ASSY
ASTE
— 122 —
ASSOMPTION, Assumçaô des Portugais, capitaledu Paraguay, sur la rive gauche du Paraguay , par25° 17’ lat. S., et 60“ long. 0., à 1,050 kil. N. E. deBuénos-Ayres; 12,000 hab. Résidence du dictateur;évêché. Peaux, tabac, maté. Fondée en 1535.
Assomption (notre-dame de V ), Fortaleza , Villado Forte ou Céara, v. du Brésil , par 40° 48’ long. O.,et 3“ 31’ lat. S., sur la Céara, près de son embouch.;chef-lieu de la prov. de Céara. Port sur l’Atlantique.
Assomption, clief-lieu de l’ile Marguerite (Vene-zuela !, par 66° long. O., et 11° lat. S., sur la côte E.
Assomption (île de P), une des îles Mariannes,par 143° 34’ long. E., 19° 45’ lat. N. ; a 17 kil. detour. Volcan au centre. Mauvais mouillage. Riz,arbre à pain, cocotier, etc. — Voy. aussi Anticosti .
ASSOS, ville de Troade . Voy. asos.
ASSOUAN ou AÇOUAN,'Suéne, v. et île de la hauteÉgypte, sur la rive droite du Nil , à 97 k. S. d’Edfou,par 30“ 35’ long. E., 24° 5’ lat. N., est très-voisine dutropique; aussi, le jour du solstice, l’ombre y est-ellepresque nulle. C’est laque se trouve lal re catar. du Nil .
ASSOUCY (Ch. coypeau d’), poète burlesque,surnommé le Singe de Scarron, né à Paris en 1604,mort en 1679, mena une vie fort désordonnée, s’é-chappa dès son enfance de la maison paternelle,se fit empirique, puis joueur de luth, fut, en cettedernière qualité, attaché pendant quelque temps àla cour de Savoie et à celle de Louis XIII , et amusapar ses facéties l’enfance de Louis XIV ; puis se remità voyager comme chanteur ambulant, et se fit empri-sonner en Italie , dans les cachots do l’inquisition,pour une satire contre un prélat romain. Ile retouren France , il fut encore mis en prison pour mau-vaises mœurs. D’Assoucy a traduit en vers burlesquesles Métamorphoses d’Ovide, sous le titre d'Ovide enbelle humeur , ainsi que le Ravissement de Proser-pine de Claudien , et a composé un grand nombred’autres poésies. Il eut quelque vogue en son temps,comme le prouve ce vers de Boileau :
Et, jusqu'à d’Assoucy , tout trouva des lecteurs.
ASSOUR. Voy. achour.
ASSUAY. Voy. asuaï.
ASSUERUS, roi de Perse, qui, selon la Bible ,épousa ia JuiveEsther. On croit que c’est le même queDarius, fils d’Hystaspe , ou qu’Artaxerce-Longuemain.
ASSUR, filsdeSem, et contemporain do Nemrod ,fut,selon laBible,lefondatcur du royaumed’Assyrie,et bâtit Ninive . On place son règne vers 2680 av. J.-C.
ASSYRIE, Assyria, vaste contrée de l’Asie an-cienne, située à i’E. du Tigre , et qui répond auKourdistan actuel. Elle était bornée au N. par l’Ar-ménie, à l’O. par la Mésopotamie , à l’E. par laMédie, au S. par la Babylonic. Villes principales :Ninive (capit.), Gaugamèlo, Arbèles , Larisse, Opis,Artémite. Le Tigre, l’Arbis, le Gorgus et le /abusarrosaient l’Assyrie . — On donne quelquefois le nomd’Assyrie à la réunion de l’Assyrie proprement dite,de la Babylonie et de la Mésopotamie.—Assur,fils de Sem, fonda Ninive vers 2680 avant J.-G., lamême année que Nemrod jetait les fondements deBabylone, et donna son nom à l’Assyrie . On ne saitrien de certain sur l’histoire de cette contrée jus-qu’à Bélus, qui, en 1993 avant J.-C., chassa lesArabes , alors maîtres du pays, et créa le premierempire d’Assyrie, en réunissant le royaume de Ba-bylone à celui de Ninive. Ninus , fils de Bélus(1968-1916), vainqueur de l’Arménie et de la Médie,soumit tous les peuples de l’Asie septentr. jusqu’à laBactriane et au pays des Saces . Sémiramis, sa veuve,étendit l’empire des Assyriens jusqu’à l’Indus, etremplit Babylone dos monuments les plus magni-fiques (1916-1374). Elle eut pour fils et pour suc-cesseur Ninyas , après lequel on ne trouve surl’histoire d’Assyrie que des traditions vagues et in-certaines, d’immenses lacunes et de longues séries
de rois inconnus. Le dernier prince de cette dynastie,Sardanapale , n’est célèbre que par sa mollesse : ilfut détrôné par ses sujets vers l’an 759 avant J.-C.Des débris du premier empire d’Assyrie se formè-rent les royaumes particuliers de Médie, de Babylone et de Ninive . Ce dernier, fondé par Pliul, appelé aussiSardanapale II, est connu sous le nom de secondempire d’Assyrie. Téglath-Phalasar , fils de Phul(742), et Salmànasar (724), soumirent les rois de Judaet d’Israël; Sennachérib (712) ravagea l’Égypte ,assigea Jérusalem et triompha des Babyloniens ,mais il mourut assassiné (707). Assarhaddon , fils deSennachérib, s’empara de Babylone (680) ; mais sousses successeurs Saosducliéus ( Nabuchodonosor ) etChinaladan (Sarac), l’empire d’Assyrie s'affaiblitconsidérablement. Enfin, en 625, Nabopolassar , roide Babylone , renversa Sarac et détruisit le secondempire d’Assyrie, en le réunissant à celui de Baby-lone. Depuis lors, l’Assyrie passa avec la Babylonie sous la domination de Cyrus (538); considérée désor-mais comme une province de la Perse, elle subittoutes les vicissitudes de cet empire.
