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ton nom, mort en 1471, entra en 1399 au monas-tère du mont Sainte-Agnès, près de Zwoll (Pays-Bas ),prit l’habit religieux, devint sous-prieur de son or-dre et donna l’exemple delà piété. 11 s'occupait sur-tout de l'instruction des novices, et composa pour euxplusieurs ouvrages. On a de lui divers écrits as-cétiques : Soliloquium animæ, Vallis liliorum, Ge-milus et suspiria animœ pœnilentis, etc. On lui attri-bue communément le célèbre traité De ImitaiioneChristi, que d’autres donnent à .1. Gerson. A-Kempis avait un talent calligraphique remarquablequi procurait à son couvent un assez bon revenu.On cite de lui une Bible en 4 vol. in-f. qui lui de-manda quinze ans de travail. Quelques-uns pré-tendent qu'il ne fit que transcrire le livre de l'Imi-tation, et que c'est par une erreur grossière qu'ona pris pour le nom de l'auteur ce qui n’était que lasignature du copiste. Les œuvres d’A-Kempis fu-rent réunies pour la première fois vers 1475 (on netrouve pas dans celte première édition Y Imitation ),et depuis, en 1000, 1G07, etc., à Anvers (avec Y Imi-tation). h'Imitation de J.-C. a eu plus de mille édi-tions diverses ; elle a été traduite dans toutes leslangues, notamment en français , par I’.Corneille,Sacv, Gonnolieu, MM. La Mennais, Genoude .
ÀKENSIDE (Mark), célèbre poète anglais , neen 1721, à Newcastle, sur la Tyne , était fils d'unboucher. 11 fut, envoyé à l'université d'Edimbourg ,où il étudia d'abord la théologie qu'il abandonnabientôt pour la médecine. 11 exerça successivementcomme médecin à Northampton, à Hampstead et àLondres , et devint membre de la Société royale etdu collège des médecins. II mourut en 1770. Touten exerçant la médecine, il cultiva la poésie avecsuccès. L’ouvrage qui a fait sa réputation est le poèmedidactique intitulé les Plaisirs de l'Imagination , écriten vers blancs ; il l'avait composé dès l'âge de 23 ans ;il l’a depuis plusieurs fois retouché. Akenside a aussi laissé quelques dissertations de médecinequi sont estimées. Ses œuvres poétiques ont étéréunies à Londres (1772), 1 vol. in-4°. Les Plaisirsde l'Imagination ont été traduits en français pard'Holbach, Amsterdam, 1769, et Paris , 1805.
AKERBLAD, archéologue suédois , fut attaché àl'ambassade suédoise à Constantinople, visita Jéru-salem et la Troade (1792-97), fut chargé d'affaires àParis (1800), et mourut itRome en 1819.11 s'est sur-tout occupé d’antiquités égyptiennes ; on remarqueparmi ses écrits deux lettres à M. de Sacy : la pre-mière Sur l'écriture cursive copte (1801), la deuxièmeSur l’inscription égyptienne de Rosette (1802).
AKERMAN, ville de Russie. Yoy. akkerman .
AKI1. Voy. as ou AC.
AKI1ALTSIKÉ. Yoy. akaltsiké.
AK-H1SSAR , c.-à-d. Château-Blanc , Thyatirachez les anciens, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie ),prov. de Saroukan, à 102 kil. N. E. dé Smyrne .Importante chez les anciens, mais décime. Une despremières églises chrétiennes. Bons vins. Son ter-ritoire produit le meilleur coton de l’Anatolie .
AK11ÎA, savant rabbin, né en Palestine, dans lei° r siècle de J.-C., se jeta dans le parti de Barcoché-bas, qui avait fait révolter les Juifs contre les Ro-mains, fut pris et écorché vif, l’an 135 de J.-C. Onprétend qu'il avait alors 120 ans. On lui attribue unlivre sur la Création, ainsi qu'une grande partie dela Mischna , recueil de traditions antiques. Ou leregarde comme le père de la cabale.
AKKAR ou AKKIAR, Dcmetrias, ville de la Tur-quie d’Asie, en Syrie , à 35 kil. E. de Tripoli. Evê-ché maronite.
AKKERMAN ou BIELGORODOK, Alba Iulia ,ville de laRussie d'Europe (Bessarabie ), à 48 kil. S. O.d'Odessa , par 28° 4’ long. E., 46° 12' lat. N., surun rocher, dans une baie du Dniestr , à 17 kil. delàmer Noire ; 15,000 hab. Port peu profond, fortitica-
tions; immenses salines; commerce. Traité de 1826entre la Russie et la Turquie , pour confirmer la paixde Bucliarest, et dont la violation par les Turcs acausé la guerre de 1828.
