mort en 1543, fut le contemporain etl’ami des Raphaël et des Michel-Ange . 11 commençaar sculpter et ciseler en bois, et s’adonna ensuite àarchitecture. Florence lui doit quelques édifices re-marquables par leur élégance et leur solidité. Plu-sieurs sont ornés de ses sculptures en bois. 11 laissatrois fils, auxquels iltransmitune partie de ses talents.

AGNONE, ville du roy. de Naples (Molise ), à 27 kil.d’Isernia . On y trouve les meilleures manuf. decuivre du roy., 17 églises, 5 monts-de-piété.

AGOBARD, archevêque de Lyon en 813, morten 840, prit part à la révolte de Lothaire contreLouis-le-Débonnaire , et fut en conséquence déposépar le concile de Thionville en 835. 11 fut cepen-dant rétabli peu après. C’était un homme éclairépour ces temps : il fit abroger la loi Gombette , quiautorisait les duels juridiques ; il écrivit contre lesépreuves de l’eau et du feu, et contre la croyanceaux sorciers. Il a laissé plusieurs écrits qui ont étépubliés par Baluze , 1666, 2 vol. in-8°.

AGOGNA ou GOGNA, riv- d’Italie , dans les Étatssardes, se jette dans le Pô entre la Sesia et le Ter-doppio, après avoir baigné Borgomanero, Novare ,Mortara. Sous Napoléon, l’Agogna donna son nom àun dép. du roy.. d’Italie , limitrophe de l’empirefrançais, et qui avait pour ch.-l. Novare .

AGON, petit port de F’rance (Manche ), à8kil.S. O. de Coutances . Armements pour Terre-Neuve.

AGOSTA, Augusta, ville de Sicile , sur la côte E., à17 kil. N. de Syracuse ; 15,000 hab.; place forte de 2'classe ; port très sûr, situation délicieuse. Aux envi-rons est la Timpa ou Vallée , lieu remarquable parses grottes. Agosta fut fondée par l’empereur Frédé-ric II ; bouleversée en 1093 et 1848 par un trem-blement de terre. Prise par les Français en 1675.

AGOSTINI ( Nieolo degli), poëte vénitien duxvi' siècle, a composé quelques poèmes oubliés au-jourd’hui, et n’est connu que pour avoir tenté decontinuer le célèbre poëme de Roland amoureux ,que Boïardo avait laissé inachevé; mais les troislivres qu’il a ajoutés à ce poëme sont loin d’égalerl’original.

Agostini (Leonardo), antiquaire du xvii' siècle,né à Sienne, a donné une nouvelle édition de la Sicile de Philippe Paruta, Rome , 1649, et a publié unrecueil estimé, intitulé Gemme antiche fiejurate,Rome , 1636-57. Voy. Augustin.

AGOTY (Gautier d’). Voy. gautier.

AGRAH ou AGRA , ancienne capit. de la gr. prov.d’Agrah, auj. ch.-l. du district du même nom, par75» 33’ long. E., 27» 11’ lat. N. ; 95,000 hab. Elleétait autrefois une des plus belles, des plus richesvilles de l’univers, et fut la résidence d’Akbar ; c’estmaintenant un amas de ruines; cependant le fortd’Agrah ou Akbar-Abad et le magnifique mausoléeen marbre blancde la belle Nour-Djehan existent en-core. A 8 kil. au N. est le mausolée d’Akbar. Agrah,désolée par tant de désastres, commence à re-fleurir depuis qu’elle appartient aux Anglais .

agrah , ancienne prov. de l’Hindoustan , entrecelles de Delhi , d’Aoude, d’Allah-Abad, de Malwah,d’Adjmir, s’étend de 73° 24’ à 77° 40’ de long. E.,et de 25° 35’ à 28° 18’ lat. N.; de 5 à 6,000,000d’hah.;les Brahmanistes y sont en majorité. Contrée plate,inondée au temps des pluies, très productive; sucre,indigo, coton, céréales, dont on fait deux récoltespar an. L’Agrah a presque toujours suivi le sortdu Delhi depuis l’invasion musulmane, et a été sousAkbar la deuxième vice-royauté de l’empire. Enproie, après la mort d’Aureng-Zeyb ( 1707 ), auxDjats, aux Malirattes, etc., elle fut depuis 1777régie souverainement par Nedjed-Kan. Enfin ellea été démembrée. Le roy. de Sindhia en possède unepartie, capit. Gouàlior ; quatre autres parties, Ka-roli, Bhartpour Dolpour, Matcherri ou Mewat (capit.Alvar), forment des principautés vassales de la Cum-