ASSYZ-RAS, pointe de terre dans la mer Rouge ,par 36° long. E., 18» 24’ lat. N., qu’on croit êtrela Ptolémaïs Therùn de Ptolémée .
ASTA, v. de laGaule Cisalpine (Ligurie ), auj. asti.
asta recia, auj. Xérès de la Frontera , villed’Hispanie , dans l’ile Tartesse, sur un bras (auj.desséché) du Ilœtis.
ASTABÈNE,portion del’ancien empire perse (Hyr-canie), au S. E. de la mer Casipennc, correspond àpeu près an Daghestan , et avait pour hab. les Dahœ.
ASTABORAS, ri y. de l’Éthiopie , auj. VAtbarahou Tucazzé. Voy. atraraii.
ASTACUS, auj. Korfa , ville de Bitbynie, sur laPropontide (mer de Marmara ), près et à l’O. de Nico-médie, donnait son nom à VAstacemtssinus (auj. golfed’/vm/.-mù/ou daNicomédie ).Détruite par Lysimaque.
ASTAPA, Estepa la Vieja, ville de la Bétique ,sur les confins des Bastuti Paem.
ASTAPUS, fleuve d’Ethiopie , auj. le bahr-el-azrek.
ASTARAC (comté d’), partie de l’ancien comtéd’Armagnac (bas Armagnac ), comprenait Miranda,Simorrc , Roquclaure et Pavie .
ASTARAH, ville de la Russie d’Asie (Chirvan),sur une rivière do même nom , à 4 kil. de la merCaspienne , et à 57 kil. N. E. d’Ardebyl. Petit port.Résidence du khan des Talichahs.
ASTAROTIl. On connaît sous ce nom deux villesde Palestine , situées toutes deux dans la demi-tribude Manassé à l’E. du Jourdain; l’une était la capi-tale d’Og , roi de Bazan , et l’autre la patrie de Job.
ASTAROTIl, divinité phénicienne. Voy. astarté.
ASTARTÉ, divinité des Phéniciens et des Syriens ,parait être la personnification du ciel et de l’im-mense armée des étoiles; les Grecs l’ont identifiéeavec leur Vénus céleste ou Uranie. Elle est nomméedans la Bible Astaroth.
ASTEIt, habilearcher d’Ampbipolis. Pour se ven-ger de Philippe, roi de Macédoine, qui avait refusé sesservices, il lui perça l’œil droit, au siège de Méthone,avec une flèche sur laquelle étaient, dit-on, ces mots :« A l’œil droit de Philippe. » En réponse, le roifit jeter dans la place une flèche avec ces mots : « Sila ville est prise, Aster sera pendu. » 11 le fut en effet.
ASTEIÎABAD ( Ville de l’Étoile), v. d’Iran (Mazen-deran), sur le Gourgan, par 36° 50’ lat. N. et 52° 5’long.É., près de la Caspienne ; 12,000 h. On croit quec’est l’anc. Tambrax ou Thambraces, cap. de l’Hyrca-nie. Elle fut ravagée par Tamerlan,etn ’estplusqu’ungrand village qui sert de résid. au khan des Kadjars .Garance excell., qui donne aux étoffes de Perse leurcél. couleurrouge.Manuf. d’étoffes de soie et de coton.
ASTÉRIUS (saint), évêque métropolitain d’A-masie, dans le Pont, fut élevé à ce siège à la fin du