AKLAT, petite ville de la Turquie asiatique (Van ),sur la côte N. 0. du lac de Van ; 1,000 maisons.Noyers, pommiers ; climat froid. Prise par DjelalEddin (1228); par Azzeddin, sultan de Roum (1248);par les Turcs ottomans , un siècle après.
AipiYM, Chemmisoà Panopo/is, ville de la Haute-Égypte, sur la rive droite du Nil , à 26 kil. N. O. deDjirdjeh. Catacombes aux environs ; ruines quicouvrent un espace immense et qui peut-être vien-nent de son beau temple d’Osiris, encore debouten partie ; grande manuf. de coton.
AKOUCHA, ville et petite contrée de la Russieasiatique, dans le Caucase , habitée par les Lesghis.
AKSAI, riv. delà Russie asiatique, sort du Caucase ,traverse le lac Tchouval, et se jette par quatre bou-ches dans la mer Caspienne . Elle formait jadisla limite de la Russie et de l'Iran .
AK-SERAI, Garsaura, ville de la Turquie d'Asie (Caramanie ), sur l'Eusdcnt, à 133 kil. O. de Kaisa-riéh, cli.-l. d’un livah. Château fort, jardins. — Lelivah d’Ak-Séraï est dominé au S. par les montsFoudhal Baba, et baigné par l'Eusdent. Il a ungrand lac salé, dit lac d'Ak-Séraï, qui approvisionnede sel presque toute l'Asie-Mineure.
AKSOU , c.-à-d. Eau blanche, ville principalede la petite Boukarie, par 41° 9' lat. N., 76° 52'long. E.; résidence du commandant de toutes les trou-pes de cette division, et d'un chef indigène, vassal dela Chine . Le fertile canton environnant et la riv. quile traverse se nomment aussi Aksou .
AKTAMAR, île et fort de la Turquie asiatique(Van), sur la côte E. du lac de Van . Près de là estun monastère bâti en 653, résidence d'un des quatrepatriarches d’Arménie (le patriarcat date de 1113).
AliTOUBA, bras de la rive gauche du Volga , s'ensépare à 20 kil. N. de Tsaritsin, et se perd dans lamer Caspienne à Krasnoï-lar.
AL, c.-à-d. le, est le commencement de beaucoupde noms arabes tirés de la qualité par laquelle se si-gnalaient certains personnages, comme Al-Mansor,Al-Mamoun, etc. Yoy., pour les noms qui ne seraientpas ici, le mot qui suit al,
ALABAMA, riv. des États-Unis , sort des montsAlleghany, court du N. au S., parcourt l'état au-quel elle donne son nom, se réunit au Tombeekbépour former la riv. Mobile, et se jette dans le golfedu Mexique par la baie Mobile,
alabama , un des étais de l’Union, situé au S.,entre ceux (le Tenessée au N., de Géorgie à l'E., deMississipi à 10., et le golfe du Mexique au S., par 87-91°dc long. O., 30-35° de lat. N., a pourcapit. Tus-caloosa, et pour villes principales Mobile, Cahawba ,Montgommery, Saint-Étienne . Il est partagé en 36comtés. On y comptait 143,000 hab. en 1820; il y enavait en 1S30 près de 310,000. Le climat très variépermet d'y cultiver à la fois la canne à sucre et lescéréales ainsi que les autres plantes de nos contrées.On y trouve plusieurs peuplades indigènes .- Ala-bamas, Cherokis, Criks, Chactas, etc. If Alabama n’aété admis qu’en 1819 au nombre des états.
ALACI1AN (monts), chaîne secondaire de VAltaï,longe le côté O. de la grande courbure du Hoang-Ho .
ALACHEHR, Philadelphia, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), à 124 kil. E. de Smyrne ; résidenced'un évêque grec; 6,000 hab. Belle cathédralegrecque, mosquées. Quelque industrie, étoffes encoton, teintures; eau minérale aux environs. — Fon-dée par Attale II, roi de Pergame , dit Philadelphe.
ALACOQUE (Marie), née en 1647 à Lauthecour,près d’Autun , se voua de très bonne heure à lavie religieuse, et devint célèbre par ses vertus et pardes grâces extraordinaires. Ayant été guérie d’une